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L'affaire András Pándy

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026 · mis à jour le 4 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre 1986 et 1989, six membres de la famille d'András Pándy, pasteur protestant d'origine hongroise installé à Bruxelles, ont disparu : ses deux épouses successives, deux de ses fils et deux filles de sa seconde femme. Lui-même assurait qu'ils étaient partis à l'étranger, et il en a convaincu les autorités pendant des années. Une plainte de l'une de ses filles, en 1992, a d'abord été classée. Le dossier n'a été rouvert qu'en 1997, après la transmission d'éléments par la police hongroise, dans une Belgique qui réexaminait ses disparitions inexpliquées depuis l'affaire Dutroux. Le 6 mars 2002, la cour d'assises de Bruxelles l'a condamné à la réclusion à perpétuité pour six meurtres, sans qu'aucun corps n'ait été retrouvé. Il est mort en détention à Bruges en 2013, sans avoir jamais reconnu les faits.

Les faits

András Pándy est né en 1927 à Tchop, une petite ville de la région subcarpatique alors rattachée à la Tchécoslovaquie et aujourd'hui ukrainienne, dans une famille hongroise. Après l'écrasement de l'insurrection hongroise de 1956, il quitte le pays avec sa première épouse et s'installe en Belgique à la fin des années 1950. À Bruxelles, il exerce comme pasteur protestant, au service d'une petite communauté hongroise selon les sources de langue anglaise, puis comme professeur de religion ; la presse hongroise le présente au moment du verdict comme un ancien pasteur adjoint. Selon La Libre, il vivait en Belgique depuis une quarantaine d'années au moment de son arrestation.

De son premier mariage naissent trois enfants. Après la séparation du couple, il se remarie avec une Hongroise, mère de trois filles, qu'il élève avec les deux enfants nés de cette seconde union. Selon les psychiatres cités par La Libre, il entendait exercer un contrôle total sur cette famille nombreuse.

Entre 1986 et 1989, six de ses membres disparaissent : en 1986, sa seconde épouse et l'une de ses filles, encore adolescente ; en 1988, sa première épouse et leurs deux fils ; en 1989, une autre fille de sa seconde épouse. Les dates précises varient d'une source à l'autre : nous retenons celles de La Libre et de La DH au moment du procès. La justice a établi qu'il les avait tués, avec la participation de sa fille aînée pour cinq d'entre eux. Une autre fille, qui avait échappé à une tentative de meurtre, avait quitté la Belgique. Pendant toutes ces années, il a entretenu la fiction de départs à l'étranger.

Comment l'enquête a abouti

L'affaire est d'abord celle d'une absence d'enquête. Le 8 octobre 1986, c'est András Pándy lui-même qui signale au parquet de Bruxelles la disparition de sa seconde épouse et de sa fille. Il produit une lettre de départ, une carte postale et un télégramme envoyés d'Allemagne. Selon La Libre, ces documents suffisent à écarter les soupçons. Pour les disparitions suivantes, il aurait invoqué, selon la Wikipédia anglophone, des départs vers la France puis vers l'Amérique du Sud. En 1989, une banque qui réclame le loyer d'un coffre au nom de l'un des fils disparus permet d'y découvrir deux passeports et le reçu d'achat d'une arme ; une procédure est ouverte, sans suite.

Le 22 janvier 1992, sa fille aînée se présente à la police judiciaire de Bruxelles. Elle signale la disparition de six membres de la famille et dénonce des violences sexuelles de la part de son père. András Pándy est entendu le 14 mai 1992 ; le dossier est classé, rappelle l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme. Selon La DH, il reste en sommeil pendant environ quatre ans.

La relance vient de deux directions. En Belgique, l'affaire Dutroux, révélée en août 1996, a mis en cause la manière dont la police et la justice traitaient les disparitions ; La Libre et l'AFP situent la réouverture du dossier Pándy dans le mouvement de réexamen des disparitions inexpliquées qui a suivi. En Hongrie, où András Pándy se rendait souvent, la police s'intéresse à lui à partir de 1996. Selon la Wikipédia anglophone, elle aurait recueilli les témoignages de femmes hongroises recrutées pour travailler à Bruxelles chez le pasteur et qui se seraient plaintes d'y avoir été retenues. Selon l'arrêt de Strasbourg, ce sont des documents transmis par les autorités hongroises qui conduisent à rouvrir l'enquête, le 9 septembre 1997. Cette coopération est l'un des traits marquants du dossier : c'est en Hongrie que l'accusé avait fait jouer à des figurants le rôle de certains disparus, et des témoins ont reconnu au procès avoir été rémunérés pour cela.

