ItalieDossier1997-1998Ligurie, Piémont
L'affaire Donato Bilancia
Entre la mi-octobre 1997 et le 20 avril 1998, Donato Bilancia, un joueur génois de 46 ans connu des cercles de jeu clandestins, a tué dix-sept personnes en Ligurie et dans le sud du Piémont. Deux meurtres commis en une semaine dans des trains de la côte ont fait naître une peur durable sur la Riviera. Identifié grâce à une Mercedes noire puis à son ADN, il a été arrêté à Gênes le 6 mai 1998 et a avoué. Condamné en 2000 à treize réclusions à perpétuité, peine confirmée en appel puis en cassation, il est mort du Covid-19 à Padoue, en détention, le 17 décembre 2020.
Les faits
Entre la mi-octobre 1997 et le 20 avril 1998, Donato Bilancia a tué dix-sept personnes en Ligurie et dans le sud du Piémont, le plus souvent par arme à feu. La série a duré à peine plus de six mois. Les premières victimes appartenaient à son propre entourage : des relations des tripots clandestins de Gênes, puis un couple de bijoutiers et des changeurs de devises, tués pour être volés. À partir de mars 1998, la série change de nature : trois travailleuses du sexe et deux gardiens de nuit sont tués, puis, en avril, deux femmes voyageant seules dans des trains de la côte ligure, une quatrième travailleuse du sexe et un pompiste. Une femme blessée en mars près de Novi Ligure a survécu.
Né en 1951 à Potenza, Bilancia avait grandi en Ligurie. Connu de la police pour des vols depuis l'adolescence, il vivait à Gênes de cambriolages et de jeu, sous le surnom de « Walter » dans les cercles de jeu clandestins. Selon ses propres déclarations, reprises par la presse, il aurait décidé de tuer après s'être estimé escroqué et humilié lors d'une partie truquée ; les meurtres suivants auraient d'abord visé à éliminer des témoins ou à voler, avant de s'étendre à des victimes choisies au hasard. Le mobile n'a jamais été univoque, ce qui a longtemps compliqué l'enquête.
Comment l'enquête a abouti
Pendant plusieurs mois, les crimes n'ont pas été reliés entre eux. Ils étaient dispersés sur plus de deux cents kilomètres, entre la frontière française et le Piémont, relevaient de parquets différents et visaient des victimes sans lien apparent. Le tout premier meurtre avait même été classé comme un décès naturel. C'est la balistique qui a fait basculer l'enquête : au printemps 1998, les experts du RIS de Parme, le laboratoire scientifique des carabiniers, établissent que les projectiles retrouvés sur plusieurs scènes de mars proviennent de la même arme, un revolver de calibre 38.
Le témoignage de la survivante de Novi Ligure fournit ensuite un portrait-robot et la description d'une voiture, une Mercedes noire, dont elle a retenu une partie de la plaque. Les deux meurtres commis dans les trains, les 12 et 18 avril, provoquent une émotion nationale et conduisent à la constitution d'une équipe d'enquête commune. La piste de la voiture aboutit par un détour : l'ancien propriétaire de la Mercedes, qui l'avait vendue à Bilancia sans que le changement de propriétaire soit enregistré, recevait des avis de contravention pour des péages d'autoroute non payés. Il s'en est ouvert à la justice, et le nom de l'acheteur est apparu.
Placé sous surveillance, Bilancia est suivi pendant plusieurs jours. Des carabiniers en civil récupèrent une tasse de café dont il s'est servi dans un bar (et, selon certaines sources, un mégot) : le profil ADN obtenu correspond à celui relevé sur l'une des scènes des trains. Il est arrêté à Gênes le 6 mai 1998, et le revolver est saisi chez lui. En quelques jours, il passe aux aveux pour les dix-sept meurtres, y compris ceux que les enquêteurs ne lui attribuaient pas encore.
