RussieDossier1964-1985Kraï de Stavropol
L'affaire Anatoli Slivko
Pendant plus de vingt ans, Anatoli Slivko a dirigé à Nevinnomyssk, ville industrielle du kraï de Stavropol, un club de tourisme et de randonnée pour adolescents, cité en exemple. L'animateur avait reçu le titre d'enseignant émérite de la RSFSR et siégeait au conseil municipal. Entre 1964 et 1985, il a tué sept garçons qui fréquentaient son club. C'est une substitut du procureur, qui a remarqué que plusieurs disparus appartenaient au même club, qui a conduit à son arrestation le 28 décembre 1985. Condamné à mort le 12 août 1986, il a été fusillé le 16 septembre 1989 à Novotcherkassk, peu après avoir été interrogé par Issa Kostoïev, l'enquêteur chargé de la série de meurtres de la région de Rostov.
Les faits
Anatoli Slivko est né le 28 décembre 1938 à Izberbach, une ville de la république autonome du Daghestan, sur la mer Caspienne. Installé à Nevinnomyssk, ville industrielle du kraï de Stavropol, dans le nord du Caucase, il prend en charge, dès les années 1960, l'encadrement d'adolescents, puis dirige un club de tourisme et de randonnée baptisé « Tchergid », acronyme russe de « par les rivières, les montagnes et les vallées ».
Entre 1964 et 1985, il tue sept garçons, âgés de onze à quinze ans selon Kommersant et Argoumenty i Fakty, qui fréquentaient ce club. La justice l'a reconnu coupable de meurtres aggravés ; selon RAPSI et Lenta.ru, au moins quarante-trois autres mineurs avaient subi ses violences et survécu. Ces faits s'étendent sur plus de vingt ans, sans qu'aucune enquête pour meurtre ne soit ouverte. Les victimes ne sont pas nommées ici.
Comment l'enquête a abouti
Le cœur de l'affaire Slivko tient à la position de l'homme. À Nevinnomyssk, il n'est pas un inconnu : il dirige l'une des structures pour la jeunesse les plus visibles de la ville, qui organise des expéditions en montagne et des randonnées. Bien qu'il n'ait pas fait d'études supérieures, selon Lenta.ru, il reçoit le titre d'« enseignant émérite de la RSFSR », en 1977 selon Novaïa Gazeta Europe, l'une des distinctions officielles les plus valorisées dans le monde éducatif soviétique. Il est aussi membre du Parti communiste et député au conseil municipal, selon Argoumenty i Fakty et Novaïa Gazeta Europe. Les rétrospectives de la presse russe insistent sur ce point : sa réputation était irréprochable, et c'est elle qui le protégeait.
Les disparitions, elles, ne sont pas restées inaperçues des familles. Mais elles n'auraient pas été rapprochées les unes des autres, ni rapprochées du club. Dans l'URSS de l'époque, les autorités ne reconnaissaient pas l'existence de meurtriers en série, et l'idée qu'un éducateur décoré puisse être en cause n'était envisagée par personne. Cette défaillance, sur deux décennies, est le principal enseignement de l'affaire.
Le tournant vient du parquet de Nevinnomyssk, après la dernière disparition, en 1985. Une substitut du procureur de la ville remarque que plusieurs adolescents disparus avaient un point commun : ils fréquentaient le même club. Elle entend ses membres, dont les déclarations, selon Kommersant et Novaïa Gazeta Europe, orientent les recherches vers les locaux du club. Le rapprochement, qui n'avait été fait par personne en vingt ans, suffit à désigner Anatoli Slivko.
Il est arrêté le 28 décembre 1985, le jour de ses quarante-sept ans, dans les locaux du club. La perquisition permet de saisir des photographies, des films et des effets ayant appartenu aux disparus. Ces pièces constituent l'essentiel des preuves matérielles. Selon Argoumenty i Fakty, il passe des aveux détaillés en janvier et février 1986. L'instruction établit sept meurtres, commis entre 1964 et 1985.
Chronologie de l'affaire
- Naissance d'Anatoli Slivko dans une ville de la république autonome du Daghestan.
