PologneNotice1964–1966Cracovie

Karol Kot

Avertissement. Cette notice traite de crimes réels. Elle ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter.

En bref. Karol Kot (1946-1968) : 2 victimes confirmées en Pologne (Cracovie) entre 1964 et 1966. Condamné à mort le 14 juillet 1967 pour deux meurtres, des tentatives de meurtre et quatre incendies ; la Cour suprême commue la peine en réclusion à perpétuité le 22 novembre 1967, puis la rétablit en mars 1968 sur recours extraordinaire du procureur général ; pendu le 16 mai 1968.

Statut
Exécuté (16 mai 1968)
Naissance
18 décembre 1946
Période d'activité
1964–1966
Victimes confirmées
2
Verdict
Condamné à mort le 14 juillet 1967 pour deux meurtres, des tentatives de meurtre et quatre incendies ; la Cour suprême commue la peine en réclusion à perpétuité le 22 novembre 1967, puis la rétablit en mars 1968 sur recours extraordinaire du procureur général ; pendu le 16 mai 1968

Jeune Cracovien, il a commis entre 1964 et 1966 une série d'agressions au couteau et de tentatives d'empoisonnement ; deux personnes, une femme âgée et un enfant, ont été tuées. Arrêté en 1966, il a été condamné à mort en 1967 ; après une commutation puis un rétablissement de la peine par la Cour suprême, il a été exécuté à 21 ans, en 1968.

Surnom donné par la presse : « Le Vampire de Cracovie ». Affaires closes ne l'emploie pas comme titre.

Le contexte

Karol Kot est né le 18 décembre 1946 à Cracovie ; selon Wikipédia, son père était ingénieur. Les crimes se sont déroulés à Cracovie entre septembre 1964 et l'été 1966, alors qu'il avait entre 17 et 19 ans. Le 29 septembre 1964, une femme de 77 ans, une fidèle d'une église du quartier selon le Kraków Post, a été tuée ; le 13 février 1966, un garçon de onze ans a été tué près du tertre de Kościuszko. Selon Wikipédia et Crime+Investigation, il a en outre commis une dizaine de tentatives de meurtre au couteau, plusieurs tentatives d'empoisonnement et quatre tentatives d'incendie, qui n'ont pas causé de victime.

L'enquête et l'arrestation

Pendant près de deux ans, aucun suspect n'a été identifié. Le dénouement est venu de son entourage : selon le Kraków Post et Wikipédia, Karol Kot s'est confié à une connaissance, à qui il a parlé de ses projets violents ; celle-ci a prévenu la police. Il a été arrêté le 1er juin 1966. Au cours de l'enquête, des survivants l'ont formellement reconnu lors d'une présentation de suspects, et la perquisition a permis de saisir de nombreuses armes blanches. Il a reconnu les faits. Le dossier d'accusation, rapporte le Kraków Post, comptait environ 8 000 pages réparties en dix-huit volumes. Les expertises psychiatriques, approfondies, ont conclu qu'il était pénalement responsable de ses actes.

Le procès et le verdict

Le procès s'est ouvert à Cracovie le 3 mai 1967 selon Wikipédia ; Karol Kot a plaidé coupable, et des survivants sont venus témoigner. Le 14 juillet 1967, il a été condamné à mort pour deux meurtres, de multiples tentatives de meurtre et quatre incendies volontaires. Le 22 novembre 1967, la Cour suprême polonaise a commué la peine en réclusion à perpétuité. Le procureur général a alors formé un recours extraordinaire, une procédure de la Pologne populaire permettant de remettre en cause une décision définitive. Saisie à nouveau, la Cour suprême a rétabli la peine de mort en mars 1968 — le 11 mars selon Wikipédia, le 17 mars selon Crime+Investigation. Karol Kot a été pendu le 16 mai 1968, à 21 ans.

La place de l'affaire

Deux éléments singularisent l'affaire : l'âge de l'auteur, mineur au moment du premier meurtre, et le revirement de la Cour suprême, qui a rétabli une peine capitale qu'elle venait elle-même d'écarter. Elle s'inscrit dans l'histoire de la peine de mort en Pologne, où la pendaison est restée le mode d'exécution de droit commun jusqu'à la dernière exécution, en avril 1988 à Cracovie ; la peine capitale a été supprimée par le code pénal de 1997, entré en vigueur le 1er septembre 1998. Le bilan judiciaire, qui fait de lui un tueur en série au sens des définitions criminologiques, s'en tient à deux victimes confirmées. Les autres affaires du pays sont rassemblées sur le hub Pologne, dont la notice consacrée à Paweł Tuchlin.

Sources

Pour se repérer

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