ÉquateurNotice1974–1986Guayas
Daniel Camargo Barbosa
En bref. Daniel Camargo Barbosa (1930-1994) : 1 victime confirmée (jusqu'à 150 suspectées) en Équateur (Guayas) entre 1974 et 1986. Arrêté en Colombie dans les années 1970 et condamné à une longue peine de prison ; évadé en 1984, arrêté à Quito en 1986 et condamné en Équateur à seize ans de réclusion, peine maximale alors prévue ; tué par un codétenu à Quito en novembre 1994.
- Statut
- Décédé (novembre 1994)
- Naissance
- 22 janvier 1930
- Période d'activité
- 1974–1986
- Victimes confirmées
- 1 (jusqu'à 150 suspectées)
- Verdict
- Arrêté en Colombie dans les années 1970 et condamné à une longue peine de prison ; évadé en 1984, arrêté à Quito en 1986 et condamné en Équateur à seize ans de réclusion, peine maximale alors prévue ; tué par un codétenu à Quito en novembre 1994
Évadé d'une prison colombienne en 1984, il a été arrêté à Quito en 1986 et a avoué soixante et onze meurtres de jeunes filles en Équateur ; ces aveux auraient été obtenus sous la contrainte, et le nombre de faits retenus par la justice varie selon les sources. Le plafond de seize ans alors prévu par le droit équatorien a nourri un long débat public.
Le contexte
Daniel Camargo Barbosa est né en Colombie, dans le département de Cundinamarca, le 22 janvier 1930 selon El Tiempo et Infobae, en 1931 selon Vistazo ; le lieu de naissance varie lui aussi selon les sources (La Mesa ou Anolaima). Son parcours judiciaire commence en Colombie. Dans les années 1960, il a été condamné pour des violences sexuelles : El Tiempo et Semana situent son arrestation en 1967 et évoquent une peine de cinq ans ; Wikipédia mentionne une condamnation en avril 1964. En 1974, il a été arrêté à Barranquilla après le meurtre d'une fillette de neuf ans, et condamné pour ce meurtre à vingt-cinq ans de réclusion selon Semana, Vistazo et El Universo, à trente ans selon El Tiempo. Il a purgé cette peine au bagne de l'île de Gorgona, dans le Pacifique colombien.
L'enquête et l'arrestation
À la fin de 1984, après une dizaine d'années de détention, il s'est évadé de Gorgona par la mer, en novembre selon Vistazo, le 5 décembre selon El Universo, et a gagné l'Équateur. Installé à Guayaquil, il y a commis, entre décembre 1984 et février 1986, une série de viols et de meurtres de jeunes filles et de jeunes femmes, dont les corps ont été retrouvés notamment en périphérie de la ville. Le 26 février 1986, deux policiers l'ont interpellé à Quito, avenue de Los Granados, alors qu'il tentait de fuir, comme le rapportent Infobae et El Universo. Interrogé par la police judiciaire équatorienne, il est passé aux aveux et a reconnu soixante et onze meurtres ; selon Infobae, il aurait indiqué aux enquêteurs les noms de victimes et de nombreux lieux de découverte. Selon Infobae, ces aveux auraient été obtenus après des menaces d'un enquêteur ; le point n'a pas été établi judiciairement.
Le procès et le verdict
En Équateur, il a été condamné à seize ans de réclusion, la peine maximale alors prévue par le code pénal, qui ne permettait pas le cumul des peines ; ce plafond est attesté par Vistazo, Infobae, El Universo et El Tiempo. La date de ce jugement diffère selon les sources : 1986 selon Vistazo, 1988 selon Semana, 1989 selon Wikipédia. Aucune des sources consultées n'indique combien de meurtres ont été formellement retenus par le tribunal équatorien, la peine maximale étant atteinte quel que soit leur nombre. Affaires closes ne retient donc qu'une seule victime confirmée, le meurtre jugé en Colombie en 1974 ; les soixante et onze aveux et les estimations plus larges figurent parmi les victimes suspectées. Il a été détenu au pénitencier García Moreno de Quito, où un codétenu l'a tué en novembre 1994, le 13 selon Semana et Wikipédia, le 14 selon la dépêche AFP publiée par El Tiempo. Selon El Universo, il lui restait moins de six mois à purger, compte tenu des remises de peine ; l'AFP évoquait deux ans.
La place de l'affaire
Dès novembre 1994, El Tiempo rapprochait l'affaire de celle d'un autre condamné colombien, libéré deux mois plus tôt en Équateur après avoir purgé la même peine maximale de seize ans, le droit équatorien ne permettant pas le cumul des peines. En 2015, El Universo rappelait que le code pénal équatorien de 2014 prévoit désormais jusqu'à quarante ans de prison en cas de cumul. Le nombre réel des victimes reste inconnu : aux soixante et onze aveux s'ajoutent des estimations, dépassant cent cinquante selon Vistazo et Infobae, qui n'ont jamais été vérifiées. En Colombie, Semana l'a présenté en 2023 comme un cas antérieur à celui de Luis Alfredo Garavito.
Sources
- El Universo — Daniel Camargo causa dolor 30 años después
- El Tiempo — Terminó historia de terror en Ecuador · Asesinado violador colombiano · El asesino en serie que se escapó en una balsa de la cárcel de Gorgona
- Vistazo — Así fue Daniel Camargo: uno de los asesinos seriales más temerarios que pasó por Ecuador
- Infobae — La historia de Daniel Camargo, el violador y asesino serial colombiano que aterrorizó a Ecuador
- Semana — Hubo alguien antes que Garavito : así fue el final de Daniel Camargo Barbosa
Pour se repérer
- Wikipédia — Daniel Camargo Barbosa (EN)