- Premier des sept meurtres retenus par la justice.
- Dernier meurtre retenu. Une substitut du procureur de la ville relève que plusieurs adolescents disparus fréquentaient le même club et entend ses membres.
- Arrestation dans les locaux du club, le jour de ses quarante-sept ans. Les enquêteurs saisissent des photographies, des films et des effets ayant appartenu aux disparus.
- Selon Argoumenty i Fakty, il passe des aveux détaillés en janvier et février 1986.
- Ouverture du procès. L'expertise psychiatrique le déclare pénalement responsable.
- Condamnation à mort pour sept meurtres.
- Issa Kostoïev, l'enquêteur chargé de la série de meurtres de la région de Rostov, l'interroge peu avant son exécution pour comprendre la logique d'un meurtrier en série. Ses réponses ne lui apportent rien d'utile.
- Exécution d'Anatoli Slivko, à cinquante ans, après le rejet de sa demande de grâce.
Fiche de l'auteur
Anatoli Slivko
Animateur d'un club de jeunesse soviétique décoré comme éducateur, condamné pour sept meurtres d'adolescents commis sur plus de vingt ans.
Les lieux liés à l'affaire
- Izberbach, Daghestan — Naissance d'Anatoli Slivko (28 décembre 1938)
- Nevinnomyssk, kraï de Stavropol — Ville où il dirige le club de jeunes ; lieu des faits jugés (1964-1985), de l'arrestation (28 décembre 1985) et du procès (1986)
- Prison de Novotcherkassk, oblast de Rostov — Détention après la condamnation ; entretien avec Issa Kostoïev ; exécution le 16 septembre 1989
Le procès et le verdict
L'affaire a été jugée à Nevinnomyssk, selon RAPSI et la Wikipédia anglophone ; les sources consultées ne nomment pas la juridiction. Le procès s'est ouvert en juin 1986. Sa publicité fait l'objet d'une divergence : selon l'édition de Stavropol d'Argoumenty i Fakty et Komsomolskaïa Pravda, les audiences étaient publiques ; selon RAPSI, elles se sont tenues à huis clos, y compris pour les mères des victimes. L'accusé avait reconnu les faits au cours de l'instruction, dans des aveux détaillés recueillis, selon Argoumenty i Fakty, en janvier et février 1986 ; les photographies et les films saisis au club ont été versés au dossier.
Une expertise psychiatrique a conclu que Slivko était pénalement responsable de ses actes, ce qui excluait l'internement à la place d'une peine. Il a été reconnu coupable de sept meurtres, soit ses victimes confirmées. Selon RAPSI et Lenta.ru, au moins quarante-trois autres mineurs avaient subi ses violences et survécu ; la Wikipédia anglophone avance le chiffre de trente-six. Le verdict a été rendu le 12 août 1986, selon Kommersant et Argoumenty i Fakty ; la Wikipédia anglophone le situe en juin 1986, mois de l'ouverture du procès.
La peine prononcée était la mort, la sanction maximale prévue par le code pénal de la RSFSR. Selon RAPSI et l'édition de Rostov d'Argoumenty i Fakty, la défense a déposé une demande de grâce, rejetée par le présidium du Soviet suprême de l'URSS ; Slivko a passé près de trois ans dans le couloir de la mort. Il a été fusillé le 16 septembre 1989 à la prison de Novotcherkassk, dans la région de Rostov. La condamnation n'a jamais été remise en cause.
Ce que l'affaire a changé
Nous n'avons trouvé, dans les sources consultées, aucune réforme de la législation ou des pratiques soviétiques directement attribuée à l'affaire Slivko, qu'il s'agisse du contrôle des adultes encadrant des mineurs ou du traitement des disparitions d'enfants. L'affaire a été jugée en 1986, au début de la perestroïka ; les rétrospectives que nous avons consultées ont toutes été publiées bien plus tard, à l'occasion d'anniversaires de l'arrestation ou de l'exécution.