Chronologie de l'affaire
- Naissance de Donato Bilancia à Potenza, en Basilicate. Sa famille s'installe ensuite en Ligurie ; adulte, il vit à Gênes de petits vols et fréquente assidûment les tripots clandestins.
- À la mi-octobre, un homme du milieu des jeux clandestins est tué à son domicile ; sa mort est d'abord attribuée à une cause naturelle. Dans les deux semaines suivantes, un couple lié au même milieu, puis un couple de bijoutiers sont tués à leur tour.
- Un changeur de devises est tué et volé à Vintimille, près de la frontière française. Un second changeur y sera tué au printemps 1998.
- Un gardien de nuit est tué à Gênes. À ce stade, rien ne relie encore officiellement ces affaires entre elles.
- Deux travailleuses du sexe sont tuées à Cogoleto, au début et à la fin du mois. La comparaison balistique des projectiles établit qu'une même arme a servi.
- Une autre travailleuse du sexe est tuée près de Pietra Ligure.
- Deux gardiens de nuit sont tués près de Novi Ligure. Une femme, blessée, survit : son témoignage fournit un portrait-robot et la description d'une Mercedes noire.
- Une infirmière voyageant seule est tuée à bord d'un train Intercity parti de La Spezia. L'affaire suscite une vive émotion dans tout le pays.
- À la mi-avril, une travailleuse du sexe est tuée sur la route entre Albenga et Ceriale.
- Une jeune femme voyageant seule est tuée à bord d'un train de la ligne côtière Gênes-Vintimille. Deux meurtres dans les trains en une semaine : la peur gagne la Riviera.
- Un pompiste est tué et volé sur une aire de service de l'autoroute. C'est le dernier des dix-sept meurtres retenus par la justice.
- Après plusieurs jours de filature et un prélèvement d'ADN à son insu, Bilancia est arrêté à Gênes. Un revolver est saisi. Dans les jours qui suivent, il avoue les dix-sept meurtres, y compris le premier, que personne ne lui attribuait.
- La cour d'assises de Gênes le condamne à treize peines de réclusion à perpétuité (ergastolo) pour les dix-sept meurtres, et à seize ans de réclusion pour la tentative de meurtre.
- La cour d'assises d'appel de Gênes confirme la condamnation. La Cour de cassation la rendra ensuite définitive.
- Après une vingtaine d'années de détention, il obtient une première sortie, sous forte escorte, pour se rendre sur la tombe de ses parents à Nizza Monferrato (Piémont). La même année, la Cour de cassation rejette sa demande de voir ses perpétuités ramenées à trente ans.
- Le magistrat de surveillance de Padoue refuse une nouvelle permission de sortie, en invoquant sa dangerosité sociale et l'absence de parcours psychothérapeutique.
- Contaminé lors d'un foyer de Covid-19 à la prison, Donato Bilancia meurt à Padoue à 69 ans. Sa condamnation était définitive depuis près de vingt ans.
Fiche de l'auteur
Donato Bilancia « Le tueur des trains »
En six mois, entre octobre 1997 et avril 1998, il a tué dix-sept personnes en Ligurie et dans le sud du Piémont, notamment à bord de trains. Identifié grâce à sa voiture, décrite par des témoins, puis confondu par son ADN, il a été arrêté à Gênes en mai 1998 et a avoué. Condamné en 2000 à treize réclusions à perpétuité, il est mort du Covid-19 à la prison de Padoue en décembre 2020.
