UkraineDossier1989-1996Oblasts de Jytomyr, de Kiev et de Lviv

L'affaire Anatoli Onoprienko

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre 1989 et 1996, Anatoli Onoprienko, ancien marin né dans l'oblast de Jytomyr, a tué cinquante-deux personnes en Ukraine, selon le décompte retenu par la justice. La plupart des meurtres de la seconde période, entre octobre 1995 et mars 1996, ont visé des familles vivant dans des maisons isolées, enfants compris. Ils ont déclenché l'une des plus vastes opérations de police de l'histoire du pays, marquée par la mort en détention d'un homme soupçonné à tort. Onoprienko a été arrêté en avril 1996 à Yavoriv, près de Lviv, après un signalement venu de son entourage. Condamné à mort à Jytomyr au printemps 1999, il n'a jamais été exécuté : l'Ukraine, membre du Conseil de l'Europe depuis 1995, a renoncé à la peine capitale, et sa condamnation a été commuée en réclusion à perpétuité. Il est mort en prison en 2013.

Les faits

Anatoli Onoprienko est né le 25 juillet 1959 dans l'oblast de Jytomyr, dans le nord-ouest de ce qui était alors la République socialiste soviétique d'Ukraine. Sa mère meurt alors qu'il est enfant et il grandit en orphelinat, un point que relèvent aussi bien la presse russe que les sources anglophones. Selon Lenta.ru, il sert ensuite dans la marine, travaille dans la flotte marchande, puis comme pompier ; il détient un permis de chasse et une arme déclarée.

Les meurtres qui lui sont imputés se répartissent en deux périodes. La première, avec un complice, va du 14 juin au 16 août 1989 : neuf personnes sont tuées, selon le décompte retenu par la justice et repris par Suspilne, le service public audiovisuel ukrainien. Onoprienko quitte ensuite l'Ukraine. Il aurait cherché l'asile en Europe de l'Ouest, en France selon Lenta.ru, au Canada aussi selon UPI, avant d'être renvoyé dans son pays.

La seconde période, qu'il mène seul, s'étend du 5 octobre 1995 au 22 mars 1996 : quarante-trois personnes sont tuées en moins de six mois. Il s'agit pour l'essentiel de familles entières, attaquées la nuit dans des maisons isolées de villages des oblasts de Jytomyr, de Kiev et de Lviv, ainsi que de personnes rencontrées sur la route ou témoins de passage. Des enfants figurent parmi les victimes, onze selon l'agence UNIAN. Les meurtres ont été commis principalement par arme à feu, et les biens volés étaient le plus souvent de faible valeur, selon Lenta.ru. Pour l'ensemble de ces faits, la justice a retenu la qualification de meurtre, cinquante-deux fois.

Comment l'enquête a abouti

En 1989, les meurtres ne sont pas reliés à Onoprienko, qui quitte le pays. Selon Lenta.ru, deux hommes auraient alors été soupçonnés à tort, contraints à des aveux, et seraient morts l'un en prison, l'autre à l'hôpital ; nous n'avons pas pu recouper cette information dans une seconde source.

À partir de la fin de 1995, la série de meurtres frappe des villages éloignés de plusieurs centaines de kilomètres, ce qui complique le rapprochement des dossiers. La police ukrainienne, issue de la milice soviétique, se réorganise alors dans un pays indépendant depuis quatre ans et en pleine crise économique. En janvier et février 1996, les meurtres se succèdent à un rythme de quelques jours ou de quelques semaines. Dans les villages concernés, selon UPI, des familles se regroupent pour dormir à plusieurs dans une même maison.

En mars 1996, les autorités lancent une traque d'une ampleur sans précédent dans l'ouest du pays. Selon Crime+Investigation, elles mobilisent deux mille policiers et plus de trois mille militaires ; Lenta.ru évoque des milliers de policiers, d'agents du Service de sécurité d'Ukraine (SBU) et de soldats des troupes intérieures. La Wikipédia allemande la décrit comme la plus vaste opération de recherche de l'histoire de l'Ukraine.