Le tournant est le témoignage de la famille. Le 22 août 1997, selon La Libre, sa fille aînée confirme aux enquêteurs que les lettres attribuées aux disparus avaient été écrites sous la contrainte. Le 17 octobre 1997, après le témoignage de l'un de ses fils, András Pándy est inculpé de meurtre et placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction (la Wikipédia anglophone donne la date du 16). Le 20 novembre 1997, sa fille passe des aveux complets : elle reconnaît sa participation à cinq des meurtres et décrit les circonstances de chacun. Elle est à son tour inculpée. Ces aveux deviennent la pièce centrale de l'instruction.

Restait à les vérifier. Les enquêteurs perquisitionnent plusieurs maisons de la famille à Bruxelles et y découvrent des caches aménagées dans des faux plafonds et des armes à feu. Des fouilles mettent au jour des restes humains ; selon les deux versions de Wikipédia, des analyses ADN établissent au début de 1998 qu'ils n'appartiennent à aucun membre de la famille. Leur origine n'aurait jamais été déterminée et ils n'ont pas fait partie des faits jugés. Les six disparus, eux, n'ont jamais été retrouvés. L'instruction est clôturée le 12 mai 2000 et l'affaire renvoyée devant la cour d'assises en avril 2001.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance d'András Pándy dans une famille hongroise, dans une région alors rattachée à la Tchécoslovaquie.
  2. Après l'écrasement de l'insurrection hongroise de 1956, il quitte la Hongrie avec sa première épouse. Le couple s'installe ensuite en Belgique, où il exerce comme pasteur protestant à Bruxelles.
  3. Disparition de sa seconde épouse et de l'une des filles de celle-ci, encore adolescente. Le 8 octobre 1986, András Pándy signale lui-même leur disparition au parquet, en produisant une lettre de départ, une carte postale et un télégramme envoyés d'Allemagne.
  4. Disparition de sa première épouse et de leurs deux fils. Il affirme qu'ils sont partis à l'étranger.
  5. Disparition d'une deuxième fille de sa seconde épouse, la sixième personne de la famille dont on perd la trace.
  6. L'une de ses filles signale à la police judiciaire la disparition de six membres de la famille et dénonce des violences sexuelles. Entendu en mai 1992, András Pándy n'est pas inquiété et le dossier est classé.
  7. L'enquête est rouverte à la suite de documents transmis par les autorités hongroises, selon l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme.
  8. András Pándy, soixante-dix ans, est inculpé de meurtre et placé sous mandat d'arrêt.
  9. Sa fille, qui avait porté plainte en 1992, passe des aveux complets et reconnaît sa participation à la plupart des faits. Elle est à son tour inculpée.
  10. Lors d'une audience publique sur sa détention préventive, le juge d'instruction le compare à Landru et au docteur Petiot. Ces propos fonderont plus tard sa requête devant la Cour européenne des droits de l'homme.
  11. Ouverture du procès devant la cour d'assises de Bruxelles-Capitale. L'accusé nie tout et affirme que les disparus sont vivants.
  12. Reconnu coupable de six assassinats, d'une tentative d'assassinat et de viols sur trois de ses filles, il est condamné à la réclusion à perpétuité. Sa fille est condamnée à vingt et un ans de réclusion.
  13. La Cour européenne des droits de l'homme juge que la Belgique a violé sa présomption d'innocence pendant l'instruction, sans remettre en cause l'équité du procès.
  14. Mort d'András Pándy en détention, à quatre-vingt-six ans.

