Royaume-UniDossier1943-1953Londres

L'affaire John Christie

Par Nathan Penin · Publié le 30 septembre 2026 · mis à jour le 1er octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre 1943 et 1953, John Reginald Halliday Christie a tué au moins six femmes, dont son épouse, dans son logement du 10 Rillington Place, à Notting Hill. En 1950, son voisin du dessus, Timothy Evans, avait été pendu pour le meurtre de sa fille, âgée d'un peu plus d'un an, sur la foi notamment du témoignage de Christie. Arrêté en mars 1953, Christie a été condamné à mort pour le seul meurtre de sa femme et pendu à Pentonville le 15 juillet 1953. La réhabilitation posthume d'Evans, en 1966, a fait de l'affaire l'un des arguments majeurs de l'abolition de la peine de mort au Royaume-Uni.

Les faits

Entre août 1943 et mars 1953, John Reginald Halliday Christie a tué au moins six femmes dans le logement qu'il occupait au rez-de-chaussée du 10 Rillington Place, une petite rue ouvrière de Notting Hill, dans l'ouest de Londres : Ruth Fuerst en 1943, Muriel Eady en 1944, son épouse Ethel en décembre 1952, puis, en quelques semaines au début de 1953, Rita Nelson, Kathleen Maloney et Hectorina MacLennan. Il a aussi avoué, pendant l'enquête, le meurtre de Beryl Evans, sa voisine du dernier étage, morte en novembre 1949. Il n'a en revanche pas reconnu la mort de la fille de celle-ci, âgée d'un peu plus d'un an, qu'il a pour l'essentiel niée : cette mort lui a été attribuée par l'enquête publique de 1965-1966, puis par les conclusions officielles de 2003 et de 2004.

C'est tout le poids de l'affaire : pour la mort de l'enfant, c'est son père, Timothy Evans, un jeune homme de 25 ans, qui avait été jugé, condamné et pendu en 1950. Christie, ancien policier auxiliaire au passé judiciaire chargé (vols, violences) dans l'entre-deux-guerres, avait été l'un des principaux témoins de l'accusation. Le mobile de ses crimes est décrit comme sexuel par les sources ; la justice, qui ne l'a jugé que pour le meurtre de sa femme, n'a pas eu à le qualifier.

Comment l'enquête a abouti

L'affaire a connu deux enquêtes à trois ans d'intervalle, dans la même maison. La première commence le 30 novembre 1949 au commissariat de Merthyr Tydfil, au pays de Galles, où Timothy Evans se présente pour déclarer la mort de sa femme. Les corps de Beryl Evans et de sa fille sont retrouvés début décembre à Rillington Place. Evans multiplie les déclarations contradictoires, puis accuse Christie. La police ne s'intéresse pas au voisin du dessous, témoin coopératif et ancien policier. Evans est jugé en janvier 1950 pour le seul meurtre de sa fille et pendu le 9 mars.

La seconde enquête s'ouvre par hasard. Vers le 20 mars 1953, Christie quitte l'appartement. Quelques jours plus tard, un nouvel occupant découvre des corps dans la cuisine ; la police trouve dans la maison et le jardin les restes de six femmes, dont celui d'Ethel Christie. Le 31 mars, Christie est arrêté sur les quais de la Tamise, près du pont de Putney.

En garde à vue, Christie avoue d'abord le meurtre de sa femme, puis ceux des autres femmes retrouvées chez lui. Au printemps, il avoue aussi avoir tué Beryl Evans. Ces aveux posent une question que les autorités vont chercher à contenir : si Christie a tué Beryl Evans dans cette maison, qui a tué l'enfant, pour laquelle un autre homme a été exécuté ?

