Royaume-UniDossier1978-1983Londres

L'affaire Dennis Nilsen

Par Nathan Penin · Publié le 30 septembre 2026 · mis à jour le 1er octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre la fin de 1978 et le début de 1983, Dennis Nilsen, fonctionnaire dans une agence pour l'emploi de Londres, a tué de jeunes hommes qu'il rencontrait dans les pubs du centre de la capitale, souvent sans domicile ou coupés de leurs proches. Pendant plus de quatre ans, aucune de ces disparitions n'a été reliée à lui : la plupart n'avaient jamais été signalées. L'affaire a été découverte en février 1983 à cause de canalisations bouchées dans son immeuble de Muswell Hill. Il a avoué une quinzaine de meurtres ; la justice en a retenu six, ainsi que deux tentatives, et l'a condamné à la réclusion à perpétuité en novembre 1983. Il est mort en détention en 2018.

Les faits

Dennis Nilsen est né le 23 novembre 1945 à Fraserburgh, un port de pêche du nord-est de l'Écosse. En 1961, adolescent, il s'engage dans l'armée, où il sert pendant onze ans dans l'Army Catering Corps, le service de restauration. Il passe ensuite environ un an dans la police métropolitaine de Londres, puis entre dans la fonction publique. À partir de 1974, il travaille dans les agences pour l'emploi de la capitale (Jobcentres) ; en 1982, il est muté à celle de Kentish Town. Au moment de son procès, la presse le présente comme un fonctionnaire de trente-sept ans, discret et bien noté.

Jusqu'à la fin de 1981, il occupe un appartement en rez-de-chaussée à Cricklewood, dans le nord-ouest de Londres, puis s'installe dans un appartement sous les toits de Cranley Gardens, à Muswell Hill. C'est entre ces deux adresses que se déroule l'affaire, de la fin de décembre 1978 à la fin de janvier 1983.

Ses victimes sont de jeunes hommes qu'il rencontre dans des pubs du centre de Londres et qu'il invite chez lui. Beaucoup vivent dans une grande précarité : sans domicile, de passage dans la capitale ou coupés de leur famille. Il en tue la plupart à Cricklewood, les dernières à Muswell Hill. Parmi les victimes retenues par la justice figurent Kenneth Ockenden, un touriste canadien de vingt-trois ans, et Stephen Sinclair, vingt ans, la dernière. Une autre avait seize ans ; la toute première, tuée fin décembre 1978, en avait quatorze. Plusieurs autres hommes qu'il a agressés ont survécu, et deux de ces agressions ont été jugées comme des tentatives de meurtre.

Comment l'enquête a abouti

Il n'y a pas eu d'enquête avant la découverte. Selon le Guardian du 5 novembre 1983, treize des quinze victimes avouées n'avaient jamais été signalées disparues. Pour les autres, les signalements et une plainte déposée par un homme qui avait échappé à une agression en 1980 n'avaient pas été rapprochés par les services de police. Sans corps et sans disparition inquiétante, aucune enquête pour meurtre n'avait été ouverte.

L'affaire est découverte par un incident domestique. Début février 1983, les locataires de l'immeuble de Cranley Gardens se plaignent de canalisations bouchées et font appel à une entreprise de débouchage. Le soir du 8 février, le technicien trouve dans les canalisations des restes humains. Le lendemain, 9 février 1983, Nilsen est arrêté. Il reconnaît aussitôt les faits et, au cours d'interrogatoires qui durent plusieurs jours, il décrit une quinzaine de meurtres, quinze ou seize selon les comptes rendus.

