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Tueurs en série : Russie
Les affaires russes recensées ici s'étendent de la fin de l'époque soviétique aux premières années de la Fédération. Elles ont été instruites dans un système qui niait le phénomène : jusqu'à la perestroïka, la presse taisait ces séries de meurtres, censées n'exister qu'en pays capitaliste. L'affaire de Rostov en est l'exemple le plus documenté : plus de dix ans d'enquête, des aveux extorqués, un innocent exécuté pour le premier meurtre, avant la condamnation de 1992 et l'exécution de 1994. Rostov s'est ensuite dotée d'un service spécialisé dans les crimes en série, longtemps unique en Russie. Le moratoire sur les exécutions instauré en 1996, lors de l'adhésion au Conseil de l'Europe, puis consolidé en 1999, a conduit à commuer en réclusion à perpétuité les condamnations à mort prononcées ensuite, comme dans l'affaire de la région de Moscou. Les affaires ukrainiennes et biélorusses de la même période ont leur propre page. Les notices précisent le nombre de victimes retenu par la justice, la période d'activité et le verdict, et renvoient vers des sources russes, anglophones et françaises.
Le nombre d'affaires recensées dans un pays dépend autant de ses archives et de sa presse que des crimes eux-mêmes : Quels pays comptent le plus de tueurs en série ?
Dossiers complets
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Anatoli Slivko
Pendant plus de vingt ans, Anatoli Slivko a dirigé à Nevinnomyssk, ville industrielle du kraï de Stavropol, un club de tourisme et de randonnée pour adolescents, cité en exemple.
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Andreï Tchikatilo
De décembre 1978 à novembre 1990, Andreï Tchikatilo, enseignant puis agent d'approvisionnement dans la région de Rostov, a tué des femmes, des adolescents et des enfants qu'il abordait le…
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Andreï Tchikatilo
Enseignant puis agent d'approvisionnement, il a tué 52 femmes, jeunes filles et garçons entre 1978 et 1990 dans la région de Rostov, en URSS, où l'existence même des tueurs en série était officiellement niée. Son arrestation en novembre 1990 a clos l'une des plus longues enquêtes criminelles soviétiques. Jugé en 1992 pour 53 meurtres, il a été reconnu coupable de 52 et fusillé le 14 février 1994.
Vassili Komarov
Cocher installé rue Chabolovka, à Moscou, sous un nom d'emprunt, il a tué entre 1921 et 1923 des hommes rencontrés au marché aux chevaux, qu'il attirait chez lui en leur promettant une vente. Arrêté en mai 1923, il a avoué trente-trois meurtres. Son procès, très suivi, s'est tenu au Musée polytechnique et s'est conclu par une condamnation à mort ; il a été fusillé en juin 1923.
Sergueï Riakhovski
Condamné pour dix-huit meurtres commis dans la région de Moscou entre 1988 et 1993, visant surtout des femmes âgées et des hommes pris pour cible en raison de leur homosexualité supposée ; il en était poursuivi pour dix-neuf.
Anatoli Slivko
Animateur d'un club de jeunesse soviétique décoré comme éducateur, condamné pour sept meurtres d'adolescents commis sur plus de vingt ans.