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de John Reginald Halliday Christie près de Halifax, dans le Yorkshire de l'Ouest.
  2. Christie, ancien combattant de 1914-1918 plusieurs fois condamné pour vols et violences dans l'entre-deux-guerres, vit avec son épouse Ethel au rez-de-chaussée du 10 Rillington Place. Pendant la guerre, il sert comme policier auxiliaire (War Reserve Police).
  3. Meurtre de Ruth Fuerst, le premier que Christie avouera en 1953.
  4. Meurtre de Muriel Eady, une collègue de travail.
  5. Mort de Beryl Evans et de sa fille, âgée d'un peu plus d'un an, qui vivaient au dernier étage avec Timothy Evans.
  6. Timothy Evans se présente à la police de Merthyr Tydfil, au pays de Galles, et déclare la mort de sa femme. Les corps de la mère et de l'enfant sont retrouvés début décembre à Rillington Place ; Evans, après des déclarations contradictoires, est inculpé.
  7. Evans est jugé pour le seul meurtre de sa fille. Christie est l'un des principaux témoins de l'accusation. Evans, qui accuse Christie, est condamné à mort.
  8. Timothy Evans, 25 ans, est pendu.
  9. Meurtre d'Ethel Christie, son épouse, 54 ans.
  10. Entre janvier et début mars, meurtres de Rita Nelson, de Kathleen Maloney et d'Hectorina MacLennan. Vers le 20 mars, Christie quitte l'appartement.
  11. Fin mars, un nouveau locataire découvre des corps dans le logement ; les fouilles mettent au jour ceux de six femmes, dans la maison et le jardin.
  12. Christie est arrêté sur les quais de la Tamise, près du pont de Putney.
  13. Au terme d'un procès ouvert le 22 juin, Christie est reconnu coupable du meurtre de sa femme et condamné à mort.
  14. L'enquête confiée par le gouvernement à John Scott Henderson conclut qu'Evans était coupable des deux meurtres et qu'il n'y a pas eu d'erreur judiciaire.
  15. John Christie est pendu.
  16. Le journaliste Ludovic Kennedy publie Ten Rillington Place, qui démonte l'enquête et le procès de 1950.
  17. Adoption du Murder (Abolition of Death Penalty) Act, qui suspend la peine de mort pour meurtre en Grande-Bretagne ; la suspension devient définitive en décembre 1969.
  18. Après le rapport du juge Daniel Brabin, qui estime plus probable qu'improbable qu'Evans n'a pas tué sa fille, le ministre de l'Intérieur Roy Jenkins annonce sa grâce posthume (free pardon).
  19. Le ministère de l'Intérieur indemnise la famille d'Evans ; l'expert indépendant désigné conclut que Beryl Evans a très probablement été tuée par Christie.
  20. La High Court refuse de renvoyer la condamnation devant la cour d'appel, mais juge qu'Evans doit être tenu pour innocent des deux meurtres.

Fiche de l'auteur

John Christie

Il a avoué sept meurtres commis entre 1943 et 1953 : six femmes, dont son épouse, retrouvées dans sa maison du 10 Rillington Place, et Beryl Evans, la femme de son voisin. Un huitième, celui de la fille des Evans, âgée d'un peu plus d'un an, lui est attribué par les conclusions officielles sans qu'il l'ait avoué. Il n'a été jugé et condamné que pour le meurtre de sa femme. Timothy Evans, pendu à tort en 1950 pour la mort de sa fille, a été gracié à titre posthume en 1966 ; l'affaire est devenue un cas d'école dans l'abolition de la peine de mort britannique.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Christie a comparu à l'Old Bailey du 22 au 25 juin 1953, devant le juge Finnemore, pour le seul meurtre de son épouse Ethel. L'accusation n'a retenu qu'un chef, passible à lui seul de la peine de mort, alors que Christie avait avoué six autres meurtres pendant l'enquête. Sa défense n'a pas contesté les faits et a plaidé la folie : en droit anglais, un verdict « coupable mais aliéné » l'aurait fait interner au lieu de l'envoyer à la potence.

Selon les comptes rendus du procès, le médecin de la prison de Brixton, cité par l'accusation, a décrit une personnalité « hystérique », au sens de l'époque, mais a conclu que Christie n'était pas aliéné au sens légal. Le jury a rejeté la défense d'irresponsabilité et l'a déclaré coupable le 25 juin 1953 ; il a été condamné à mort.