Les lieux liés à l'affaire
- Gênes — Domicile de Bilancia ; premiers meurtres (octobre 1997 - janvier 1998), arrestation (6 mai 1998), procès devant la cour d'assises (2000)
- Vintimille — Meurtres de deux changeurs de devises (novembre 1997 et printemps 1998)
- Cogoleto — Meurtres de deux travailleuses du sexe (mars 1998)
- Pietra Ligure — Meurtre d'une travailleuse du sexe (mars 1998)
- Novi Ligure (Piémont) — Meurtres de deux gardiens de nuit ; une femme blessée survit et décrit l'agresseur et sa voiture (mars 1998)
- La Spezia, ligne vers Venise — Meurtre d'une voyageuse à bord d'un train Intercity parti de La Spezia (12 avril 1998)
- Albenga — Meurtre d'une travailleuse du sexe sur la route d'Albenga à Ceriale (avril 1998)
- Ligne côtière Gênes-Vintimille — Meurtre d'une voyageuse à bord d'un train régional (18 avril 1998) ; point placé à Savone, à titre indicatif
- Santo Stefano al Mare — Meurtre d'un pompiste sur une aire de l'autoroute des Fleurs (20 avril 1998), le dernier retenu
- Padoue, prison des Due Palazzi — Lieu de détention de Bilancia pendant ses dernières années ; mort du Covid-19 le 17 décembre 2020
Le procès et le verdict
Le procès de Donato Bilancia s'est tenu devant la cour d'assises de Gênes et s'est achevé le 12 avril 2000, deux ans jour pour jour après le premier meurtre commis dans un train. L'accusé, qui avait fait des aveux circonstanciés dès les jours suivant son arrestation, ne contestait pas les faits pour l'essentiel. L'audience a surtout porté sur sa responsabilité : plusieurs expertises psychiatriques ont été versées au dossier, et la cour l'aurait jugé, selon les comptes rendus du procès, pleinement capable de comprendre et de vouloir ses actes.
Le verdict l'a déclaré coupable de dix-sept meurtres et d'une tentative de meurtre. La cour a prononcé treize peines de réclusion à perpétuité (l'ergastolo italien, certains faits commis le même jour étant regroupés), assorties d'une période d'isolement diurne, et seize ans de réclusion pour la tentative. Les sources divergent sur le total des peines temporaires, certaines évoquant vingt ou vingt-huit ans en cumulant d'autres infractions ; le chiffre de seize ans pour la tentative est celui que retient l'ANSA.
La cour d'assises d'appel de Gênes a confirmé la condamnation en 2001, puis la Cour de cassation l'a rendue définitive. Donato Bilancia a donc purgé une condamnation définitive. En 2017, il a encore tenté d'obtenir la conversion de ses perpétuités en trente ans de réclusion, en s'appuyant sur une jurisprudence européenne relative à la procédure abrégée ; la Cour de cassation a rejeté cette demande.
Ce que l'affaire a changé
L'affaire a d'abord été vécue comme une peur collective. En avril 1998, les deux meurtres commis dans des trains de la Riviera ont fait des voyages en train, en particulier pour les femmes seules, un sujet d'inquiétude nationale ; la presse a alors parlé du « serial killer dei treni », le tueur des trains, et du « mostro della Liguria ». Elle a aussi montré les limites d'une enquête éclatée entre plusieurs parquets et services : il a fallu plusieurs mois, et un rapprochement balistique, pour que des crimes dispersés soient reconnus comme l'œuvre d'un seul tueur en série. L'identification par un prélèvement d'ADN discret, recoupé avec la balistique, a été présentée par la presse italienne comme un succès marquant de la police scientifique.
L'affaire a ensuite nourri le débat italien sur la perpétuité. En 2004, l'interview de Bilancia dans Domenica in, une émission de divertissement de Rai 1, a suscité une vive polémique. En détention, il a obtenu un diplôme de comptabilité, s'est inscrit à l'université de Padoue et a financé sur sa pension la scolarité d'enfants handicapés. Sa première sortie encadrée, en novembre 2017, a été vivement critiquée par une partie de la presse, tandis que le refus d'une nouvelle permission en 2019, au nom de sa dangerosité, a été salué par d'autres. Lui-même dénonçait, dans une lettre publiée après sa mort, un « ergastolo mediatico », une perpétuité médiatique s'ajoutant à la peine judiciaire.
Sa mort du Covid-19, en décembre 2020, dans une prison touchée par l'épidémie, a relancé la question des conditions sanitaires en détention. Selon plusieurs médias, il aurait refusé une partie des soins, déçu par le rejet de ses demandes de sortie.
