BelgiqueDossier1954-1981Wallonie (Namur, Luxembourg, Brabant wallon, Liège)
L'affaire Nestor Pirotte
Entre 1954 et 1981, Nestor Pirotte, fils d'un garde-chasse de la région namuroise, qui se faisait passer pour un comte, a tué trois personnes en Wallonie. Condamné à mort en 1955 par la justice militaire pour le meurtre de sa grand-tante, peine commuée, il a été libéré sous condition en mars 1968 et a tué de nouveau quelques semaines plus tard à Genval. Pour ce deuxième meurtre, il n'a pas été jugé : déclaré pénalement irresponsable, il a été interné au titre de la défense sociale. Relâché en 1980, il a été soupçonné, puis mis hors de cause faute de preuves, dans une tuerie à Spa, s'est évadé en août 1981 et a tué un antiquaire bruxellois en septembre. La cour d'assises du Brabant l'a condamné à mort une seconde fois en 1984, peine là encore commuée. Il est mort en détention en juillet 2000.
Les faits
Nestor Pirotte est né le 5 janvier 1933 à Sosoye, près d'Yvoir, dans la province de Namur, fils d'un garde-chasse et d'une couturière. Tout au long de sa vie, il s'est présenté sous de faux titres de noblesse, se faisant appeler comte pour inspirer confiance. À vingt ans, pendant son service militaire, il est condamné pour vol.
En avril 1954, dans la région de Durbuy, il tue sa grand-tante, à qui il voulait soutirer de l'argent. En mai 1968, selon la plupart des sources, quelques semaines après avoir obtenu une libération conditionnelle, il tue à Genval le gérant d'une agence bancaire, qu'il avait abordé sous un faux nom aristocratique. Le 18 septembre 1981, évadé d'un établissement de défense sociale, il tue dans le bois de Lauzelle, à Ottignies, Jean Darmstaedter, un antiquaire bruxellois de trente ans, qu'il avait attiré en se présentant de nouveau comme un comte. Ce sont les trois meurtres que la justice et l'instruction lui ont attribués.
Comment l'enquête a abouti
L'affaire Pirotte n'est pas celle d'un auteur longtemps resté inconnu : les trois meurtres ont été élucidés rapidement, et il a chaque fois été arrêté dans les jours ou les semaines qui ont suivi. Ce qui en fait un dossier à part, c'est l'enchaînement des décisions qui l'ont remis en liberté, et ce qui s'est passé ensuite.
1954-1968 : la condamnation et la première libération. Après le meurtre de sa grand-tante, il est identifié et arrêté quelques jours plus tard. Il effectue alors son service militaire, ce qui explique que la justice militaire le juge. Condamné à mort le 10 octobre 1955, il voit sa peine commuée, comme c'était alors l'usage en Belgique. Le 23 mars 1968, après environ treize ans de détention, il obtient une libération conditionnelle, un mécanisme que la Belgique pratiquait depuis la loi Lejeune de 1888. Entre-temps, selon La DH (2018) et Le Figaro (2008), il avait été transféré en 1957 de la prison vers l'établissement de défense sociale de Tournai, après avoir, d'après ces deux journaux, simulé des troubles mentaux ; aucune des sources consultées ne précise la décision qui a fondé ce transfert.
1968-1980 : l'internement. Le meurtre de Genval suit de quelques semaines : le 14 mai 1968 selon La DH (2018) et Wikipédia, le 14 avril selon La DH (2000), « moins d'un mois » après sa sortie selon L'Avenir. Il est arrêté quelques jours plus tard, le 21 mai selon Wikipédia. Cette fois, il n'est pas renvoyé devant une cour d'assises : son irresponsabilité pénale est retenue et il est interné au titre de la défense sociale, le régime belge réservé aux auteurs d'infractions jugés atteints de troubles mentaux. Il est de nouveau placé, en 1970, à l'établissement de défense sociale de Tournai. La DH et L'Avenir écrivent qu'il se serait fait passer pour fou ; c'est le jugement de la presse, que nous rapportons au conditionnel. Au bout d'une dizaine d'années, il est jugé réinséré : selon La DH, il passe en semi-liberté en septembre 1979, puis est libéré sous condition en mai 1980 ; d'après Wikipédia, il travaille alors comme gérant d'un commerce d'électroménager à Verviers. Les sources de presse emploient l'expression « libéré sous condition » ; s'agissant d'un interné, la décision relevait d'un régime distinct de la libération conditionnelle des condamnés, mais les articles consultés ne précisent ni l'autorité qui l'a prise ni ses motifs.