Cette mobilisation produit la plus grave dérive de l'enquête. En mars 1996, un homme de vingt-six ans, Iouri Mozola, est arrêté comme suspect. Pendant trois jours, il est soumis à des violences par des agents du SBU et un représentant du parquet, sans jamais avouer, et il meurt en détention. Il était innocent. Selon Crime+Investigation et la Wikipédia anglophone, qui cite l'agence PRIMA, six agents du SBU et un représentant du parquet ont ensuite été condamnés à des peines de prison pour sa mort.

L'arrestation ne vient pas de la traque mais de l'entourage d'Onoprienko. Selon Crime+Investigation, un cousin chez qui il avait séjourné découvre chez lui un stock d'armes et prévient la police ; la Wikipédia anglophone rapporte la même découverte d'armes chez un proche. Lenta.ru, de son côté, attribue le signalement à un voisin qui avait remarqué un homme revenant souvent avec de grands sacs. Les deux versions ne s'excluent pas, mais nous n'avons pas pu les départager. Les policiers le localisent à Yavoriv, dans l'oblast de Lviv, chez sa compagne. Il est arrêté sans résistance le 16 avril 1996 selon Crime+Investigation et la Wikipédia anglophone, le 14 avril selon Suspilne, dix-sept jours après la mort de Iouri Mozola.

Les enquêteurs saisissent plus de cent vingt objets, dont un fusil de chasse et d'autres armes reliées aux scènes de crime, ainsi que des biens appartenant aux victimes. Onoprienko passe aux aveux, d'abord pour une partie des faits, puis pour les cinquante-deux meurtres ; il désigne son complice de 1989, qui est à son tour poursuivi. L'instruction dure plus de deux ans : le dossier compte quatre-vingt-dix-neuf volumes, selon Suspilne.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance d'Anatoli Onoprienko. Après la mort de sa mère, il est placé en orphelinat.
  2. Début de la première période : neuf personnes sont tuées entre le 14 juin et le 16 août 1989, selon le décompte repris par Suspilne. Un complice participe à ces faits.
  3. Après plusieurs années passées à l'étranger, d'où il a été renvoyé, il commet le premier meurtre de la seconde période, le 5 octobre 1995 selon Suspilne.
  4. L'Ukraine devient membre du Conseil de l'Europe, après s'être engagée à abolir la peine de mort.
  5. Les meurtres s'enchaînent en janvier 1996, à plusieurs centaines de kilomètres de distance, dont plusieurs familles dans leur maison.
  6. Mobilisation massive de la police, des services de sécurité et de l'armée. Un homme de vingt-six ans, Iouri Mozola, soupçonné à tort, meurt en détention pendant ses interrogatoires.
  7. Dernier meurtre retenu : celui d'une famille de quatre personnes, près de Busk selon Crime+Investigation.
  8. Arrestation, sans résistance, après un signalement venu de son entourage (le 14 avril selon Suspilne). Il passe aux aveux.
  9. Ouverture du procès devant le tribunal régional. Le 23 novembre, les psychiatres le déclarent apte à être jugé, selon Crime+Investigation.
  10. Reconnu coupable de cinquante-deux meurtres, il est condamné à mort. La lecture du jugement s'achève le 1er avril, selon Suspilne.
  11. La Cour constitutionnelle d'Ukraine juge la peine de mort contraire à la Constitution.
  12. Ratification du protocole n° 6 à la Convention européenne des droits de l'homme (22 février) et retrait de la peine capitale du Code pénal (avril). Sa condamnation est commuée en réclusion à perpétuité.
  13. Mort d'Anatoli Onoprienko à cinquante-quatre ans, d'une insuffisance cardiaque selon l'administration pénitentiaire.