Profil psychologique : ce que disent les experts
Expertises judiciaires
Le procès de Gênes a surtout porté sur l'imputabilité de l'accusé : en droit italien, sa capacité de comprendre et de vouloir. Trois groupes d'experts se sont succédé, d'après le jugement du 12 avril 2000. Pendant l'enquête, le parquet a confié une consultation aux professeurs Romolo Rossi et Francesco De Fazio : entretiens, examens cérébraux et tests psychologiques n'ont montré, selon eux, ni lésion organique ni psychose, et la capacité de choisir restait entière. Les consultants de la défense, Elio Di Marco et Giacomo Canepa, soutenaient au contraire que ses troubles avaient aboli ou gravement diminué sa capacité de vouloir. La cour a alors ordonné sa propre expertise psychiatrique : les professeurs Pier Luigi Ponti et Ugo Fornari et le docteur Giacomo Mongodi ont rencontré l'accusé à cinq reprises à la prison de Chiavari. Entendus en février 2000, ils ont déclaré n'avoir constaté aucune pathologie mentale, ni lors de leur examen ni avant le premier meurtre.
La défense demandait que l'accusé soit déclaré non punissable pour incapacité totale, l'équivalent italien de l'irresponsabilité pénale. La cour d'assises a écarté cette thèse, l'a jugé pleinement imputable, a refusé les circonstances atténuantes et prononcé treize peines de réclusion à perpétuité, confirmées en appel en 2001 puis en cassation. Ce verdict tranche la responsabilité ; il ne vaut pas diagnostic médical.
Diagnostics publiés
À l'audience, Romolo Rossi aurait décrit, selon le jugement, un trouble de la personnalité à plusieurs composantes, dominé par des traits dits « borderline » et narcissiques. Le texte de la consultation remise au parquet, mis en ligne par la revue Psychiatry on line Italia et que Gabriela Alarcón attribue à Rossi et De Fazio dans une étude de 2016, écarte psychose, trouble de l'humeur et trouble dissociatif ; il parle de « narcissisme malin », rattaché à une blessure narcissique ancienne. Pour la défense, selon le seul jugement, Elio Di Marco aurait retenu des aspects paranoïaques, antisociaux, narcissiques et borderline, et Giacomo Canepa un « développement paranoïaque ». Dans ses motifs sur la peine, la cour évoque un narcissisme et un « trouble antisocial de la personnalité », qu'elle refuse de compter comme atténuation. Ces termes décrivent une personnalité : ni les consultants du parquet ni les experts de la cour n'y ont vu une maladie mentale au sens du droit pénal.
Parcours documenté
Né le 10 juillet 1951 à Potenza, Donato Bilancia est arrivé enfant dans le nord de l'Italie avec sa famille. Le jugement retrace des condamnations pour vols et vols avec violence entre 1971 et 1983, puis aucune activité délinquante signalée après 1988. Il mentionne deux accidents de la route, en 1972 et en 1990, sans séquelle psychique documentée ; les témoins entendus ont exclu tout suivi psychiatrique avant l'arrestation. La cour le décrit comme un joueur compulsif. En mars 1987, son frère aîné s'est donné la mort, entraînant son jeune fils avec lui. Des consultants y ont vu la perte de son seul lien affectif : c'est une lecture d'experts, aucune causalité n'est établie.
Ce qu'il a dit de lui-même
Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. Aux experts, Bilancia a décrit un père distant et des humiliations subies dans l'enfance ; ce récit ne repose que sur sa parole. Aux magistrats, il a dit avoir agi dans un état anormal, évoquant une « fascia di fuoco » sur le front et des meurtres restés pour lui dans le brouillard. La cour lui a opposé les témoins qui l'avaient vu se comporter normalement pendant ces mois, et a retenu qu'il gardait une conscience lucide de ses actes. En détention, il soutenait encore avoir été « possédé » par une maladie, selon Il Fatto Quotidiano. Dans un texte écrit en 2015 et publié après sa mort par Il Dubbio, il reconnaît des faits « gravissimi » et dénonce un « ergastolo mediatico ».
