ChineDossier1988-2002Gansu et Mongolie-Intérieure

L'affaire Gao Chengyong

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026 · mis à jour le 5 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre mai 1988 et février 2002, onze femmes et jeunes filles ont été tuées à Baiyin, ville minière de la province du Gansu, et à Baotou, en Mongolie-Intérieure. Pendant près de trente ans, la série est restée l'une des énigmes criminelles les plus connues de Chine, malgré une récompense, quelque cent mille empreintes comparées et un dossier classé prioritaire. Le déblocage est venu en 2016 d'une affaire sans rapport : le profil génétique d'un homme interpellé pour corruption partageait le chromosome Y de l'auteur recherché. La recherche dans sa lignée paternelle a conduit à Gao Chengyong, un parent éloigné qui tenait une petite boutique à Baiyin. Arrêté le 26 août 2016, il a avoué, a été condamné à mort le 30 mars 2018 et exécuté le 3 janvier 2019. L'affaire est devenue en Chine l'argument central en faveur des fichiers génétiques du chromosome Y, et l'un des points de départ du débat sur leur extension.

Les faits

Gao Chengyong est né le 10 novembre 1964 dans un village du district de Yuzhong, rattaché à Lanzhou, la capitale de la province du Gansu, selon l'avis de recherche publié par la police après son arrestation et repris par Jiemian. Au moment de son interpellation, il vivait à Baiyin, une ville minière et industrielle de la même province, où il tenait une petite boutique dans l'enceinte de l'école industrielle de la ville. Il ne figurait dans aucun fichier génétique de la police.

Entre mai 1988 et février 2002, onze femmes et jeunes filles ont été tuées à Baiyin et à Baotou, en Mongolie-Intérieure, selon Jiemian, The Paper, Xinhua et le South China Morning Post : dix meurtres à Baiyin et un à Baotou, selon The Paper et China Radio International. Ces faits ont été qualifiés par la justice chinoise d'homicides volontaires, de viols et de vols avec violence. La plus jeune victime avait huit ans ; selon The Paper, les victimes avaient de huit à vingt-neuf ans. D'après le South China Morning Post, l'auteur aurait visé de jeunes femmes vivant seules. Aucune n'est nommée ici. Aucun meurtre n'a été rattaché à la série après février 2002.

Comment l'enquête a abouti

L'enquête a duré près de vingt-huit ans, au point que la presse chinoise y aurait vu « l'énigme du siècle ». Elle s'est longtemps heurtée aux limites de la police scientifique de l'époque. Le dossier a été placé sous la supervision du ministère de la Sécurité publique en août 2001, selon Jiemian et le site d'information de la Conférence consultative politique du peuple chinois ; en 2004, le ministère a joint les affaires de Baiyin et de Baotou en une seule enquête, selon ce même site et le Beijing News. En 2004 également, la police a offert une récompense de 200 000 yuans, environ 30 000 dollars américains selon China Daily, pour toute information. Les enquêteurs ont comparé au moins 100 000 empreintes digitales, sans résultat, selon Xinhua et le South China Morning Post. Les traces génétiques relevées sur les scènes ne correspondaient à aucun profil enregistré : l'auteur ne figurait dans aucun fichier, soulignent les chercheurs qui ont ensuite décrit l'enquête. L'affaire était devenue un cold case.

En mars 2015, la police de la province du Gansu a relancé l'enquête en s'appuyant sur les techniques nouvelles, selon Jiemian, The Paper et le Global Times, dans un contexte de développement rapide des fichiers génétiques de la police chinoise. La percée est venue, en 2016 selon Xinhua et The New York Times, d'une affaire sans rapport ; l'édition anglaise de Xinhua la situe pour sa part dès 2015. Un homme poursuivi pour corruption a fait l'objet d'un prélèvement, versé au nouveau fichier du chromosome Y de la police de Baiyin, selon Xinhua. Son profil génétique complet ne correspondait pas à celui de l'auteur, mais son profil du chromosome Y, oui. Ce chromosome se transmet de père en fils presque sans modification : deux hommes de la même lignée paternelle partagent donc, le plus souvent, le même profil (dit Y-STR). Les enquêteurs en ont déduit que l'auteur était un parent de cet homme par les hommes de sa famille.