Le travail des enquêteurs consiste alors à identifier les victimes à partir de ses aveux. Il n'aboutit que partiellement : au moment du verdict, selon le Guardian, sept des quinze victimes avouées sont identifiées. Nilsen est inculpé d'un premier meurtre, celui de Stephen Sinclair, dès le 11 ou le 12 février selon les sources, avant d'être renvoyé devant l'Old Bailey pour six meurtres et deux tentatives.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de Dennis Nilsen dans ce port de pêche du nord-est de l'Écosse.
  2. Il s'engage dans l'Army Catering Corps, le service de restauration de l'armée, où il sert jusqu'en 1972.
  3. Après environ un an dans la police métropolitaine de Londres, il entre dans la fonction publique, dans les agences pour l'emploi (Jobcentres).
  4. Premier meurtre, fin décembre 1978 (le 29 ou le 30 selon les sources). La victime, un adolescent de quatorze ans, ne sera identifiée qu'en 2006.
  5. Il quitte Cricklewood pour un appartement sous les toits à Muswell Hill.
  6. Dernier meurtre, celui de Stephen Sinclair, vingt ans, fin janvier 1983.
  7. Après la découverte de restes humains dans les canalisations de l'immeuble, la veille au soir, il est arrêté et passe des aveux.
  8. Ouverture du procès. Il plaide non coupable de meurtre en invoquant la responsabilité atténuée.
  9. Déclaré coupable de six meurtres et de deux tentatives par un verdict de majorité (dix voix contre deux), il est condamné à la réclusion à perpétuité, avec une peine minimale recommandée de vingt-cinq ans.
  10. Le ministre de l'Intérieur Michael Howard porte sa peine à une perpétuité réelle (whole life tariff).
  11. La Cour d'appel confirme le refus de l'administration pénitentiaire de lui rendre, en vue de sa publication, le manuscrit de son autobiographie.
  12. Mort de Dennis Nilsen à soixante-douze ans, deux jours après son transfert depuis la prison de Full Sutton. Le coroner conclut à une mort naturelle.

Fiche de l'auteur

Dennis Nilsen « Le Tueur de Muswell Hill »

Fonctionnaire londonien, il a tué de jeunes hommes marginalisés entre 1978 et 1983, d'abord à Cricklewood puis à Muswell Hill. Découvert à cause de canalisations bouchées, il a avoué une quinzaine de meurtres ; six ont été retenus au procès, ainsi que deux tentatives. Détenu à Full Sutton, il est mort à l'hôpital d'York en 2018.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Le procès s'est ouvert le 24 octobre 1983 à l'Old Bailey, la cour criminelle centrale de Londres, devant le juge Croom-Johnson. L'accusation portait sur six meurtres et deux tentatives de meurtre : ce sont les faits pour lesquels les victimes avaient pu être identifiées et les preuves réunies, sur la quinzaine de meurtres que l'accusé avait avoués. Nilsen ne contestait pas les faits. Il a plaidé non coupable de meurtre en invoquant la responsabilité atténuée (diminished responsibility), une défense qui, en droit anglais, peut réduire un meurtre en homicide involontaire (manslaughter) lorsque l'accusé souffrait d'une anomalie mentale altérant sa responsabilité.

Le procès s'est donc joué sur l'expertise psychiatrique. Deux psychiatres cités par la défense ont décrit un trouble grave de la personnalité. Le psychiatre cité par l'accusation, le Dr Paul Bowden, a estimé, selon le Guardian du 1er novembre 1983, que l'accusé était certes anormal, mais ne souffrait pas d'une maladie mentale au sens de la loi, et restait capable de nouer des relations et d'organiser ses actes.

Le 4 novembre 1983, après une délibération de plus de douze heures, le jury l'a déclaré coupable des six meurtres par un verdict de majorité de dix voix contre deux, ainsi que des deux tentatives. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité, avec une recommandation de peine minimale de vingt-cinq ans. En 1994, le ministre de l'Intérieur Michael Howard a porté cette durée à une perpétuité réelle : Dennis Nilsen ne devait jamais être libéré. Il est mort en détention en 2018. Il n'y a pas eu d'autre procès, y compris après l'identification, en 2006, de sa première victime.