Lectures criminologiques
La justice n'a pas retenu de mobile unique. Selon les motifs du jugement, seuls les deux premiers épisodes relevaient d'un projet arrêté à l'avance, visant des hommes du milieu du jeu dont il se disait trahi ; les meurtres suivants forment des épisodes autonomes. Le mode opératoire, lui, a peu varié : la même arme à feu a servi pour la plupart des meurtres.
Le criminologue Mattia Curti, dans une monographie en ligne non datée, le classe parmi les tueurs « dominateurs » et « hédonistes » de type organisé ; ces catégories descriptives n'ont pas de valeur prédictive, et un même cas en chevauche souvent plusieurs, comme ici. Le psychiatre Vittorino Andreoli, qui lui consacre un chapitre d'Il lato oscuro (2002), aurait jugé, selon Curti, que ce cas mettait en échec les théories criminologiques. Gabriela Alarcón reproche pour sa part aux experts d'user de notions cliniques comme d'un simple vocabulaire descriptif. Sur les limites de ces approches, voir notre article sur le profilage criminel.
Ce qu'on ne sait pas
Les experts se sont opposés sur l'essentiel : incapacité de vouloir pour la défense, pleine capacité pour le parquet et pour le collège de la cour. Ce qui a fait basculer dans l'homicide, à quarante-six ans, un homme condamné jusque-là pour des vols reste discuté. Le rôle d'Andreoli est mal établi : rencontre d'expert après la condamnation pour Il Fatto Quotidiano, consultation en appel pour Curti. En 2019, le magistrat de surveillance de Padoue relevait encore l'absence de parcours psychothérapeutique, et la psychologue qui le suivait doutait de sa capacité à contenir frustration et colère hors de prison.
Questions fréquentes
Combien de victimes a fait Donato Bilancia ?
Donato Bilancia a été reconnu coupable de dix-sept meurtres, commis entre la mi-octobre 1997 et le 20 avril 1998 en Ligurie et dans le sud du Piémont, ainsi que d'une tentative de meurtre. Le 12 avril 2000, la cour d'assises de Gênes l'a condamné à treize peines de réclusion à perpétuité et à seize ans de réclusion pour la tentative. La condamnation a été confirmée en appel en 2001, puis par la Cour de cassation. Aucune autre victime n'a été établie.
Comment Donato Bilancia a-t-il été arrêté ?
Il a été identifié par le recoupement de plusieurs pistes, puis arrêté à Gênes le 6 mai 1998. Une survivante avait décrit l'agresseur et une Mercedes noire, dont la piste a conduit les enquêteurs jusqu'à lui. Placé sous surveillance, il a laissé dans un bar une tasse de café sur laquelle les carabiniers ont recueilli sa salive : le profil ADN établi par le laboratoire du RIS de Parme correspondait à une trace relevée sur l'une des scènes des trains. Il a ensuite avoué les dix-sept meurtres.
Quand et comment Donato Bilancia est-il mort ?
Donato Bilancia est mort le 17 décembre 2020, à 69 ans, à la prison des Due Palazzi de Padoue, où il purgeait sa peine. Il avait contracté le Covid-19 lors d'un foyer épidémique dans l'établissement. Sa condamnation définitive, prononcée pour dix-sept meurtres, remontait alors à près de vingt ans : il est mort en détention, sans avoir obtenu de libération.
Pourquoi Donato Bilancia a-t-il été appelé « le tueur des trains » ?