Selon l'article publié en novembre 2016 dans la revue Science Bulletin par des chercheurs de l'université Fudan, à Shanghai, et de l'Institut de science politique et de droit du Gansu, la police a alors reconstitué la généalogie de cette lignée et examiné tous ses hommes, jusqu'à isoler Gao Chengyong. L'homme poursuivi pour corruption était un oncle éloigné du suspect, du côté paternel, selon cet article et Xinhua ; le South China Morning Post et ABC News parlent d'un « parent éloigné », et China Daily d'un oncle assigné à résidence pour un délit mineur. La recherche aurait abouti en quelques jours, selon les mêmes chercheurs.

Le 26 août 2016, Gao Chengyong a été arrêté dans sa boutique de l'école industrielle de Baiyin, selon l'avis de la police reproduit par Jiemian et selon The Paper ; Xinhua et le Beijing News datent l'interpellation du 27 août. La comparaison de ses empreintes et de son ADN avec les traces relevées sur les scènes a confirmé l'identification, selon Jiemian et le South China Morning Post. Il a reconnu les onze meurtres au cours des interrogatoires, selon l'avis de la police reproduit par Jiemian. Les aveux ne sont donc pas à l'origine de l'identification : ils sont venus après la preuve scientifique.

Les auteurs de Science Bulletin présentaient le dossier comme le plus grand succès de l'analyse du chromosome Y en matière criminelle : une méthode capable d'identifier un auteur absent de tout fichier, à partir du profil d'un membre de sa famille.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de Gao Chengyong, selon l'avis de la police publié après son arrestation.
  2. Premier meurtre de la série retenue par la justice.
  3. Le dossier est classé prioritaire au niveau national, selon la presse chinoise.
  4. Dernier meurtre retenu. La série compte onze victimes, toutes de sexe féminin, à Baiyin et à Baotou.
  5. La police offre une récompense de 200 000 yuans pour toute information.
  6. Les autorités de la province relancent l'enquête en s'appuyant sur les nouvelles techniques de police scientifique.
  7. Le prélèvement d'un homme interpellé dans une affaire de corruption révèle un profil du chromosome Y identique à celui de l'auteur. Les enquêteurs examinent les hommes de sa lignée paternelle.
  8. Gao Chengyong est arrêté dans la petite boutique qu'il tient dans l'enceinte de l'école industrielle de Baiyin. Ses empreintes et son ADN correspondent aux traces relevées ; il avoue.
  9. Audiences à huis clos devant le tribunal populaire intermédiaire de Baiyin, les 18 et 19 juillet.
  10. Condamnation à mort pour vols avec violence et homicides volontaires, assortie de peines d'emprisonnement pour viols et outrage à cadavre.
  11. Après l'examen de la Haute Cour populaire du Gansu et l'approbation de la Cour populaire suprême, Gao Chengyong est exécuté.

Fiche de l'auteur

Gao Chengyong

Arrêté en 2016 grâce à une recherche en parentèle, après vingt-huit ans d'enquête, il a été condamné pour onze meurtres commis dans le Gansu et en Mongolie-Intérieure.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

L'affaire a été jugée par le tribunal populaire intermédiaire de Baiyin, juridiction compétente en premier ressort pour les crimes passibles de la peine de mort en Chine. Le parquet de Baiyin l'avait renvoyé devant la juridiction en avril 2017, selon China Radio International et le Global Times. Les audiences se sont tenues à huis clos les 18 et 19 juillet 2017, selon The Paper et Jiemian ; le jugement n'a été rendu que huit mois plus tard.

Le 30 mars 2018, le tribunal l'a reconnu coupable de vols avec violence, d'homicides volontaires, de viols et d'outrage à cadavre, selon la qualification du droit pénal chinois rapportée par Jiemian et The Paper. Il a été condamné à mort pour les vols avec violence et pour les homicides volontaires, à dix ans d'emprisonnement pour les viols et à trois ans pour l'outrage à cadavre, avec privation à vie des droits politiques et confiscation de ses biens. Les onze meurtres de la série ont été retenus : ce sont ses victimes confirmées.