1980-1981 : Spa, l'évasion, le dernier meurtre. Le 11 décembre 1980, quatre corps sont découverts dans un établissement de Spa, La Vieille France. Pirotte, qui en était un fournisseur, est arrêté en février 1981. Il est relâché au bout de trois mois selon Wikipédia et bénéficie d'un non-lieu, faute de preuves et de témoins selon La DH : il n'a jamais été jugé pour ces faits et ne peut en être tenu pour l'auteur. Réintégré pour non-respect des conditions de sa libération, il est placé à l'établissement de défense sociale de Paifve, près de Liège, d'où il s'évade en août 1981. Le 18 septembre, il tue Jean Darmstaedter à Ottignies. Il est arrêté à Schaerbeek huit jours plus tard selon La DH, le 27 septembre selon Wikipédia, par la police judiciaire de Bruxelles. Le bois de Lauzelle fera ensuite l'objet d'une reconstitution, rappelle L'Avenir.
Chronologie de l'affaire
- Naissance de Nestor Pirotte, fils d'un garde-chasse et d'une couturière.
- À vingt ans, il est condamné pour vol, alors qu'il effectue son service militaire.
- Meurtre de sa grand-tante, à qui il voulait soutirer de l'argent : le 20 avril selon La DH (2018), le 23 selon La DH (2000). Il est arrêté peu après.
- La justice militaire le condamne à mort. Comme c'était alors l'usage en Belgique, la peine est commuée, en travaux forcés à perpétuité selon La DH.
- Selon La DH (2018) et Le Figaro (2008), il est transféré de la prison vers l'établissement de défense sociale de Tournai ; les deux journaux écrivent qu'il aurait simulé des troubles mentaux. La décision qui a fondé ce transfert n'est pas précisée.
- Libération conditionnelle, après environ treize ans de détention.
- Il tue le gérant d'une agence bancaire, le 14 mai selon La DH (2018) et Wikipédia, le 14 avril selon La DH (2000). Arrêté quelques jours plus tard, il est déclaré irresponsable et interné, sans procès.
- Il est de nouveau placé à l'établissement de défense sociale de Tournai, selon La DH et Wikipédia.
- Considéré comme réinséré, il est remis en liberté sous condition, en mai 1980 selon La DH, après une période de semi-liberté.
- Il est arrêté dans l'enquête sur quatre meurtres découverts en décembre 1980 dans un établissement de Spa. Il bénéficiera d'un non-lieu, faute de preuves.
- Réintégré pour non-respect de ses conditions, il s'évade de l'établissement de défense sociale de Paifve, dans la nuit du 2 au 3 août selon Wikipédia.
- Meurtre de Jean Darmstaedter, antiquaire bruxellois de trente ans, qu'il avait attiré en se présentant sous un faux titre de comte.
- Arrestation huit jours plus tard selon La DH, le 27 septembre selon Wikipédia.
- Seconde condamnation à mort, commuée en réclusion à perpétuité. Il ne sera plus libéré.
- Mort de Nestor Pirotte, à soixante-sept ans, d'un malaise cardiaque dans sa cellule.
Fiche de l'auteur
Nestor Pirotte
Condamné pour un meurtre en 1955, il a été interné après un deuxième homicide en 1968, puis condamné de nouveau en 1984 pour un assassinat commis en 1981 à Ottignies, dans le Brabant wallon. Il est mort en détention en 2000.