Ce que les rétrospectives de la presse russe en retiennent tient en deux constats. Le premier concerne les distinctions officielles : un homme récompensé comme éducateur exemplaire, député local et membre du Parti, a pu agir pendant plus de vingt ans au sein même de la structure qui lui valait ces honneurs. Le second concerne les disparitions restées sans suite : c'est un rapprochement élémentaire, fait par une magistrate du parquet local, qui a mis fin à l'affaire. Ces deux constats rejoignent ceux d'autres affaires européennes où des disparitions de jeunes gens ont été longtemps tenues pour des départs volontaires, comme l'affaire Émile Louis en France.
L'affaire a eu un prolongement inattendu. En 1989, peu avant l'exécution, Issa Kostoïev, l'enquêteur du parquet chargé depuis 1985 de la série de meurtres de la région de Rostov, qui n'avait pas encore identifié Andreï Tchikatilo, a interrogé Slivko à la prison de Novotcherkassk. Il espérait comprendre, à travers lui, la logique d'un meurtrier en série, une figure que la criminologie soviétique avait longtemps refusé d'étudier. Interrogé par l'édition de Stavropol d'Argoumenty i Fakty, Issa Kostoïev a raconté l'avoir rencontré à deux reprises en se présentant comme un psychiatre chercheur ; Kommersant et Novaïa Gazeta Europe situent un entretien quelques heures avant l'exécution. Les réponses de Slivko ne lui ont rien apporté d'utile ; Tchikatilo n'a été arrêté que le 20 novembre 1990. L'épisode témoigne surtout du dénuement méthodologique des enquêteurs soviétiques à la fin des années 1980, avant les débuts du profilage criminel en Russie.
À Nevinnomyssk, la révélation des faits a profondément ébranlé la ville, où le club était une institution : selon RAPSI, d'anciens membres et des parents ont d'abord refusé de croire à sa culpabilité. Selon Lenta.ru, ses anciens locaux accueillent aujourd'hui un centre de tourisme pour la jeunesse.
Profil psychologique : ce que disent les experts
Expertises judiciaires
Une expertise psychiatrique a été réalisée avant le jugement, « dans des délais records » selon Novaïa Gazeta Europe. Elle a conclu qu'Anatoli Slivko était responsable de ses actes : c'est ce que rapportent l'agence d'information judiciaire RAPSI, Lenta.ru et Life.ru. L'irresponsabilité pénale, qui aurait conduit à un internement plutôt qu'à une peine, a donc été écartée. Aucune des sources que nous avons pu ouvrir ne nomme les experts ni l'établissement où l'examen a eu lieu ; aucune ne mentionne l'Institut Serbski.
Selon RAPSI, l'avocat de Slivko a déposé une demande de grâce et une requête tendant à une nouvelle expertise ; la grâce a été refusée par le présidium du Soviet suprême de l'URSS. Condamné à mort le 12 août 1986, Slivko a été fusillé le 16 septembre 1989. Ce verdict tranche la culpabilité et la responsabilité ; il ne vaut pas diagnostic médical.
Diagnostics publiés
Aucun diagnostic n'a été publié sous la signature d'un expert nommé, et la presse russe ne cite pas le rapport. Selon Lenta.ru, l'expertise aurait reconnu Slivko responsable tout en relevant « tout un bouquet » de déviations. La presse russe énumère à ce titre plusieurs paraphilies, mais les listes de Lenta.ru, d'Absatz et de Life.ru ne concordent pas et aucune n'est attribuée à un expert nommé : ce sont des comptes rendus de seconde main, non le texte de l'expertise, et nous ne les reproduisons pas.
Parcours documenté
Anatoli Slivko est né le 28 décembre 1938 à Izberbach, au Daghestan. RAPSI, Novaïa Gazeta Europe et Komsomolskaïa Pravda font état d'une naissance difficile et décrivent un enfant maladif et solitaire. Appelé en 1959, il sert dans la flotte du Pacifique, en Extrême-Orient, où il commande une unité et adhère au Parti communiste, selon RAPSI. Établi à Nevinnomyssk, il travaille en usine et se marie en 1967, selon RAPSI et Novaïa Gazeta Europe (la Wikipédia anglophone donne 1963) ; le couple a deux fils. Les sources consultées ne mentionnent aucun antécédent judiciaire avant son arrestation.