Il a été pendu à la prison de Pentonville le 15 juillet 1953, dans la même prison qu'Evans trois ans plus tôt. L'enquête ouverte entre-temps sur le cas Evans a rendu ses conclusions avant l'exécution : elle a écarté les aveux de Christie concernant Beryl Evans, les jugeant peu fiables car intéressés, puisqu'une série de meurtres plus longue appuyait sa défense de folie.

Ce que l'affaire a changé

L'enquête confiée en juillet 1953 à John Scott Henderson, conduite en quelques jours et close avant l'exécution de Christie, a conclu qu'Evans était coupable des deux meurtres et qu'il n'y avait pas eu d'erreur judiciaire. Le livre du journaliste Ludovic Kennedy, Ten Rillington Place (1961), a relancé la contestation et l'affaire est revenue à plusieurs reprises au Parlement. En 1965-1966, une seconde enquête, confiée au juge Daniel Brabin, a rendu une conclusion paradoxale : il était « plus probable qu'improbable » qu'Evans n'ait pas tué sa fille, le seul crime pour lequel il avait été condamné, mais il aurait probablement tué sa femme. Sur cette base, le ministre de l'Intérieur Roy Jenkins a obtenu de la reine une grâce posthume (free pardon), annoncée le 18 octobre 1966 et portant sur la seule condamnation prononcée, celle du meurtre de sa fille. À la Chambre des lords, le gouvernement l'a présentée comme la reconnaissance par l'État qu'Evans avait été mis à mort à tort.

Le dossier ne s'est pas refermé là. En 2003, le ministère de l'Intérieur a versé une indemnisation à la famille d'Evans ; l'expert indépendant chargé de l'évaluer a écarté les conclusions du rapport Brabin : rien n'impliquait Evans dans la mort de sa femme, qui avait « très probablement » été tuée par Christie. En novembre 2004, la High Court a refusé d'ordonner le renvoi de la condamnation devant la cour d'appel, jugeant la démarche disproportionnée pour un condamné exécuté depuis plus d'un demi-siècle, tout en affirmant qu'Evans devait être tenu pour innocent du meurtre de sa femme comme de celui de son enfant. Il n'y a donc jamais eu d'annulation judiciaire de la condamnation, seulement une grâce et des conclusions officielles d'innocence.

L'affaire Evans-Christie, avec celles de Derek Bentley et de Ruth Ellis, a pesé lourd dans le débat sur la peine capitale. Le Murder (Abolition of Death Penalty) Act de 1965 a suspendu pour cinq ans la peine de mort pour meurtre en Grande-Bretagne ; le Parlement a rendu cette suspension définitive en décembre 1969. Quant à la rue, rebaptisée Ruston Close dès 1954, elle a été démolie dans les années 1970, peu après le tournage du film de Richard Fleischer, et n'existe plus sur les plans de Londres.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Au procès ouvert le 22 juin 1953 à l'Old Bailey, Christie n'était jugé que pour le meurtre de son épouse et ne contestait pas les faits. Sa défense, conduite par Derek Curtis-Bennett, a plaidé l'aliénation (insanity) : un verdict de culpabilité assorti d'une reconnaissance de folie l'aurait fait interner au lieu de l'envoyer à la potence. Le débat d'expertise psychiatrique a opposé trois médecins, selon une légende de presse diffusée pendant les audiences et le site documentaire consacré à l'affaire. Pour la défense, le Dr Jack Abbott Hobson, du Middlesex Hospital, a parlé d'une « hystérie grave » (gross hysteria) et estimé que Christie ne savait probablement pas qu'il faisait mal en tuant, ce qui correspondait au critère légal de l'époque ; Time rapporte la même formule. Pour l'accusation, le Dr John Campbell McIntyre Matheson, médecin-chef de la prison de Brixton, a conclu que Christie n'était pas aliéné au sens légal, tout en lui reconnaissant une personnalité « hystérique », au sens qu'avait ce mot dans les années 1950 ; le Dr Desmond Curran, chef du service de psychiatrie de St George's Hospital, également cité par l'accusation, y voyait un caractère profondément anormal plutôt que la victime d'une maladie. Selon Time, le juge Finnemore a rappelé aux jurés que « l'anormal n'est pas nécessairement aliéné ».