Les lieux liés à l'affaire
- Sosoye (Yvoir), province de Namur — Naissance de Nestor Pirotte (5 janvier 1933), selon La DH et Wikipédia ; La DH de 2000 indique Namur
- Région de Durbuy, province de Luxembourg — Premier meurtre, celui de sa grand-tante (avril 1954)
- Genval (Rixensart), Brabant wallon — Meurtre du gérant d'une agence bancaire (1968), quelques semaines après sa libération conditionnelle
- Établissement de défense sociale de Tournai — Lieu d'internement : un premier séjour à partir de 1957 selon La DH (2018) et Le Figaro (2008), puis de nouveau à partir de 1970 selon La DH et Wikipédia
- Établissement de défense sociale de Paifve (Juprelle), province de Liège — Évasion en août 1981, selon La DH
- Bois de Lauzelle, Ottignies-Louvain-la-Neuve — Meurtre de Jean Darmstaedter, antiquaire bruxellois (18 septembre 1981)
- Prison de Jamioulx (Ham-sur-Heure-Nalinnes), Hainaut — Mort en détention (29 juillet 2000)
Le procès et le verdict
Nestor Pirotte a connu trois réponses judiciaires distinctes, qu'il faut séparer. Pour le meurtre de sa grand-tante, en 1954, il a été jugé par la justice militaire, compétente parce qu'il accomplissait alors son service, et condamné à mort le 10 octobre 1955. Comme c'était alors l'usage en Belgique, la peine a été commuée en travaux forcés à perpétuité selon La DH, en réclusion à perpétuité selon d'autres comptes rendus. C'est une condamnation définitive.
Pour le meurtre de Genval, en 1968, il n'y a pas eu de procès. Son irresponsabilité pénale a été retenue et il a été placé sous le régime de l'internement prévu par la législation belge de défense sociale, d'abord en milieu psychiatrique, puis à l'établissement de défense sociale de Tournai. La DH et L'Avenir écrivent qu'il aurait simulé des troubles mentaux pour obtenir ce régime ; c'est l'appréciation de la presse, non une décision de justice. Ce meurtre n'a donc jamais donné lieu à une condamnation.
Pour le meurtre de l'antiquaire Jean Darmstaedter, en 1981, il a été jugé par la cour d'assises du Brabant, qui l'a condamné à mort le 16 mars 1984 selon La DH. Cette fois, son irresponsabilité n'a pas été retenue. La peine a été commuée en réclusion à perpétuité. Il n'a plus été libéré : selon La DH, il demandait encore une libération conditionnelle au moment de sa mort, à laquelle les autorités restaient opposées. Pour la tuerie de Spa, il a bénéficié d'un non-lieu : il n'en est pas l'auteur au regard du droit.
Ce que l'affaire a changé
Il faut le dire nettement : nous n'avons trouvé, dans les sources consultées, aucune réforme belge directement attribuée à l'affaire Pirotte. La presse belge présente l'affaire comme un précédent, L'Avenir y voyant le premier « tueur fou » du Brabant wallon, et La DH, à sa mort, le décrivant comme le plus célèbre détenu de Belgique ; mais aucun des articles consultés ne relie une loi ou une circulaire à son dossier.
L'affaire illustre pourtant, mieux que beaucoup d'autres, les deux mécanismes que le débat public belge a remis en cause dans les décennies suivantes. Le premier est la libération conditionnelle des condamnés, instituée par la loi Lejeune de 1888 : Pirotte a tué quelques semaines après en avoir bénéficié. Ce régime a été profondément réformé, mais c'est l'affaire Dutroux, libéré sous condition en 1992 contre l'avis du parquet et du psychiatre qui l'avait examiné, qui a provoqué la refonte ; la loi de 1888 a été abrogée en 2007. Le second est l'internement des auteurs déclarés irresponsables, longtemps décidé et levé par des commissions de défense sociale : Pirotte a tué de nouveau après avoir été relâché par ce système. L'internement relève aujourd'hui des chambres de protection sociale, rattachées aux tribunaux de l'application des peines. Ces deux évolutions sont postérieures de plusieurs années, voire de plusieurs décennies, à l'affaire, et nous n'avons trouvé aucune source qui en fasse une cause.
Le dossier montre enfin la difficulté de qualifier un même homme : condamné pour deux meurtres, interné pour un troisième, mis hors de cause pour quatre autres faute de preuves. C'est pourquoi le décompte de ses victimes varie selon les sources, et pourquoi il convient de distinguer ce qui a été jugé de ce qui a seulement été soupçonné.
Profil psychologique : ce que disent les experts
Expertises judiciaires
Aucun rapport d'expertise psychiatrique n'a été publié, et aucune des sources consultées ne nomme les médecins qui ont examiné Nestor Pirotte. Ce que l'on connaît, ce sont les décisions, et elles ne vont pas dans le même sens.