La presse rapproche volontiers ces éléments des crimes ; aucun lien de cause à effet n'a été établi.
Ce qu'il a dit de lui-même
Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. Dans ses déclarations aux enquêteurs, citées par RAPSI, Slivko fait remonter ses troubles à 1961 : il aurait alors été témoin, en Extrême-Orient, d'un accident de la route mortel dont la victime était un écolier, et dit en avoir gardé une obsession qui l'aurait poussé à quitter la région. Komsomolskaïa Pravda cite dans le même sens son journal intime. Il disait aussi se souvenir d'une scène de violence vue pendant la guerre ; le même quotidien note que des chercheurs la tiennent pour inventée, les troupes allemandes n'étant jamais entrées à Izberbach.
Dans ce journal, selon Lenta.ru et Absatz, il affirmait avoir tenté de résister à ses pulsions. Dans une lettre à sa femme, il soutenait que sa « pathologie » était congénitale. Avant la projection des films saisis, il aurait déclaré que ces images déshonoraient « jusqu'au genre humain » et qu'on ne pouvait « ni les effacer ni les oublier », propos rapportés par Lenta.ru et Komsomolskaïa Pravda. Selon RAPSI, il a pleuré et demandé pardon tout au long du procès ; la Wikipédia anglophone affirme au contraire qu'il a plaidé l'accident. En 1989, il a rempli pour Issa Kostoïev un cahier retraçant son parcours, que l'enquêteur dit conserver, selon Argoumenty i Fakty.
Lectures criminologiques
La justice a retenu sept meurtres de mineurs, commis sur plus de vingt ans par un adulte qui avait autorité sur eux. Le mode opératoire reposait sur la confiance que lui valait sa fonction d'animateur.
Dans Understanding Sexual Serial Killing (Cambridge University Press, 2022), Frederick Toates, professeur émérite de psychologie à l'Open University, et Olga Coschug-Toates rangent son cas dans un chapitre consacré à l'« empreinte » d'un événement marquant : selon le résumé de ce chapitre, une scène traumatique vécue tôt serait, chez certains auteurs, investie plus tard comme objet de désir. C'est une lecture rétrospective, publiée plus de trente ans après l'exécution, non une expertise.
Le juriste Sergueï Afanassiev, auteur d'une thèse sur les meurtriers en série soviétiques, rappelle dans Novaïa Gazeta Europe (2026) que l'URSS tenait ces affaires secrètes et que les enquêteurs ne disposaient d'aucun cadre théorique. Issa Kostoïev dit, dans Argoumenty i Fakty, s'être présenté à Slivko comme un psychiatre chercheur ; il n'en a rien tiré d'utile. Nous n'avons trouvé aucun auteur nommé qui applique à ce cas une typologie criminologique. Sur les limites de cette approche, voir notre article sur le profilage criminel.
Ce qu'on ne sait pas
Le rapport d'expertise n'a pas été publié : ni le nom des experts, ni le lieu de l'examen, ni les termes de leurs conclusions ne sont connus, et les listes de diagnostics varient d'un article à l'autre. Les sources ouvertes ne disent pas si la nouvelle expertise demandée par la défense a été accordée. Les récits que Slivko a faits de son enfance et de l'épisode de 1961 ne sont corroborés par aucune source indépendante, et leurs versions varient : là où la presse russe évoque une scène de guerre, le résumé du chapitre de Toates et Coschug-Toates parle d'un policier abattant un chien. La publicité des débats et l'attitude de l'accusé à l'audience font l'objet de récits contradictoires. Le cahier remis à Issa Kostoïev n'a, à notre connaissance, jamais été publié.
Questions fréquentes
Combien de victimes a fait Anatoli Slivko ?