En droit chinois, aucune condamnation à mort ne peut être exécutée sans l'approbation de la Cour populaire suprême. Gao Chengyong avait déclaré à l'audience qu'il ne ferait pas appel, selon Xinhua et The Paper, et n'a formé aucun recours dans les délais, selon Jiemian ; la Haute Cour populaire du Gansu a examiné le dossier et confirmé la sentence, puis la Cour suprême l'a approuvée. Il a été exécuté à Baiyin le 3 janvier 2019, selon Xinhua, China Daily, Jiemian et The Paper. Le tribunal n'a pas précisé le mode d'exécution, relève ABC News.

Ce que l'affaire a changé

L'affaire de Baiyin est devenue en Chine l'exemple de référence de la recherche en parentèle par le chromosome Y. Dans leur article de 2016, les chercheurs de Fudan et du Gansu prédisaient que cette méthode deviendrait un outil standard de la police. Selon le New York Times, dont l'enquête a été reprise par Forbes India, l'arrestation de Gao Chengyong a conduit les médias d'État chinois à réclamer la création d'un fichier national de l'ADN masculin.

Un tel programme a effectivement été lancé. L'Australian Strategic Policy Institute, un centre de recherche australien, estime que, depuis la fin de 2017, le ministère chinois de la Sécurité publique cherche à collecter les profils du chromosome Y de 5 à 10 % de la population masculine du pays, soit de 35 à 70 millions d'hommes, afin de reconstituer des arbres généalogiques couvrant l'ensemble des lignées paternelles. Ce chiffre est une estimation d'un organisme extérieur, non une donnée officielle. Il n'est pas établi que ce programme découle directement de l'affaire de Baiyin ; mais c'est elle qui lui a fourni son argument le plus souvent cité.

Le débat a suivi. Dès mai 2017, Human Rights Watch dénonçait des prélèvements réalisés auprès de personnes qui n'étaient soupçonnées d'aucune infraction, sans consentement éclairé ni cadre légal précis. La recherche en parentèle pose en effet une question de principe que l'affaire Gao rend très concrète : un homme qui n'a rien fait, mais dont un parent est fiché, devient lui-même identifiable. Ailleurs, la même technique a été encadrée de façon plus restrictive ; pour le cas français, on se reportera à notre article sur le FNAEG et les enquêtes ADN.

L'affaire a enfin rappelé les limites de l'information sur le crime en Chine : comme le relève notre présentation des affaires chinoises, la série n'a été largement racontée par la presse qu'une fois l'auteur arrêté.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Aucune expertise psychiatrique de Gao Chengyong n'a été rendue publique, et aucune des sources que nous avons lues ne dit si le tribunal en a ordonné une. Le procès s'est tenu à huis clos les 18 et 19 juillet 2017 à Baiyin : ce que l'on en sait vient des communiqués de la juridiction et des déclarations de l'avocat de la défense, Zhu Aijun. Celui-ci a plaidé l'acquittement pour un seul des onze meurtres, faute de preuves suffisantes à ses yeux, selon China Daily et le Beijing Youth Daily. La question de l'irresponsabilité pénale n'apparaît dans aucun compte rendu.

Le 30 mars 2018, le tribunal a prononcé la peine de mort. Son communiqué, repris par The Paper et Jiemian, retient que l'accusé a agi « pour se procurer de l'argent, violer des femmes et satisfaire une psychologie déviante » (满足变态心理). Cette formule motive une peine ; elle ne constitue pas un diagnostic, pas plus que le verdict lui-même.

Selon le magazine 每日人物, repris par Tencent News, le personnel du centre de détention lui aurait fait passer plusieurs tests psychologiques, au résultat jugé « normal ». Ce récit, que nous n'avons pas pu recouper, ne porte pas sur une expertise judiciaire.

Diagnostics publiés

Aucune expertise publiée à notre connaissance.