Ce que l'affaire a changé

Nous n'avons trouvé aucune réforme de la loi ou des pratiques policières directement attribuable à l'affaire Nilsen. Ce qu'elle a durablement mis en lumière, c'est l'invisibilité de ses victimes. Au lendemain du verdict, le journaliste Nick Davies titrait dans le Guardian sur « le meurtrier invisible » : pendant plus de quatre ans, des jeunes hommes sans domicile, sans emploi ou coupés de leurs proches avaient disparu sans que personne ne les cherche, et les rares alertes n'avaient pas été reliées entre elles.

Cette question n'a pas quitté le débat public. En 2022, dans une tribune publiée par le Guardian, le militant Peter Tatchell soutenait que la police avait négligé les victimes de Nilsen, en partie parce que plusieurs étaient homosexuelles, et rapprochait ces manquements de ceux relevés dans des affaires plus récentes ; c'est une prise de position, non une conclusion officielle. En 2020, la critique du BFI reprochait de son côté à la série Des de laisser les victimes au second plan.

L'affaire montre aussi que l'identification des victimes peut prendre des décennies. En 2005, lors d'une révision des dossiers de personnes disparues, la police a rapproché la disparition d'un adolescent de quatorze ans, survenue fin décembre 1978, du premier meurtre avoué par Nilsen ; l'identification a été rendue publique en janvier 2006. Aucune nouvelle poursuite n'a été engagée.

Sur le plan pénal, le dossier Nilsen appartient à la période où la durée minimale d'une peine de perpétuité pouvait être fixée par le ministre de l'Intérieur : c'est Michael Howard qui a porté la sienne à une perpétuité réelle en 1994. Ce pouvoir a été retiré aux ministres par le Criminal Justice Act de 2003, pour des raisons générales et non à cause de cette affaire. Enfin, la justice a confirmé en 2004 le droit de l'administration pénitentiaire de l'empêcher de publier son autobiographie depuis sa cellule ; le texte n'a paru qu'après sa mort, en 2021.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Au procès de l'Old Bailey, ouvert le 24 octobre 1983, Dennis Nilsen ne contestait pas les faits : il plaidait coupable d'homicide involontaire (manslaughter) et non coupable de meurtre, en invoquant la responsabilité atténuée (diminished responsibility). Tout s'est donc joué sur l'expertise psychiatrique. Deux psychiatres ont été cités par la défense, le Dr James MacKeith et le Dr Patrick Gallwey, tous deux aujourd'hui décédés ; l'accusation a répondu avec le Dr Paul Bowden, selon les comptes rendus du Guardian et la notice de Crime+Investigation.

Pour le Dr MacKeith, l'accusé souffrait d'un trouble grave de la personnalité qui diminuait substantiellement sa responsabilité. Le Dr Gallwey estimait que ce trouble l'empêchait de former l'intention requise pour un meurtre. Le Dr Bowden a soutenu au contraire, selon le Guardian du 1er novembre 1983 et Wikipédia, que Nilsen n'était atteint d'aucune maladie mentale au sens de la loi : anormal, mais manipulateur, capable de nouer des relations et d'organiser ses actes. Le procureur Alan Green a résumé l'enjeu devant le jury : la défense disait qu'il ne pouvait pas s'en empêcher, l'accusation qu'il le pouvait.

Le 4 novembre 1983, après une délibération de plus de douze heures, le jury l'a déclaré coupable des six meurtres par un verdict de majorité de dix voix contre deux, et des deux tentatives. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité, avec une recommandation de peine minimale de vingt-cinq ans. Selon le Guardian, le juge Croom-Johnson a relevé que son état paraissait impossible à soigner et ne justifiait donc pas un internement en hôpital psychiatrique sécurisé. Le verdict écarte la responsabilité atténuée ; il ne vaut pas diagnostic médical.