Le jury a rejeté la défense d'irresponsabilité après environ une heure et demie de délibéré, le 25 juin 1953. Christie a été pendu à Pentonville le 15 juillet. Ce verdict établit sa responsabilité pénale ; il ne vaut pas diagnostic médical.

Diagnostics publiés

En dehors des dépositions du procès, nous n'avons pu consulter aucune expertise publiée. Le journaliste Ludovic Kennedy, dans Ten Rillington Place (1961), aurait rattaché à une personnalité hystérique, que l'on dirait aujourd'hui histrionique, la manière dont Christie exagérait ses maux pour attirer la compassion, selon la notice de Wikipédia en anglais. C'est la lecture d'un auteur, non un diagnostic clinique.

Parcours documenté

Né en 1899 à Halifax, dans le Yorkshire, Christie est le fils d'un dessinateur de tapis selon EBSCO, que la notice de Wikipédia en anglais décrit comme austère et peu démonstratif. Bon élève, il obtient une bourse pour l'école secondaire de Halifax. Gazé en France pendant la Première Guerre mondiale, il serait resté environ trois ans sans voix, alors que les médecins ne lui trouvaient aucune lésion, selon EBSCO et Wikipédia ; Ludovic Kennedy doutait de l'origine physique de ces troubles. Dans l'entre-deux-guerres, il est condamné à plusieurs reprises pour vols et pour des violences, ce qui ne l'empêche pas d'entrer en 1939 dans la police auxiliaire de guerre. Plusieurs récits mettent en avant des difficultés sexuelles durables. Aucune de ces données ne suffit à expliquer ses crimes, et aucune source consultée n'établit de lien de cause à effet.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence, d'autant qu'il avait intérêt à paraître irresponsable. Christie a raconté ses crimes en termes flous, affirmant qu'il « se souvenait » à peine ou qu'il « avait dû » agir, et il a plaidé une mauvaise mémoire. Il a présenté la mort de sa femme comme un geste destiné à abréger une crise, et aurait dit de certaines victimes qu'elles l'avaient agressé, selon Crime+Investigation. Interrogé sur ses raisons, il aurait répondu qu'il n'y avait « ni raison ni sens », selon Time. Il a avoué le meurtre de Beryl Evans tout en niant celui de l'enfant. Selon la notice de Wikipédia en anglais, il disait avoir éprouvé, enfant, un sentiment de puissance devant le corps de son grand-père défunt ; rien ne permet de le vérifier.

Lectures criminologiques

La justice ne l'ayant jugé que pour le meurtre de son épouse, elle n'a pas eu à qualifier l'ensemble de la série. Les sources décrivent un mode opératoire constant, au domicile, et un mobile sexuel. L'enquête de John Scott Henderson, en juillet 1953, a écarté ses aveux concernant Beryl Evans comme intéressés : une liste plus longue de meurtres servait sa défense de folie. Ce raisonnement a été critiqué, selon la notice de Wikipédia en anglais consacrée à Timothy Evans, puisqu'il retenait en même temps les aveux de celui-ci. Kate Summerscale, dans The Peepshow (2024), insiste sur la vulnérabilité sociale de victimes presque toutes pauvres, selon le Minnesota Star Tribune. Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée nommément dans les sources que nous avons consultées. Sur ce que vaut cette approche, voir notre article sur le profilage criminel.

Ce qu'on ne sait pas

Le nombre exact de victimes reste incertain : Christie a avoué sept meurtres, mais ses aveux, complétés au fil des interrogatoires, étaient intéressés. La mort de Beryl Evans a longtemps divisé : le rapport Brabin de 1966 l'attribuait probablement à Timothy Evans, avant que l'expertise de 2003 et la High Court, en 2004, ne l'imputent très probablement à Christie ; John Eddowes, dans The Two Killers of Rillington Place (1995), a soutenu la culpabilité d'Evans. Les débats de 1953 sur l'hystérie relèvent d'une nosographie aujourd'hui abandonnée, et ses mobiles restent, selon la critique de Kirkus Reviews, « opaques ».

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait John Christie ?