Parcours documenté

Gao Chengyong est né le 10 novembre 1964 à Chenghe, un village du district de Yuzhong, selon l'avis de la police repris par Jiemian. Il était le plus jeune d'une fratrie nombreuse, dans une famille paysanne pauvre, d'après les enquêtes de The Paper (août 2016) et du Beijing Youth Daily (mars 2018). Il a échoué deux fois à l'examen d'entrée à l'université, au milieu des années 1980, la seconde après une année de redoublement. Son père, resté paralysé plusieurs années, est mort dans les années 1980, et d'anciens voisins rapportent que c'est lui qui le soignait. Marié vers 1986, père de deux fils, il a vécu de la terre et d'emplois précaires, notamment à Baotou, avant d'installer sa famille à Baiyin en 2002, selon le Beijing Youth Daily.

Aucune des sources consultées n'établit de lien entre ce parcours et les crimes ; son avocat, qui l'a interrogé sur son enfance, a dit n'y avoir rien relevé d'autre que la pauvreté, selon Jiemian.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits, rapportés par des tiers ; ils sont à lire avec prudence. Gao Chengyong a reconnu les onze meurtres après son arrestation, puis à l'audience, sans revenir sur ses aveux. Il aurait présenté le premier comme un cambriolage découvert par la victime ; son avocat y voyait un prétexte, les sommes emportées étant dérisoires, rapporte Jiemian. Devant les magistrats du parquet, il se serait décrit comme « un homme mauvais », selon le Procuratorate Daily (检察日报), qui note qu'il relatait les faits sans émotion apparente.

Sur l'arrêt de la série après 2002, il aurait donné trois raisons à un procureur adjoint, d'après Jiemian et le Beijing Youth Daily : l'âge, le déclin de ses forces et la présence à Baiyin de ses deux fils, dont il ne voulait pas compromettre l'avenir. À la fin de l'audience de juillet 2017, il s'est incliné trois fois devant les familles des victimes en présentant des excuses, selon son avocat cité par China Daily et Jiemian, et a proposé de donner ses organes, faute de pouvoir les indemniser. Les sources divergent sur la portée de ce geste : des proches présents la veille l'avaient trouvé calme et sans remords, selon China News Service, et Caixin écrit qu'il ne s'est jamais excusé. Il a déclaré accepter le jugement et n'a pas fait appel.

Lectures criminologiques

Le tribunal a retenu que l'auteur suivait des femmes ou s'introduisait à leur domicile : c'est le mode opératoire décrit par son communiqué, selon Renmin Zhengxie Wang. Le mobile retenu est celui cité plus haut.

Avant l'arrestation, l'avis diffusé par la police en 2004 dressait le portrait d'un homme de 33 à 40 ans, solitaire, peu sociable et patient, selon China Daily et The New Republic ; il lui prêtait aussi une hostilité envers les femmes et des particularités sexuelles qu'aucun examen publié n'est venu étayer. La criminologue Li Meijin, professeure à l'Université de la sécurité publique du peuple chinois, a déclaré au China Youth Daily en septembre 2016 s'être rendue à Baiyin en 2004 et avoir rendu, au tournant de 2005, une analyse en neuf points, dont plusieurs (zone de résidence, âge, milieu familial) se seraient vérifiés ; elle précisait ne pas avoir rencontré l'intéressé et ne pouvoir se prononcer sur son mobile. Ces portraits relèvent du profilage criminel, dont la valeur prédictive reste discutée : ici, c'est la génétique, non le profil, qui a désigné l'auteur.

Ce qu'on ne sait pas

On ignore si une expertise psychiatrique judiciaire a été réalisée et, le cas échéant, ce qu'elle a conclu. Le mobile reste obscur au-delà de la formule du tribunal : Gao Chengyong se serait refusé jusqu'au bout à expliquer ses actes, selon 每日人物, et son avocat a déclaré après le verdict que la question appelait le travail de criminologues et de psychologues, selon The Paper. Les raisons avancées pour l'arrêt de 2002 sont invérifiables ; interrogé sur une longue interruption de la série, il aurait aussi répondu qu'il « ne savait pas », selon The New Republic. Nous n'avons trouvé aucune étude clinique fondée sur un examen direct : la littérature scientifique consacrée à l'affaire porte sur la génétique légale.

