États-UnisNotice1970–2005Californie, Floride et de nombreux autres États

Samuel Little

En bref. Samuel Little (1940-2020) : 50 victimes confirmées (jusqu'à 93 suspectées) aux États-Unis (Californie, Floride et de nombreux autres États) entre 1970 et 2005. Reconnu coupable le 2 septembre 2014 à Los Angeles de trois meurtres commis en 1987 et 1989, condamné le 25 septembre 2014 à trois peines consécutives de réclusion à perpétuité sans libération conditionnelle ; il plaide ensuite coupable d'un meurtre au Texas (décembre 2018) et de quatre meurtres dans l'Ohio (août 2019) ; mort en détention en Californie le 30 décembre 2020.

Statut
Décédé (30 décembre 2020)
Naissance
7 juin 1940
Période d'activité
1970–2005
Victimes confirmées
50 (jusqu'à 93 suspectées)
Verdict
Reconnu coupable le 2 septembre 2014 à Los Angeles de trois meurtres commis en 1987 et 1989, condamné le 25 septembre 2014 à trois peines consécutives de réclusion à perpétuité sans libération conditionnelle ; il plaide ensuite coupable d'un meurtre au Texas (décembre 2018) et de quatre meurtres dans l'Ohio (août 2019) ; mort en détention en Californie le 30 décembre 2020

Arrêté en 2012 à Louisville (Kentucky), il a été confondu par l'ADN dans trois meurtres de femmes commis à Los Angeles en 1987 et 1989. En détention, il a avoué 93 meurtres commis entre 1970 et 2005 dans de nombreux États ; le FBI, qui juge l'ensemble de ces aveux crédibles, en avait vérifié cinquante en octobre 2019 (près de soixante à sa mort, selon les autorités) et le présente comme le tueur en série le plus prolifique de l'histoire des États-Unis. Huit meurtres ont donné lieu à une condamnation.

Le contexte

Samuel Little est né le 7 juin 1940 à Reynolds, en Géorgie. Pendant des décennies, il a mené une existence itinérante, ponctuée de nombreuses arrestations pour des délits divers, sans jamais être condamné pour meurtre. Selon le FBI, les femmes qu'il a tuées entre 1970 et 2005 étaient souvent en situation de grande vulnérabilité — personnes sans abri, dépendantes aux drogues ou se prostituant — et beaucoup de ces décès avaient été classés à l'époque comme des surdoses, des accidents ou des morts de cause indéterminée. C'est cette absence de qualification criminelle initiale qui explique en grande partie la durée de la série.

L'enquête et l'arrestation

Little a été arrêté le 5 septembre 2012 à Louisville, dans le Kentucky, et remis à la justice californienne. Son profil génétique, comparé aux traces conservées par la police de Los Angeles, l'a relié par l'ADN à trois meurtres de femmes commis dans le comté de Los Angeles à la fin des années 1980, jusque-là non élucidés.

Le tournant est venu plus tard. Le programme d'analyse des crimes violents du FBI (ViCAP) a passé, selon le Bureau, cinq ans à rapprocher des affaires anciennes du parcours de Little. Un Texas Ranger, James Holland, a ensuite mené avec lui de très longs entretiens — environ 700 heures selon Rolling Stone, dix-huit mois selon le FBI — au cours desquels Little a avoué 93 meurtres commis dans de nombreux États entre 1970 et 2005. Il a fourni des détails et des dessins destinés à faciliter l'identification des victimes.

Le procès et le verdict

Le 2 septembre 2014, un jury de Los Angeles l'a reconnu coupable de trois meurtres commis en 1987 et 1989 ; il a été condamné, le 25 septembre, à trois peines consécutives de réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Après ses aveux, il a plaidé coupable d'un meurtre au Texas, en décembre 2018, puis de quatre meurtres dans l'Ohio, en août 2019, ce qui lui a valu de nouvelles peines de perpétuité. Il est mort le 30 décembre 2020, à 80 ans, dans un hôpital du comté de Los Angeles, alors qu'il était détenu par l'administration pénitentiaire californienne ; la cause du décès n'avait pas été précisée lors des premières annonces.

La place de l'affaire

En octobre 2019, le FBI a présenté Samuel Little comme le tueur en série le plus prolifique de l'histoire des États-Unis : il jugeait l'ensemble de ses aveux crédibles et en avait alors vérifié cinquante. À sa mort, selon Rolling Stone et l'agence AP reprise par KIRO, près de soixante meurtres avaient été confirmés par les autorités. Le site retient le chiffre officiel du FBI comme victimes confirmées et les 93 aveux comme victimes suspectées ; les identifications se sont poursuivies, et le FBI continuait d'appeler le public à l'aide pour identifier des victimes.

L'affaire a surtout mis en lumière deux points. D'abord, le rôle des bases de données et du rapprochement de dossiers anciens, ici menés par le ViCAP. Ensuite, la manière dont des décès de femmes marginalisées ont pu échapper à toute enquête pendant des années : selon CBS News, Little lui-même disait avoir choisi des victimes dont la disparition, pensait-il, n'inquiéterait pas la police.

Sources

Pour se repérer

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