Fiche de l'auteur

Anatoli Onoprienko

Il a tué 52 personnes, souvent des familles entières dans des maisons isolées, en 1989 puis entre octobre 1995 et mars 1996, principalement dans les oblasts de Jytomyr, Kiev et Lviv. Arrêté en avril 1996 après une mobilisation policière massive, il a été condamné à mort à Jytomyr en 1999 ; la peine a été commuée en perpétuité après l'abolition de la peine de mort. Il est mort en prison à Jytomyr en 2013.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Le procès s'est ouvert en novembre 1998 devant le tribunal régional de Jytomyr, présidé, selon Crime+Investigation, par le juge Dmytro Lypsky. Le 23 novembre, l'expertise psychiatrique a conclu que l'accusé était apte à être jugé, écartant la thèse d'une irresponsabilité. Selon Suspilne, les audiences ont duré quatre semaines, sept jours sur sept. L'avocat de la défense a invoqué l'enfance de son client en orphelinat comme circonstance atténuante ; le parquet a répondu que cet argument était sans portée dès lors que l'accusé avait été jugé responsable de ses actes, d'après le même site.

Le tribunal l'a reconnu coupable des cinquante-deux meurtres et l'a condamné à mort par fusillade. UNIAN et Crime+Investigation datent le verdict du 31 mars 1999 ; selon Suspilne, la lecture du jugement, qui a duré douze heures, s'est achevée le 1er avril. Le complice des faits de 1989, qui contestait sa participation, a été condamné à treize ans de prison selon Crime+Investigation. D'après Lenta.ru, la Cour suprême d'Ukraine a ensuite confirmé la condamnation à mort.

La sentence n'a jamais été exécutée. L'Ukraine appliquait depuis 1997 un moratoire sur les exécutions, conséquence de son adhésion au Conseil de l'Europe. Une partie de l'opinion et de la classe politique a réclamé une exception pour Onoprienko, sans l'obtenir. Le 29 décembre 1999, la Cour constitutionnelle a jugé la peine de mort contraire à la Constitution, puis le Parlement l'a retirée du Code pénal en 2000 : la condamnation a été commuée en réclusion à perpétuité. Onoprienko a passé dix-sept ans en prison, à Jytomyr, où il est mort le 27 août 2013.

Ce que l'affaire a changé

L'affaire Onoprienko est indissociable de l'abolition de la peine de mort en Ukraine, mais elle n'en est pas la cause. L'abolition procède d'un engagement pris avant le procès : en octobre 1995, l'Ukraine s'est engagée auprès du Conseil de l'Europe à renoncer à la peine capitale, et elle en est devenue membre le 9 novembre 1995. Le pays a pourtant continué à exécuter jusqu'en 1997, date de la dernière exécution recensée par Amnesty International et de l'entrée en vigueur du moratoire.

C'est dans ce contexte qu'est prononcée, au printemps 1999, la condamnation à mort d'Onoprienko. L'affaire devient l'argument principal des partisans d'un maintien ou d'une exception, selon Crime+Investigation, au moment même où le pays doit tenir sa promesse. Les autorités ne reviennent pas sur le moratoire. Le 29 décembre 1999, la Cour constitutionnelle juge la peine de mort contraire à la Constitution ; le 22 février 2000, la Rada ratifie, avec deux voix de plus que la majorité requise, le protocole n° 6 à la Convention européenne des droits de l'homme, qui abolit la peine capitale en temps de paix ; en avril 2000, elle est retirée du Code pénal. Toutes les condamnations à mort en suspens, dont celle d'Onoprienko, sont commuées en réclusion à perpétuité. Sa peine illustre donc ce basculement plus qu'elle ne l'explique.

La seconde conséquence tient à l'enquête elle-même. La mort de Iouri Mozola et la condamnation d'agents du SBU et du parquet ont exposé publiquement des méthodes d'interrogatoire héritées de la période soviétique, dans une affaire où un innocent est mort pendant que le coupable continuait d'agir. Nous n'avons pas trouvé de réforme législative directement attribuable à cette affaire. Elle reste, par le nombre de victimes retenues par la justice, l'une des plus lourdes de l'histoire criminelle ukrainienne.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Après son arrestation, en avril 1996, Anatoli Onoprienko a fait l'objet d'une expertise psychiatrique judiciaire. Selon l'hebdomadaire kiévien Zerkalo Nedeli dès novembre 1998, puis l'agence TASS, Lenta.ru et Absatz, il a été déclaré pénalement responsable ; l'expertise n'a relevé chez lui, selon TASS, aucune anomalie psychique. D'après Crime+Investigation, les psychiatres l'ont déclaré apte à être jugé le 23 novembre 1998, au début des audiences devant le tribunal régional de Jytomyr ; la défense, qui avait d'abord envisagé de plaider la folie, a ensuite invoqué son enfance en orphelinat comme circonstance atténuante. Son avocat a affirmé en 2006, dans un entretien au site ukrainien Obozrevatel, qu'un psychiatre de l'hôpital Pavlov de Kiev l'avait examiné à l'audience et avait conclu à une simulation ; ce témoignage n'est recoupé par aucune autre source que nous ayons pu consulter.