Questions fréquentes

Combien de victimes Gao Chengyong a-t-il faites ?

La justice lui a imputé onze meurtres, commis entre mai 1988 et février 2002 à Baiyin, dans le Gansu, et à Baotou, en Mongolie-Intérieure : ce sont ses victimes confirmées. Toutes étaient de sexe féminin ; la plus jeune avait huit ans, la plupart avaient une vingtaine d'années selon le South China Morning Post.

Comment Gao Chengyong a-t-il été identifié ?

Par une recherche en parentèle sur le chromosome Y, transmis de père en fils. En 2016, un homme interpellé pour corruption a fait l'objet d'un prélèvement ADN dont le profil du chromosome Y correspondait à celui de l'auteur recherché. Les enquêteurs ont examiné les hommes de sa lignée paternelle et sont remontés jusqu'à Gao Chengyong, un parent éloigné. Ses empreintes et son ADN ont confirmé l'identification.

Quand et où Gao Chengyong a-t-il été arrêté ?

Le 26 août 2016, à Baiyin, dans la petite boutique qu'il tenait dans l'enceinte de l'école industrielle de la ville. Il a reconnu les faits après son arrestation, près de vingt-huit ans après le premier meurtre.

Quand Gao Chengyong a-t-il été exécuté ?

Le 3 janvier 2019, à Baiyin, après sa condamnation à mort le 30 mars 2018 par le tribunal populaire intermédiaire de Baiyin, l'examen de la Haute Cour populaire du Gansu et l'approbation de la Cour populaire suprême.

Pour aller plus loin

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. 甘肃白银28年前系列强奸杀人案嫌犯信息公布 (informations sur le suspect, août 2016), Jiemian
  2. 白银连环杀人案罪犯高承勇被执行死刑 (exécution de Gao Chengyong, 3 janvier 2019), Jiemian
  3. 高承勇被执行死刑 (exécution de Gao Chengyong, 3 janvier 2019), The Paper (Pengpai)
  4. China's Jack the Ripper who murdered 11 women and girls executed (3 janvier 2019), South China Morning Post
  5. China's 'Jack the Ripper' Gao Chengyong executed for 11 homicides (3 janvier 2019), ABC News (Australie)
  6. Y chromosomal clue successfully facilitated the arrest of Baiyin serial killer (Science Bulletin, novembre 2016), Springer Nature
  7. China puts millions of men in DNA surveillance net (The New York Times), Forbes India (reprise du New York Times)
  8. Genomic surveillance (explainer), Australian Strategic Policy Institute
  9. China: Police DNA Database Threatens Privacy (15 mai 2017), Human Rights Watch
  10. Serial killer executed in northwest China (3 janvier 2019), Xinhua
  11. Chinese serial killer sentenced to death (30 mars 2018), Xinhua
  12. 甘肃白银奸杀案侦破始末:八任公安局长接力28年 (30 août 2016), Xinhua (xinhuanet.com)
  13. Serial killer executed (3 janvier 2019), China Daily
  14. Accused serial killer arrested after nearly 30 years (29 août 2016), China Daily USA (archive PressReader)
  15. Man charged with raping, murdering 11 female victims since 1988 (26 avril 2017), Global Times (archive PressReader)
  16. “白银连环杀人案”被告人高承勇一审判死刑,当庭表示不上诉 (30 mars 2018), The Paper (Pengpai)
  17. 白银中院:高承勇犯罪行为极卑劣、极残忍、极恶劣、极严重 (30 mars 2018), Jiemian
  18. \"白银连环杀人案\"一审宣判 高承勇四宗罪被判死刑 (30 mars 2018), Renmin Zhengxie Wang (rmzxw.com.cn)
  19. 白银案嫌犯高承勇被提起公诉 14年间强奸杀害11人 (25 avril 2017), China Radio International (news.cri.cn)
  20. 白银连环杀人案庭审 受害人家属:高承勇全无悔意 (19 juillet 2017), China News Service (chinanews.com.cn)
  21. 白银杀人案侦破始末:8局长接力28年 曾对比10万指纹 (30 août 2016, reprise du Beijing News), Ifeng
  22. Gao Chengyong, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.

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