Parce que deux de ses dix-sept meurtres ont été commis à bord de trains de la côte ligure, à une semaine d'intervalle, en avril 1998 : les victimes étaient deux femmes qui voyageaient seules. Ces faits ont suscité une émotion nationale en Italie et une inquiétude durable sur la Riviera ; la presse a alors parlé du « serial killer dei treni », le tueur des trains. Le surnom ne reflète qu'une partie de la série : la plupart des victimes ont été tuées ailleurs, à Gênes, à Vintimille ou au bord des routes.
Pour aller plus loin : documentaires, séries, livres et podcasts
Sélection informative, sans lien affilié.
- Documentaire Le tre vite di Donato Bilancia (Rai 2 / Rai Documentari (collection « L'Italia criminale »), réalisation Pino Corrias et Renato Pezzini, 2022) — Documentaire en italien retraçant le parcours de Bilancia, du jeu clandestin aux vingt ans de détention. Aucune ressource française consacrée à l'affaire n'a pu être identifiée. Lien non affilié.
- Documentaire Stelle nere — Donato Bilancia : il killer dei treni (Rai 3, 2015) — Épisode d'une heure de la série documentaire de Rai 3, centré sur les meurtres d'avril 1998 et l'enquête. En italien. Lien non affilié.
- Podcast Indagini — Liguria Piemonte, ottobre 1997 - aprile 1998 (deux parties) (Il Post, par Stefano Nazzi, 2024) — Récit journalistique sobre de l'enquête, par le podcast d'enquête du quotidien en ligne Il Post. En italien. Lien non affilié.
- Livre Diciassette omicidi per caso. Storia vera di Donato Bilancia, il serial killer dei treni, Ilaria Cavo (Mondadori, 2006) — Enquête d'une journaliste génoise, fondée sur des entretiens en prison et sur le point de vue de l'accusation. Non traduit en français.
- Série Ultima pallottola (Canale 5, réalisation Michele Soavi, 2003) — Mini-série de fiction librement inspirée de l'enquête ; ce n'est pas une reconstitution. Lien non affilié.
Sources
- Donato Bilancia, Wikipedia (it)
- Donato Bilancia, Wikipedia (en)
- Covid: morto Donato Bilancia, serial killer dei treni, ANSA, 17 décembre 2020
- Donato Bilancia morto di Covid a 69 anni: il serial killer era nel carcere di Padova, Il Fatto Quotidiano, 17 décembre 2020
- Morto per Covid Donato Bilancia, il serial killer dei treni che terrorizzò l'Italia, Quotidiano.net, décembre 2020
- Padova. Covid, il serial killer Bilancia: scontava 13 ergastoli (reprise d'Il Gazzettino, 18 décembre 2020), Ristretti Orizzonti
- Donato Bilancia, il più celebre serial killer italiano tradito dalla saliva sulla tazzina del caffè, LiberaTV (Suisse italienne)
- Le tre vite di Donato Bilancia, il serial killer condannato a 13 ergastoli accusato di 17 omicidi, Fanpage.it
- Chi era Donato Bilancia: gli omicidi, l'arresto e le cause della morte, TPI
- Donato Bilancia, primo permesso di uscire dal carcere dopo 20 anni, Il Fatto Quotidiano, 15 novembre 2017
- Il giudice di sorveglianza nega permesso premio al serial killer Donato Bilancia, Genova Quotidiana, 4 septembre 2019
- Donato Bilancia scrisse: « Condannato anche all'ergastolo mediatico », Il Dubbio
- Archivio storico — Donato Bilancia chiede il processo d'appello (2001), Primocanale
- Monografie seriali : Donato Bilancia, gnōthi seautón (blog de criminologie)
- Le tre vite di Donato Bilancia : presentazione docufilm Rai2, TvBlog, octobre 2022
- Diciassette omicidi per caso (notice), Google Books
- 5 anni dalla morte di Donato Bilancia a Padova, la storia del killer e delle sue 17 vittime, Sky TG24, 17 décembre 2025
Corrections et mises à jour
- — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.
- — Questions fréquentes ajoutées (nombre de victimes, arrestation, décès, surnom de « tueur des trains »), avec leurs sources.
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