JaponNotice2017–2017Kanagawa

Takahiro Shiraishi

Avertissement. Cette notice traite de crimes réels. Elle ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter.

En bref. Takahiro Shiraishi (1990-2025) : 9 victimes confirmées au Japon (Kanagawa) en 2017. Condamné à mort pour neuf meurtres par la section de Tachikawa du tribunal de district de Tokyo le 15 décembre 2020, condamnation définitive en janvier 2021 après le retrait de l'appel ; pendu au centre de détention de Tokyo le 27 juin 2025.

Statut
Exécuté (27 juin 2025)
Naissance
9 octobre 1990
Période d'activité
2017–2017
Victimes confirmées
9
Verdict
Condamné à mort pour neuf meurtres par la section de Tachikawa du tribunal de district de Tokyo le 15 décembre 2020, condamnation définitive en janvier 2021 après le retrait de l'appel ; pendu au centre de détention de Tokyo le 27 juin 2025

Entre août et octobre 2017, il a attiré dans son appartement de Zama, au sud-ouest de Tokyo, neuf personnes âgées de 15 à 26 ans qui avaient exprimé en ligne des idées suicidaires, et les a tuées. Arrêté le 31 octobre 2017, il a été condamné à mort en 2020 ; son exécution, en 2025, était la première au Japon depuis juillet 2022.

Surnom donné par la presse : « Le tueur de Twitter ». Affaires closes ne l'emploie pas comme titre.

Le contexte

Takahiro Shiraishi est né le 9 octobre 1990. En 2017, il vivait dans un appartement de Zama, ville de la préfecture de Kanagawa, au sud-ouest de Tokyo. Entre le 22 août et le 17 octobre 2017, il a pris contact sur les réseaux sociaux avec des personnes qui y avaient exprimé des idées suicidaires, en leur proposant faussement de les aider, et les a attirées chez lui. Neuf personnes — huit femmes et un homme, âgés de 15 à 26 ans — y ont été tuées. Parmi elles figuraient trois lycéennes mineures, qui, comme l'ensemble des victimes, ne sont pas nommées ici. Selon NPR, l'homme a été tué parce qu'il risquait de révéler les faits.

L'enquête et l'arrestation

L'affaire a été découverte à partir d'une disparition. Selon CNN, la police enquêtait sur une femme de 23 ans qui avait exprimé en ligne des idées suicidaires avant de disparaître ; ses investigations l'ont conduite jusqu'à l'appartement de Zama. Shiraishi a été arrêté le 31 octobre 2017, après la découverte des neuf victimes dans son logement. Il a reconnu les faits.

Le procès et le verdict

Le procès s'est tenu devant la section de Tachikawa du tribunal de district de Tokyo. Shiraishi a plaidé coupable des meurtres. Le 15 décembre 2020, il a été condamné à mort. Ses avocats ont d'abord fait appel, mais il a lui-même retiré ce recours, et la condamnation est devenue définitive en janvier 2021, selon Nippon.com.

Il a été pendu au centre de détention de Tokyo le 27 juin 2025. Selon Al Jazeera, le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, a déclaré avoir pris sa décision après un examen attentif du dossier, en soulignant des mobiles « extrêmement égoïstes » et le choc causé dans la société. Il s'agissait de la première exécution au Japon depuis juillet 2022.

La place de l'affaire

L'affaire a placé au premier plan la question de la protection des personnes vulnérables en ligne : toutes les victimes avaient exprimé des idées suicidaires sur les réseaux sociaux avant d'être contactées. Elle a été largement couverte par la presse internationale, qui a surtout retenu ce mode de contact.

Son dénouement s'inscrit aussi dans le débat japonais sur la peine de mort. Selon NPR, l'exécution est intervenue dans un contexte de remise en question croissante de la peine capitale, après l'acquittement, en 2024, d'un ancien condamné qui avait passé des décennies dans le couloir de la mort. Le site retient neuf victimes confirmées, soit les meurtres jugés en 2020. Voir aussi l'affaire Tsutomu Miyazaki et le hub Japon.

Si vous traversez une période difficile ou avez des pensées suicidaires, en France, le numéro national de prévention du suicide, le 3114, est joignable gratuitement, 24 heures sur 24.

Sources

Pour se repérer

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