En octobre 1955, la justice militaire l'a condamné à mort, peine commuée : sa responsabilité a donc été retenue pour le meurtre de 1954. Selon La Dernière Heure (2018) et Le Figaro (2008), il a pourtant été transféré dès 1957 de la prison vers l'établissement de défense sociale de Tournai ; aucun des deux journaux ne précise la décision qui a fondé ce transfert.
Pour le meurtre de Genval, en 1968, il n'a pas comparu devant une cour d'assises : il a été « considéré comme irresponsable » et interné, écrit La Dernière Heure, sans dire quelle juridiction a statué ni sur quel rapport. Le régime belge de défense sociale, issu d'une loi de 1930 modifiée en 1964, réserve cette mesure, de durée indéterminée, aux auteurs dont l'irresponsabilité pénale est retenue en raison d'un trouble mental et qui sont jugés dangereux, rappelle l'Observatoire international des prisons. Ce meurtre n'a jamais donné lieu à une condamnation. Une dizaine d'années plus tard, il a été estimé apte à se réinsérer : semi-liberté en septembre 1979, puis libération sous condition en mai 1980, selon La Dernière Heure.
Après le meurtre de 1981, trois psychiatres l'auraient examiné, selon Le Figaro, seul à le rapporter : les experts auraient de nouveau conclu à la maladie mentale, et la justice aurait décidé de passer outre. Le fait établi est sa comparution devant la cour d'assises du Brabant, qui l'a condamné à mort le 16 mars 1984, peine commuée en détention à perpétuité. Ce verdict tranche la question de la responsabilité ; il ne vaut pas diagnostic.
Diagnostics publiés
Aucun diagnostic attribué à un expert nommé n'a été publié. Le seul extrait connu vient de l'article du Figaro, qui cite le dossier conservé à Nivelles : les trois psychiatres commis après le dernier crime y auraient écrit qu'il ne pouvait « s'identifier à ce père besogneux » ni « échapper au désir de sa mère ». Le même article évoque, pour les années 1950, un « comportement névrotique », des « crises d'hystérie à répétition » et un psychiatre qui aurait alors décelé chez lui « la manipulation ». Ces derniers mots sont ceux de la journaliste, non les conclusions d'un rapport publié.
Parcours documenté
Né le 5 janvier 1933 à Sosoye, près d'Yvoir, Nestor Pirotte est le fils du garde-chasse du château de Beau Chêne et d'une couturière. Il a grandi au contact des enfants du châtelain, dont il aurait adopté le langage et les manières, selon La Dernière Heure et L'Avenir. À vingt ans, pendant son service militaire, il est condamné pour vol. Il a passé plus de quarante ans en prison ou en internement et n'avait plus reçu de visite de sa famille depuis 1980, selon La Dernière Heure.
Les psychiatres cités par Le Figaro reliaient sa conduite à sa situation familiale. C'est une hypothèse d'experts, rapportée par une seule source : aucun lien de cause à effet n'est établi.
Ce qu'il a dit de lui-même
Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits, rapportés par des tiers ; ils sont à lire avec prudence. Aucun entretien ni aucun écrit de Nestor Pirotte n'a été publié à notre connaissance. Christian Baeyens, ancien juge d'instruction à Nivelles, qui lui a consacré un livre en 2002, a déclaré à La Dernière Heure : « Dans mon affaire, il était coincé mais il n'a jamais avoué. »
Au procès de 1984, L'Avenir décrit un accusé « plus cabotin que jamais », dont les sorties faisaient parfois rire la salle. Peu avant sa mort, il demandait encore sa libération conditionnelle, selon La Dernière Heure.
Lectures criminologiques
Les comptes rendus s'accordent sur un mobile d'argent. Le mode opératoire que décrit la presse repose sur l'usurpation d'identité : en 1968 comme en 1981, il approche sa victime sous un faux titre de comte.
Christian Baeyens parle d'un homme qui « jouait toujours un rôle » et emploie le mot « mythomane » ; c'est le jugement d'un magistrat, non un diagnostic médical. La Dernière Heure et L'Avenir écrivent qu'il se serait fait passer pour fou afin d'échapper à la prison, puis aux assises. Cette lecture, que partage Le Figaro, est celle de la presse et ne s'appuie sur aucune expertise publiée. Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée par un auteur nommé dans les sources que nous avons lues.