Diagnostics publiés

Les diagnostics connus sont ceux exposés à l'audience. Le Dr MacKeith aurait décrit, selon le Guardian du 28 octobre 1983 et Wikipédia, un trouble grave de la personnalité « sans nom », non spécifié, mêlant des traits paranoïaques, schizoïdes et narcissiques, avec un sentiment d'identité altéré et une difficulté à exprimer d'autres émotions que la colère. Le Dr Gallwey aurait partagé ce constat et parlé d'un « faux self » : une façade normale derrière laquelle se produiraient des épisodes de désorganisation schizoïde, selon le Guardian et Crime+Investigation. Le Dr Bowden aurait conclu à l'absence de trouble mental au sens légal. Le jury a tranché en faveur de cette dernière lecture, ce qui ne dit rien de la validité clinique des autres.

Parcours documenté

Né le 23 novembre 1945 à Fraserburgh, en Écosse, Dennis Nilsen a grandi sans son père, un soldat norvégien que sa mère a quitté peu après la guerre, et a été très attaché à son grand-père, pêcheur, mort au début des années 1950, selon le Guardian de 1983 et Wikipédia. Il s'est engagé dans l'armée à seize ans et a servi onze ans dans l'Army Catering Corps, avant un bref passage dans la police métropolitaine en 1973, puis dans les agences pour l'emploi. Les psychiatres de la défense ont insisté sur la solitude de son enfance et sur l'alcool, présent depuis l'armée. Plusieurs auteurs y voient des éléments de compréhension ; aucun lien de cause à effet avec les crimes n'a été établi.

La biographie de référence est celle de Brian Masters, Killing for Company (1985), écrite avec la coopération de Nilsen et à partir de ses cahiers de prison, selon l'éditeur Penguin et le Daily Telegraph. Elle a reçu le Gold Dagger de la non-fiction et ne prétend pas poser de diagnostic.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. Dans des lettres écrites en détention avant le procès, Nilsen disait ne pas connaître lui-même le mobile de ses actes, évoquait l'alcool, « l'isolement social total » et la recherche d'une identité, et écrivait n'avoir « pas de larmes » pour ses victimes, selon le Guardian du 26 octobre 1983 et Wikipédia. Il a ensuite rempli en prison des milliers de pages, plus de cinquante cahiers selon Biography.com, et enregistré des cassettes dans sa cellule, utilisées par le documentaire Memories of a Murderer (2021). Le Press and Journal a reproché à ces enregistrements leur complaisance envers lui-même. Son autobiographie, History of a Drowning Boy, n'a paru qu'en 2021, après sa mort, et largement expurgée, selon PinkNews.

Lectures criminologiques

La justice a retenu six meurtres et deux tentatives de meurtre sur de jeunes hommes rencontrés dans des pubs du centre de Londres et invités chez lui, souvent sans domicile ou isolés ; le mode opératoire retenu est celui de crimes commis à son domicile, à Cricklewood puis à Muswell Hill. Aucun mobile simple n'a été établi : l'accusation soutenait, selon le Guardian, qu'il choisissait qui tuer et le faisait par plaisir ; la défense, qu'il agissait sous l'emprise de son trouble. Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée nommément dans les sources que nous avons consultées. Sur les limites de ces classements, voir notre article sur le profilage criminel.

Ce qu'on ne sait pas

Le désaccord entre experts n'a jamais été levé : le jury a écarté la responsabilité atténuée à dix voix contre deux, non à l'unanimité. Selon Nick Davies, dans le Guardian du 5 novembre 1983, l'un des psychiatres aurait confié en privé ne pas parvenir à le classer. Ce que l'on sait de ses motivations repose largement sur ses propres écrits, abondants et changeants. Le nombre exact de ses victimes et l'identité de plusieurs d'entre elles restent inconnus.

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait Dennis Nilsen ?

La justice a retenu six meurtres et deux tentatives de meurtre, jugés à l'Old Bailey en novembre 1983 : ce sont ses victimes confirmées. Nilsen avait avoué entre douze et seize meurtres selon les comptes rendus, le plus souvent une quinzaine. L'écart tient au fait que plusieurs victimes n'ont jamais été identifiées : selon le Guardian de l'époque, seules sept des quinze victimes avouées l'étaient au moment du verdict.