La justice l'a reconnu coupable de sept meurtres de garçons commis entre 1964 et 1985 à Nevinnomyssk et dans ses environs : ce sont ses victimes confirmées. Selon RAPSI et Lenta.ru, au moins quarante-trois autres mineurs avaient subi ses violences et survécu. Tous fréquentaient le club de jeunes qu'il dirigeait.
Comment Anatoli Slivko a-t-il été arrêté ?
Une substitut du procureur de Nevinnomyssk a remarqué que plusieurs adolescents disparus fréquentaient le même club de tourisme, celui qu'animait Slivko, et a entendu ses membres. Il a été arrêté le 28 décembre 1985 dans les locaux du club, où les enquêteurs ont saisi des photographies, des films et des effets ayant appartenu aux disparus. Selon Argoumenty i Fakty, il a avoué en janvier et février 1986.
Quand Anatoli Slivko a-t-il été exécuté ?
Condamné à mort le 12 août 1986, selon Kommersant et Argoumenty i Fakty, il a été fusillé le 16 septembre 1989 à la prison de Novotcherkassk, dans la région de Rostov, après le rejet de sa demande de grâce par le présidium du Soviet suprême de l'URSS.
Quel lien entre Anatoli Slivko et l'affaire Tchikatilo ?
Aucun lien entre les crimes. Mais en 1989, peu avant son exécution, Slivko a été interrogé à Novotcherkassk par Issa Kostoïev, l'enquêteur chargé de la série de meurtres de la région de Rostov, qui n'avait pas encore identifié Andreï Tchikatilo et cherchait à comprendre la logique d'un meurtrier en série. Ses réponses ne lui ont rien apporté d'utile ; Tchikatilo n'a été arrêté que le 20 novembre 1990.
Pour aller plus loin
Sélection informative, sans lien affilié.
- Article А за лесом — боль (Au-delà de la forêt, la douleur), Tat Gasparian (Kommersant, 22 mars 2025 (en russe), 2025) — Fiche biographique du quotidien de référence, qui retient la date du 12 août 1986 pour la condamnation et évoque l'entretien de 1989 avec Issa Kostoïev. Lien non affilié.
- Article « Эти убийства не смыть, не забыть » (« Ces meurtres, on ne peut ni les effacer ni les oublier »), Anna Komissarova (Lenta.ru, 22 septembre 2019 (en russe), 2019) — Rétrospective sur la carrière de l'animateur, les distinctions officielles qu'il avait reçues, l'enquête du parquet de Nevinnomyssk et le devenir des locaux du club. Lien non affilié.
Sources
- А за лесом — боль (Tat Gasparian, 22 mars 2025), Kommersant
- « Эти убийства не смыть, не забыть » (Anna Komissarova, 22 septembre 2019), Lenta.ru
- Дело Сливко : народный герой и маньяк (8 juin 2019), RAPSI, agence d'information judiciaire
- « Заслуженный мучитель детей » : 40 лет назад арестовали Анатолия Сливко (Islam Tekeïev, 28 décembre 2025), Argoumenty i Fakty, édition de Stavropol
- Следователь Исса Костоев хранит тетрадку с записями Анатолия Сливко (Islam Tekeïev, 28 décembre 2025), Argoumenty i Fakty, édition de Stavropol
- Жуткие кадры (Egor Feodoridi, 12 août 2026), Argoumenty i Fakty, édition de Rostov
- Кровь на пионерском галстуке (10 mai 2026), Novaïa Gazeta Europe
- « Позорит даже человеческий род » : хроника убийств за 20 лет, Komsomolskaïa Pravda, édition de Stavropol
- Крайне осторожный (21 mars 2025), sur l'enquête de Rostov, Kommersant
- Из истории дела Чикатило (4 novembre 2013), sur l'enquête de Rostov, Kommersant-Vlast
- Исса Костоев : ингушский следователь, поймавший Чикатило (25 août 2023), portrait de l'enquêteur, Kavkaz Today
- Anatoly Slivko, Wikipedia (en)
- Andrei Chikatilo, Wikipedia (en)
- Anatoli Slivko, Wikipédia (fr)
Corrections et mises à jour
- — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.
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