La question de l'irresponsabilité pénale a donc été écartée. Condamné à mort le 31 mars 1999 il a vu sa condamnation confirmée par la Cour suprême d'Ukraine le 27 août 1999, selon Zerkalo Nedeli et Lenta.ru, puis commuée en réclusion à perpétuité en 2000, après l'abolition de la peine capitale. Ce verdict établit sa culpabilité et sa responsabilité pénale ; il ne vaut pas diagnostic médical.

Diagnostics publiés

Aucune expertise publiée à notre connaissance.

Parcours documenté

Né le 25 juillet 1959 à Lasky, dans l'oblast de Jytomyr, selon bigmir.net et Absatz, Anatoli Onoprienko perd sa mère dans sa petite enfance, à trois ans selon la plupart des articles consultés, à quatre ans selon la Wikipédia anglophone. Élevé un temps par ses grands-parents, il est placé vers l'âge de sept ans dans un orphelinat, où, selon peoples.ru et Telegraf, il est battu par des enfants plus âgés ; son frère aîné, lui, reste auprès de leur père, selon la Wikipédia anglophone. Renvoyé d'une école forestière pour résultats insuffisants, d'après bigmir.net et la Wikipédia germanophone, il sert ensuite dans la marine et travaille dans la flotte marchande, selon Lenta.ru et Zerkalo Nedeli.

Après avoir été renvoyé d'Europe de l'Ouest, avant la seconde série de meurtres, il est hospitalisé dans un établissement psychiatrique de Kiev, l'hôpital Pavlov selon bigmir.net. Lenta.ru, citant son avocat, rapporte qu'il y aurait trompé les médecins en simulant des troubles ; l'avocat a déclaré de son côté à Obozrevatel qu'il avait alors été inscrit sur un registre psychiatrique. La nature exacte du diagnostic posé à cette occasion n'est établie par aucune source de référence que nous ayons pu lire.

Aucun lien de cause à effet n'a été établi entre ce parcours et les crimes.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. En détention, Onoprienko a affirmé avoir tué sur l'ordre de voix intérieures, selon la Wikipédia anglophone et Crime+Investigation, ou sous l'emprise de « forces obscures », selon Zerkalo Nedeli en 1998. Il se disait aussi doté de pouvoirs hypnotiques, selon Crime+Investigation seulement. Selon Lenta.ru, ses explications ont varié : l'argent d'abord, puis les voix, puis, au procès, un prétendu recrutement par des services spéciaux chargés de semer la panique, avant qu'il ne reconnaisse avoir menti. Son avocat a qualifié ces récits de « jeu pour le public » dans son entretien à Obozrevatel, et l'expertise ne les a pas retenus.

Il a lui-même rattaché son destin à l'orphelinat, en affirmant que la plupart des enfants qui y grandissent finissent en prison, selon peoples.ru et la Wikipédia anglophone. Il a déclaré n'avoir éprouvé ni amour ni haine pour ses victimes, mais une « indifférence » totale, selon Crime+Investigation, et a dit à plusieurs reprises qu'il recommencerait s'il était libéré, selon Lenta.ru et Crime+Investigation.

Lectures criminologiques

La justice a retenu cinquante-deux meurtres commis en deux périodes, la première en 1989 avec un complice, condamné à treize ans de prison selon Crime+Investigation et TASS, la seconde seul, entre octobre 1995 et mars 1996. Le mode opératoire retenu est celui d'attaques nocturnes, le plus souvent à l'arme à feu, contre des familles vivant dans des maisons isolées, suivies du vol de biens de faible valeur, selon Lenta.ru. Le parquet a mis en avant, selon Crime+Investigation, la violence propre à l'accusé plutôt que son enfance.