Comment Dennis Nilsen a-t-il été découvert ?

Par hasard. Début février 1983, les locataires de l'immeuble de Cranley Gardens, à Muswell Hill, ont fait appel à une entreprise de débouchage pour des canalisations obstruées. Le technicien y a trouvé des restes humains. Nilsen a été arrêté le 9 février 1983 et a reconnu les faits presque aussitôt. Aucune enquête n'avait jusque-là été ouverte, car la plupart des disparitions n'avaient pas été signalées.

Quand et comment Dennis Nilsen est-il mort ?

Dennis Nilsen est mort le 12 mai 2018, à soixante-douze ans, à l'hôpital d'York, où il avait été transféré deux jours plus tôt depuis la prison de haute sécurité de Full Sutton. Les premières dépêches situaient le décès à la prison ; l'enquête du coroner a établi qu'il était survenu à l'hôpital, de causes naturelles, après une opération d'un anévrisme de l'aorte abdominale.

La série « Des » est-elle fidèle à l'affaire ?

Des, diffusée sur ITV en septembre 2020 avec David Tennant, est une fiction fondée sur l'affaire. Elle suit l'enquête du point de vue du policier chargé du dossier et du biographe Brian Masters, dont le livre Killing for Company (1985) fait référence. La critique du BFI lui a reproché de laisser les victimes au second plan. Pour les faits, mieux vaut lire le livre de Brian Masters, traduit en 1993 sous le titre Rendez-vous mortels.

Pour aller plus loin : documentaires, séries, livres et podcasts

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Nilsen confessed to police he had killed up to 16 men (Nick Davies, 24 octobre 1983), The Guardian (archive republiée par l'auteur)
  2. Psychiatrist backs Crown case that Nilsen is not mentally ill (1er novembre 1983), The Guardian (archive republiée par l'auteur)
  3. Nilsen is convicted of murder and jailed for life (5 novembre 1983), The Guardian (archive republiée par l'auteur)
  4. Nilsen, the invisible murderer (5 novembre 1983), The Guardian (archive republiée par l'auteur)
  5. Dennis Nilsen: Clogged drains, a severed head and a killer from Fraserburgh (16 février 2023), Press and Journal
  6. On This Day, 1983: When Dennis Nilsen was first charged with murder (12 février 2024), Press and Journal
  7. Serial killer Dennis Nilsen dies aged 72 (12 mai 2018), ITV News
  8. Coroner releases killer Dennis Nilsen's body for burial (19 mai 2018), The Scotsman
  9. Serial killer Dennis Nilsen died in York Hospital, coroner reveals (18 mai 2018), YorkMix
  10. Woman living in Dublin told her brother was first victim of killer (13 janvier 2006), The Irish Times
  11. Serial killer talks about his first murder (Evening Standard, 11 novembre 2006), Gulf News
  12. R (Nilsen) v Governor of HMP Full Sutton [2004] EWCA Civ 1540, 5RB
  13. R (Nilsen) v Governor of HMP Full Sutton (arrêt du 17 novembre 2004), CaseMine
  14. Police failed Dennis Nilsen's victims. Decades later, little has changed (Peter Tatchell, tribune, 24 janvier 2022), The Guardian
  15. Des and the neglect of Dennis Nilsen's victims (Alex Davidson, 18 septembre 2020), BFI, Sight and Sound
  16. Dennis Nilsen's autobiography published (29 janvier 2021), PinkNews
  17. Killing for Company, by Brian Masters (compte rendu), The British Journal of Psychiatry (Cambridge Core)
  18. Rendez-vous mortels (Brian Masters, J'ai lu, 1993), Decitre
  19. Dennis Nilsen : Mémoires d'un meurtrier (fiche), AlloCiné
  20. Des (fiche de la série), AlloCiné
  21. Dennis Nilsen, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres. Psychiatres de la défense nommés (James MacKeith, Patrick Gallwey).

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