Fiche de l'auteur

András Pándy

Pasteur d'origine hongroise installé en Belgique, condamné en 2002 pour l'assassinat de deux épouses et de quatre enfants, dont les corps n'ont jamais été retrouvés.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Le procès s'est ouvert le 18 février 2002 devant la cour d'assises de Bruxelles-Capitale. La DH le présentait alors comme « le procès de l'année ». Deux accusés comparaissaient : András Pándy, soixante-quatorze ans, poursuivi pour six assassinats (meurtres avec préméditation), une tentative d'assassinat et des viols sur trois de ses filles, et sa fille, poursuivie pour sa participation à cinq des meurtres et à la tentative. L'accusé principal a soulevé d'entrée des contestations de procédure, que la cour a écartées, puis il a nié l'ensemble des faits, soutenant que les disparus étaient toujours en vie. Selon l'Irish Times, il a contesté à plusieurs reprises la compétence de la cour.

Le dossier présentait une difficulté rare : aucun corps n'avait été retrouvé. Selon La Libre et La DH, l'accusation a reposé sur un faisceau d'éléments : les aveux détaillés de la coaccusée, confrontés aux constatations matérielles ; le témoignage de la survivante de la tentative de meurtre ; les carnets personnels de l'accusé, où les enquêteurs ont relevé des aveux indirects ; des expertises scientifiques destinées à vérifier la plausibilité de ces aveux ; la découverte d'armes que l'accusé avait niées posséder ; enfin, les témoignages de personnes qui avaient été rémunérées pour se faire passer pour des disparus auprès des autorités.

Le 6 mars 2002, au terme d'environ deux semaines d'audience, le jury a déclaré András Pándy coupable des six assassinats, de la tentative d'assassinat et des viols. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité. À l'énoncé du verdict, selon La DH, il a déclaré que « le faux a triomphé du vrai ». Sa fille a été condamnée à vingt et un ans de réclusion, en deçà des réquisitions du ministère public : la cour a retenu comme circonstances atténuantes les pressions psychologiques et les viols qu'elle avait subis de la part de son père. Le pourvoi en cassation d'András Pándy a été rejeté le 17 septembre 2002 : sa condamnation est alors devenue définitive.

Ce que l'affaire a changé

Nous n'avons trouvé aucune réforme législative directement attribuable à l'affaire Pándy. Son principal héritage juridique est européen. Saisie par le condamné, la Cour européenne des droits de l'homme a jugé, le 21 septembre 2006, que la Belgique avait violé la présomption d'innocence garantie par l'article 6 § 2 de la Convention. En août 2000, lors d'une audience publique sur la détention préventive, le juge d'instruction Bruno Bulthé avait comparé l'inculpé à Landru et au docteur Petiot, en réponse, selon La DH, à l'inculpé qui se comparait à Dreyfus. La Cour a estimé que ces propos s'apparentaient à une déclaration de culpabilité. Elle a toutefois jugé le procès équitable dans son ensemble et rejeté la demande d'indemnisation de 500 000 euros, le constat de violation valant satisfaction suffisante.

L'affaire a aussi alimenté, en Belgique, le bilan des disparitions mal traitées. Six personnes ont disparu en trois ans dans une même famille, et une plainte explicite a été classée en 1992. Selon la Wikipédia anglophone, un pasteur néerlandais qui connaissait la famille aurait alerté dès 1988 le ministère de la Justice et le Palais royal, sans réponse ; nous n'avons pas pu vérifier ce point dans une seconde source. L'affaire figure parmi les dossiers rouverts dans le sillage de l'affaire Dutroux ; elle n'a pas, à notre connaissance, inspiré de réforme qui lui soit propre.

Elle a enfin posé publiquement la question de l'emprise. Au procès, la défense de sa fille a soutenu qu'elle avait agi sous la domination d'un père qui la violait depuis l'enfance. La cour lui a reconnu des circonstances atténuantes à ce titre, tout en la condamnant à une lourde peine : les experts la tenaient pour responsable de ses actes. Le dossier a également montré qu'un ministre du culte, respecté dans une petite communauté en exil, pouvait longtemps échapper au regard extérieur. Nous n'avons pas trouvé trace de mesures prises par les Églises protestantes belges en réponse à l'affaire.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

