JaponNotice1972–1982Aichi, Kyoto, Osaka, Hyōgo, Shiga

Kiyotaka Katsuta

En bref. Kiyotaka Katsuta (1948-2000) : 8 victimes confirmées (jusqu'à 22 suspectées) au Japon (Aichi, Kyoto, Osaka, Hyōgo, Shiga) entre 1972 et 1982. Condamné à mort pour huit meurtres, peine confirmée par la Cour suprême du Japon le 17 janvier 1994 ; pendu au centre de détention de Nagoya le 30 novembre 2000.

Statut
Exécuté (30 novembre 2000)
Naissance
1948
Période d'activité
1972–1982
Victimes confirmées
8 (jusqu'à 22 suspectées)
Verdict
Condamné à mort pour huit meurtres, peine confirmée par la Cour suprême du Japon le 17 janvier 1994 ; pendu au centre de détention de Nagoya le 30 novembre 2000

Pompier dans la préfecture de Kyoto, il a commis entre 1972 et 1982 huit meurtres crapuleux dans plusieurs préfectures du Kansai et du Chūbu. Arrêté en janvier 1983 sur le parking d'une banque de Nagoya, une arme à la main, il a avoué en garde à vue ; il a été exécuté en 2000.

Le contexte

Kiyotaka Katsuta est né en 1948 à Kizugawa, dans la préfecture de Kyoto. Au moment des faits, il était pompier dans cette préfecture, au sein d'un service intercommunal d'incendie et de secours selon Wikipédia en japonais. Entre 1972 et 1982, il a commis huit meurtres dans plusieurs préfectures du Kansai et du Chūbu, tous liés à des vols : le premier, en septembre 1972, visait une hôtesse de bar de Kyoto. Selon Wikipédia en japonais, les cinq premières victimes, tuées entre 1972 et 1977, étaient des femmes âgées de 24 à 33 ans, les trois suivantes des hommes de 25 à 35 ans ; aucune n'était mineure.

L'enquête et l'arrestation

Pendant dix ans, aucun lien n'a été établi entre ces affaires, dispersées dans plusieurs préfectures et relevant de polices différentes. La série a pris un tour nouveau en octobre 1982 : selon Wikipédia en japonais, Katsuta a blessé un policier et lui a pris son revolver, arme avec laquelle il a tué un chauffeur routier à la fin du même mois. Le recours à une arme de poing, rarissime au Japon en raison de la législation, a fortement marqué l'opinion, relève le site Executed Today.

Le 31 janvier 1983, il a été maîtrisé par des policiers sur le parking d'une banque de Nagoya, alors qu'il menaçait un client avec une arme, rapporte The Japan Times. En garde à vue, il a avoué les meurtres commis depuis 1972. Ses aveux ont porté sur vingt-deux victimes, selon la chaîne TBS et le magazine Nikkan SPA! ; ce chiffre n'a pas été établi par la justice.

Le procès et le verdict

Katsuta a été condamné à mort en première instance le 24 mars 1986, puis en appel le 19 février 1988, selon Wikipédia en japonais. Le 17 janvier 1994, la Cour suprême du Japon a confirmé les deux condamnations à mort prononcées contre lui, l'une pour sept meurtres commis entre 1972 et 1980, l'autre pour le meurtre de 1982, rendant la peine définitive. La même année, il a été adopté par une famille et a pris le nom de Fujiwara ; sa sœur adoptive a publié un livre sur sa vie dans le couloir de la mort, indique The Japan Times.

Il a été pendu au centre de détention de Nagoya le 30 novembre 2000, à 52 ans, le même jour que deux autres condamnés. Selon Executed Today, un proche d'une victime a déclaré que l'exécution permettait aux familles de clore un chapitre, sans pour autant pardonner.

La place de l'affaire

L'affaire Katsuta illustre la difficulté de rapprocher des crimes commis dans plusieurs préfectures par un même auteur : la série n'a été reconstituée qu'après l'arrestation, grâce à ses aveux. Selon Wikipédia en japonais, son exécution a été la dernière du XXe siècle au Japon ; elle s'inscrit dans le débat persistant sur la peine de mort dans le pays, où les exécutions ont lieu par pendaison et sans annonce préalable. Le site retient huit victimes confirmées et vingt-deux victimes suspectées, chiffre de ses aveux. Voir aussi le hub Japon.

Sources

Pour se repérer

Voir sur le globe →