Plusieurs articles lui attribuent sept meurtres, en comptant les quatre de Spa. Pour ces faits, un non-lieu a été prononcé faute de preuves : ils ne sont pas établis en droit.
Ce qu'on ne sait pas
Les rapports d'expertise n'ont pas été publiés et le nom des experts reste inconnu. On ignore quelle décision a fondé le transfert de 1957, quelle juridiction a ordonné l'internement de 1968 et sur quels éléments il a été jugé apte à sortir en 1980. La question centrale reste ouverte : simulait-il, comme l'écrit la presse, ou souffrait-il d'un trouble que des experts auraient reconnu à deux reprises, selon Le Figaro ? L'internement de 1968 et la condamnation de 1984 reposent sur des appréciations opposées, et rien de publié ne permet de trancher. Le livre de Christian Baeyens et celui paru en 2024 dans la collection « L'Heure H » n'ont pas pu être consultés.
Questions fréquentes
Combien de personnes Nestor Pirotte a-t-il tuées ?
Trois meurtres lui sont attribués de façon établie : celui de sa grand-tante en 1954, jugé par la justice militaire ; celui d'un gérant de banque à Genval en 1968, pour lequel il a été interné sans procès ; celui d'un antiquaire bruxellois en 1981, jugé par la cour d'assises du Brabant. Deux seulement ont donc donné lieu à une condamnation. Il a été soupçonné de quatre meurtres commis à Spa fin 1980, mais a bénéficié d'un non-lieu faute de preuves.
Pourquoi Nestor Pirotte a-t-il été libéré ?
Deux fois. En mars 1968, il a obtenu une libération conditionnelle après environ treize ans de détention sur une peine de mort commuée. En 1980, il a été relâché sous condition après une dizaine d'années d'internement au titre de la défense sociale, les autorités l'estimant réinséré. Les deux fois, il a tué de nouveau : quelques semaines après la première libération, quelques mois après la seconde, à la suite d'une évasion.
Comment Nestor Pirotte a-t-il été arrêté en 1981 ?
Évadé de l'établissement de défense sociale de Paifve en août 1981, il a tué un antiquaire bruxellois le 18 septembre dans le bois de Lauzelle, à Ottignies. La police judiciaire de Bruxelles l'a arrêté à Schaerbeek huit jours plus tard selon La DH, le 27 septembre selon Wikipédia.
Quand Nestor Pirotte est-il mort ?
Nestor Pirotte est mort le 29 juillet 2000, à soixante-sept ans, d'un malaise cardiaque dans sa cellule de la prison de Jamioulx, dans le Hainaut. Il avait passé environ quarante-cinq ans de sa vie en prison ou en internement.
Pour aller plus loin
Sélection informative, sans lien affilié.
- Article Nestor Pirotte : faux aristocrate, vrai tueur en série... (La DH (23 mars 2018)) — Le récit le plus complet en ligne du parcours judiciaire, de 1954 à 2000. Lien non affilié.
- Article Nestor Pirotte est mort ! (La DH (1er août 2000)) — L'article publié à sa mort, avec la chronologie de ses condamnations, libérations et internements. Lien non affilié.
Sources
- Nestor Pirotte : faux aristocrate, vrai tueur en série... (23 mars 2018), La DH
- Nestor Pirotte est mort ! (1er août 2000), La DH
- Nestor Pirotte est mort ! (version archivée de l'article de 2000), La DH
- Série d'été : Nestor Pirotte était le premier « tueur fou » du Brabant wallon (16 juillet 2014), L'Avenir
- Le Figaro — Laurence de Charette, Nestor Pirotte, le faux aristocrate (15 août 2008, série « Ennemis publics »), article consulté dans une reproduction
- Chambre de protection sociale (Pierre Vandernoot, 2 février 2024), Justice-en-ligne
- Jules Lejeune (loi du 31 mai 1888 sur la libération conditionnelle), Wikipédia (fr)
- Marc Dutroux (libération conditionnelle de 1992), Wikipedia (en)
- Nestor Pirotte, Wikipédia (fr)
- Nestor Pirotte, Wikipedia (en)
Corrections et mises à jour
- — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres. Chronologie complétée : un premier transfert à l'établissement de défense sociale de Tournai dès 1957, rapporté par La DH (2018) et Le Figaro (2008), est désormais mentionné ; le placement de 1970 est présenté comme un retour.
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