Les archives de l'audiovisuel public ukrainien (Suspilne) le désignent comme un tueur « en série et de masse », parce que la plupart des meurtres de la seconde période ont visé plusieurs personnes en une seule nuit. Ces catégories sont descriptives : elles ne disent rien des causes. Aucune analyse de profilage publiée sur ce cas n'a été trouvée ; l'arrestation est venue d'un signalement, non d'un profil. Sur ce que vaut cette approche, voir notre article sur le profilage criminel.

Ce qu'on ne sait pas

Une expertise conduite à l'institut Serbski de Moscou en 1996 ou 1997 est parfois évoquée ; nous n'avons trouvé aucune source ouverte qui la confirme, ni les noms des experts ni le texte de leurs conclusions. On ignore aussi la nature du diagnostic posé lors de l'hospitalisation à Kiev, et si les troubles allégués alors relevaient de la simulation, comme l'affirme son avocat. Le lieu de l'orphelinat diverge selon les sources (Malyn selon peoples.ru, l'oblast de Volhynie selon la Wikipédia anglophone), de même que le nombre d'enfants parmi les victimes, dix selon Zerkalo Nedeli en 1999, onze selon UNIAN et TASS. Ses explications contradictoires laissent enfin le mobile sans réponse.

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait Anatoli Onoprienko ?

La justice ukrainienne l'a reconnu coupable de cinquante-deux meurtres, ses victimes confirmées : neuf entre juin et août 1989, puis quarante-trois entre octobre 1995 et mars 1996, selon le décompte repris par Suspilne. Des enfants figurent parmi les victimes, onze selon l'agence UNIAN.

Comment Anatoli Onoprienko a-t-il été arrêté ?

Après des semaines de traque mobilisant des milliers de policiers et de militaires, il a été arrêté sans résistance le 16 avril 1996 à Yavoriv, dans l'oblast de Lviv, chez sa compagne (le 14 avril selon Suspilne). Selon Crime+Investigation, un cousin chez qui il avait séjourné avait découvert des armes et prévenu la police ; selon Lenta.ru, c'est un voisin qui avait signalé un homme au comportement suspect.

Pourquoi Anatoli Onoprienko n'a-t-il pas été exécuté ?

Condamné à mort à Jytomyr en 1999, il a bénéficié du moratoire sur les exécutions appliqué par l'Ukraine depuis 1997, à la suite de son entrée au Conseil de l'Europe en 1995. La Cour constitutionnelle a jugé la peine de mort inconstitutionnelle le 29 décembre 1999, et sa condamnation a été commuée en réclusion à perpétuité en 2000.

Quand Anatoli Onoprienko est-il mort ?

Il est mort le 27 août 2013, à cinquante-quatre ans, à la prison de Jytomyr, où il purgeait sa peine de réclusion à perpétuité. L'administration pénitentiaire a fait état d'une insuffisance cardiaque.

Pour aller plus loin : documentaires

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Anatoliy Onoprienko: serial and mass murderer, Suspilne Mediateka (audiovisuel public ukrainien)
  2. Commentary on the death of maniac Anatoly Onoprienko (2013), Suspilne Mediateka
  3. В Житомирской тюрьме умер серийный убийца Оноприенко (27 août 2013), UNIAN
  4. Человек-охотник : маньяк Оноприенко умер в тюрьме (28 août 2013), Lenta.ru
  5. Ukrainian serial killer dies of heart attack in jail (29 août 2013), UPI
  6. Anatoly Onoprienko (dossier), Crime+Investigation UK
  7. Anatoly Onoprienko : Biography, Crime+Investigation UK
  8. Anatoly Onoprienko : Timeline, Crime+Investigation UK
  9. Anatoly Onoprienko : The Trial, Crime+Investigation UK
  10. Ukraine (État membre depuis le 9 novembre 1995), Conseil de l'Europe
  11. Capital punishment in Ukraine, Wikipedia (en)
  12. Constitutional Court of Ukraine, Wikipedia (en)
  13. Anatoly Onoprienko, Wikipedia (en)
  14. Anatolij Onoprijenko, Wikipedia (de)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.

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