András Pándy et sa coaccusée ont été examinés par des psychiatres pendant l'instruction. À la fin de février 2002, quatre experts psychiatres ont exposé leurs conclusions devant la cour d'assises de Bruxelles-Capitale, rapporte La DH. Sur le point central, ils étaient unanimes : les deux accusés étaient responsables de leurs actes. La Libre Belgique résumait dans le même sens, à la veille du procès, une expertise psychiatrique concluant à la pleine responsabilité du pasteur ; il y aurait été présenté comme un danger pour lui-même et pour la société. Les comptes rendus d'audience que nous avons lus ne font état d'aucune maladie mentale ni d'aucune plaidoirie d'irresponsabilité pénale : l'accusé niait les faits.

Le 6 mars 2002, il a été condamné à la réclusion à perpétuité pour six assassinats, une tentative d'assassinat et des viols sur trois de ses filles ; sa fille, coaccusée, a été condamnée à vingt et un ans de réclusion. Son pourvoi en cassation a été rejeté le 17 septembre 2002, rappelle l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme. Ce verdict tranche la culpabilité et la responsabilité ; il ne vaut pas diagnostic médical.

Diagnostics publiés

Le rapport d'expertise n'a pas été publié : on n'en connaît que ce que la presse et l'accusation en ont rapporté. Selon La Libre, les experts auraient conclu à des « troubles narcissiques de la personnalité accompagnés de tendances paranoïaques et antisociales ». À sa mort, en 2013, les agences Belga et AFP ont résumé ce portrait d'une formule, celle d'un « paranoïaque asocial ». Seul expert nommé dans les comptes rendus consultés, le docteur Albert Cardyn l'aurait dépeint, selon La DH, comme un homme intelligent, égocentrique, autoritaire, narcissique et manipulateur, « aux tendances psychopathes ». Ces termes décrivent une personnalité, non une maladie mentale qui aurait aboli son discernement.

Parcours documenté

András Pándy est né le 1er juin 1927 à Tchop, ville alors rattachée à la Tchécoslovaquie et aujourd'hui ukrainienne. Il aurait étudié la théologie protestante sans achever ses études, selon La DH. Après l'insurrection hongroise de 1956, il a quitté le pays avec sa première épouse et gagné la Belgique, en décembre 1957 selon l'agence Belga, en 1959 selon La Libre. À Bruxelles, il a exercé comme pasteur et donné des cours de religion dans plusieurs écoles publiques. Il tenait des journaux intimes, rédigés en hongrois et en partie codés, que les enquêteurs ont exploités. Aucune des sources consultées ne rapporte que les experts aient relié ce parcours aux crimes.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. András Pándy n'a jamais reconnu les faits. Interrogé par le président de la cour, il a tout nié et reproché au magistrat de vouloir dresser de lui « le portrait d'un tyran ». Il a soutenu que les disparus étaient « toujours vivants, en bonne santé » et qu'il revenait au parquet de prouver leur mort ; il affirmait communiquer avec eux « via les anges », formule rapportée par Belga et l'AFP. Pendant l'instruction, il s'était comparé à Dreyfus, relève l'arrêt de Strasbourg. Après la déposition des psychiatres, il aurait demandé pourquoi l'on n'avait pas soumis son juge d'instruction et les enquêteurs à une analyse psychiatrique, selon La DH. Au terme des débats, il a parlé d'un « procès en sorcellerie », avant que le président ne lui retire la parole.

Lectures criminologiques

La justice a retenu des assassinats commis au sein de la famille entre 1986 et 1989, avec la participation de sa fille pour cinq d'entre eux, et des viols sur trois de ses filles. Le mode opératoire n'est connu que par les aveux de la coaccusée, que l'accusation a recoupés avec les carnets de l'accusé. Devant la cour, la commissaire chargée de l'analyse criminelle aurait décrit, à partir de ces carnets, un homme qui recevait les siens « en audience » et avait divisé sa famille en plusieurs camps, selon La Libre. Sur le mobile, un ancien commissaire a estimé à l'audience que les crimes n'auraient sans doute pas eu lieu sans les violences sexuelles commises dans la famille : c'est une hypothèse d'enquêteur, rapportée par la seule agence Belga.

Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée par un expert entendu au procès, d'après les sources consultées. La comparaison avec Landru et Petiot, faite par le juge d'instruction en 2000, n'est pas une analyse : la Cour européenne des droits de l'homme y a vu une atteinte à la présomption d'innocence. Sur ce que valent ces classements, voir notre article sur le profilage criminel.

Ce qu'on ne sait pas

Les corps des six victimes n'ont jamais été retrouvés et le condamné n'a jamais reconnu les faits : leur déroulement repose pour l'essentiel sur les aveux de la coaccusée, recoupés par l'enquête. Le rapport d'expertise n'est connu que par des résumés : trois des quatre psychiatres ne sont pas nommés dans les comptes rendus consultés, et les formules varient d'une source à l'autre, tendances « antisociales » pour La Libre, « tendances psychopathes » pour La DH. Aucun désaccord entre experts n'est rapporté. L'enfance et la jeunesse d'András Pándy sont très peu documentées, et nous n'avons pas trouvé d'ouvrage de référence en français consacré à l'affaire.

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait András Pándy ?

La cour d'assises de Bruxelles l'a reconnu coupable, le 6 mars 2002, de six assassinats, c'est-à-dire de meurtres avec préméditation : ses deux épouses successives, deux de ses fils et deux filles de sa seconde épouse, disparus entre 1986 et 1989. Ce sont ses victimes confirmées. Il a aussi été condamné pour une tentative d'assassinat et pour des viols sur trois de ses filles. Aucun corps n'a été retrouvé.

Comment András Pándy a-t-il été arrêté ?

Une première plainte de l'une de ses filles, en janvier 1992, a été classée. Le dossier a été rouvert le 9 septembre 1997, après la transmission de documents par les autorités hongroises, à un moment où la Belgique réexaminait ses disparitions inexpliquées après l'affaire Dutroux. András Pándy a été inculpé et arrêté le 17 octobre 1997 ; les aveux de sa fille, en novembre 1997, sont devenus la pièce centrale de l'accusation.

Peut-on être condamné pour meurtre sans que le corps soit retrouvé ?

Oui, en Belgique comme en France, la preuve est libre devant la cour d'assises. Dans l'affaire Pándy, le jury s'est fondé sur les aveux d'une coaccusée, des témoignages, les carnets de l'accusé, des expertises et la découverte d'armes. La Cour européenne des droits de l'homme a jugé en 2006 que le procès, dans son ensemble, avait été équitable.

Quand András Pándy est-il mort ?

András Pándy est mort le 23 décembre 2013 à la prison de Bruges, à quatre-vingt-six ans, de causes naturelles selon les dépêches de l'époque. Il purgeait la peine de réclusion à perpétuité prononcée en 2002 et n'a jamais reconnu les faits.

Pour aller plus loin

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Arrêt Pandy c. Belgique, requête n° 13583/02 (21 septembre 2006), Cour européenne des droits de l'homme (HUDOC)
  2. Pandy, chef de clan despote (17 février 2002), La Libre Belgique
  3. Le pasteur et tueur en série Andras Pandy est mort (décembre 2013), La Libre Belgique
  4. Le procès de l'année : Pandy devant le jury (18 février 2002), La DH
  5. La présomption d'innocence de Pandy a été violée (21 septembre 2006), La DH
  6. 'Diabolical pastor' gets life for murdering family (6 mars 2002), The Irish Times
  7. Belgium's 'Devil's Pastor' serial killer dies in jail (AFP, 23 décembre 2013), Yahoo News (dépêche AFP)
  8. Notorious Belgian pastor Andras Pandy, who killed 6 family members, dies in prison (AP, 24 décembre 2013), Fox News (dépêche AP)
  9. Pándy-ítélet (6 mars 2002), Index.hu
  10. Meghalt Pándy András (23 décembre 2013), 444.hu
  11. András Pándy, Wikipédia (fr)
  12. András Pándy, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres. Qualification pénale précisée dans la chronologie, le récit du procès et les questions fréquentes : la cour d'assises a retenu l'assassinat (meurtre avec préméditation) et la tentative d'assassinat, selon l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme et La Libre Belgique.

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