Christie a avoué sept meurtres de femmes commis à Londres entre 1943 et 1953, dont celui de son épouse Ethel, mais il n'a été jugé et condamné que pour ce dernier. Les restes de six femmes ont été retrouvés en 1953 dans la maison du 10 Rillington Place et son jardin. Un huitième décès, celui de la fille de ses voisins Timothy et Beryl Evans, âgée d'un peu plus d'un an, lui a été attribué par l'enquête publique de 1965-1966, puis par les conclusions officielles de 2003 et de 2004, alors qu'il l'avait nié. Voir victimes confirmées.

Timothy Evans était-il innocent ?

Oui, selon les conclusions officielles. Pendu le 9 mars 1950 à Pentonville pour le meurtre de sa fille, Timothy Evans a reçu une grâce posthume (free pardon), annoncée le 18 octobre 1966 après l'enquête du juge Daniel Brabin. En 2003, l'expert chargé d'évaluer l'indemnisation de sa famille a conclu que sa femme avait « très probablement » été tuée par Christie. En novembre 2004, la High Court a jugé qu'Evans devait être tenu pour innocent des deux meurtres, sans renvoyer l'affaire devant la cour d'appel : sa condamnation n'a donc jamais été annulée, seulement couverte par une grâce.

L'affaire Christie a-t-elle conduit à l'abolition de la peine de mort au Royaume-Uni ?

Elle y a fortement contribué, sans en être la seule cause. L'exécution de Timothy Evans en 1950, pour un crime que l'État a ensuite reconnu ne pas pouvoir lui imputer, est devenue, avec d'autres affaires controversées, l'un des arguments majeurs des abolitionnistes. Le Murder (Abolition of Death Penalty) Act de 1965 a suspendu à titre provisoire la peine de mort pour meurtre en Grande-Bretagne ; en décembre 1969, le Parlement a décidé que cette loi n'expirerait pas, rendant l'abolition définitive. Christie, lui, avait été pendu à Pentonville le 15 juillet 1953.

La maison du 10 Rillington Place existe-t-elle encore ?

Non. En 1954, l'année qui a suivi l'exécution de Christie, la rue de Notting Hill a été rebaptisée Ruston Close, et le logement a continué d'être loué. La rue entière a été démolie au début des années 1970, peu après le tournage du film de Richard Fleischer consacré à l'affaire (1971), puis le terrain a été reconstruit. L'adresse du 10 Rillington Place n'existe donc plus sur les plans de Londres.

Pour aller plus loin : séries, films et livres

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. John Reginald Halliday Christie. 10 Rillington Place. Hectorina MacLennan (HO 291/228), The National Archives (UK)
  2. Westlake v Criminal Cases Review Commission [2004] EWHC 2779 (Admin), The National Archives, Find Case Law
  3. Timothy John Evans (Free Pardon), 18 octobre 1966, Hansard, Chambre des communes
  4. The Case of Timothy Evans, 18 octobre 1966, Hansard, Chambre des lords
  5. Murder (Abolition of Death Penalty) Act 1965, 17 décembre 1969, Hansard, Chambre des lords
  6. Murder (Abolition of Death Penalty) Act 1965 (c. 71), legislation.gov.uk
  7. Crime of the Century: The Case of Timothy Evans, HeinOnline, 2021
  8. Criminologist explores the life, trial and execution of Timothy Evans, University of South Wales
  9. John Reginald Halliday Christie, EBSCO Research Starters
  10. Pentonville Prison, London, Capital Punishment UK
  11. Ten Rillington Place: The Home of John Reginald Christie, Murder Map
  12. L'Étrangleur de Rillington Place (Richard Fleischer, 1971), La Cinémathèque française
  13. John Christie (serial killer), Wikipedia (en)
  14. Timothy Evans, Wikipedia (en)
  15. 10 Rillington Place (film), Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.
  • — Date de naissance ramenée à l'année (le jour n'est donné que par une source). Nombre de victimes harmonisé avec la notice et le globe : sept meurtres avoués retenus comme victimes confirmées, un huitième (la fille des Evans) compté parmi les victimes suspectées.
  • — Questions fréquentes ajoutées (nombre de victimes, innocence de Timothy Evans, abolition de la peine de mort, sort du 10 Rillington Place), avec leurs sources.

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