États-UnisDossier1974-1978Washington, Utah, Colorado, Floride

L'affaire Ted Bundy

Par Nathan Penin · Publié le 18 septembre 2026 · mis à jour le 1er octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre 1974 et 1978, Ted Bundy a enlevé et tué au moins trente jeunes femmes dans sept États américains. Étudiant en droit sans casier, il a échappé deux fois à la justice avant d'être arrêté en Floride. Condamné à mort en 1979 puis en 1980, exécuté en 1989, il reste l'affaire qui a poussé le FBI à se doter d'un fichier national des crimes violents.

Les faits

Entre février 1974 et février 1978, Theodore Robert Bundy a enlevé et tué de jeunes femmes, pour la plupart étudiantes, dans les États de Washington, de l'Oregon, de l'Utah, de l'Idaho, du Colorado et de Floride. Il a été condamné pour trois meurtres commis en Floride (Lisa Levy, Margaret Bowman et une collégienne de 12 ans, que le site ne nomme pas) et pour l'enlèvement de Carol DaRonch dans l'Utah. Dans les jours précédant son exécution, il a reconnu une trentaine de meurtres devant des enquêteurs de plusieurs États ; le nombre réel de ses victimes reste incertain, les estimations allant de trente à trente-six. Son mode opératoire reposait sur la mise en confiance : une apparence soignée, un bras en écharpe ou une béquille, une demande d'aide pour porter des affaires jusqu'à sa voiture.

Comment l'enquête a abouti

L'affaire Bundy est d'abord une histoire d'enquêtes qui ne se parlaient pas. En 1974, les disparitions de l'État de Washington sont traitées par des services de police distincts, sans fichier commun. Le 14 juillet, au lac Sammamish, plusieurs témoins décrivent un homme se présentant sous le prénom « Ted », au bras en écharpe, au volant d'une Coccinelle. Le portrait-robot est publié dans la presse. Plusieurs personnes signalent alors Theodore Bundy, dont une ancienne compagne et une collègue ; mais le nom arrive parmi des milliers d'autres et un étudiant en droit sans casier ne correspond pas au profil attendu.

L'enquêteur Robert Keppel, du bureau du shérif du comté de King, entreprend alors un travail qui fera école : croiser manuellement, à l'aide d'un ordinateur du comté, les listes de suspects issues de différentes sources (propriétaires de Volkswagen, prénommés Ted, connaissances des victimes, etc.). Bundy figure parmi la poignée de noms présents dans plusieurs listes à la fois. Avant que cette piste soit exploitée, il est arrêté par hasard dans l'Utah, en août 1975, lors d'un contrôle routier de nuit : l'équipement trouvé dans sa voiture et le rapprochement avec la tentative d'enlèvement de Carol DaRonch, en novembre 1974, font basculer le dossier. DaRonch l'identifie lors d'une séance de reconnaissance en octobre 1975.

La suite montre les limites du système judiciaire de l'époque face à un accusé instruit et mobile. Condamné dans l'Utah, transféré au Colorado pour un meurtre, Bundy obtient de se défendre lui-même, ce qui lui donne accès à la bibliothèque juridique du tribunal d'Aspen. Il s'en échappe en juin 1977, puis s'évade à nouveau en décembre depuis sa cellule. Six semaines plus tard, il attaque à Tallahassee. Son arrestation finale, à Pensacola en février 1978, est de nouveau le fruit d'un contrôle de routine sur une voiture volée.

Chronologie de l'affaire

  1. Disparition de Lynda Ann Healy, étudiante à Seattle. Première d'une série de disparitions de jeunes femmes dans l'État de Washington et l'Oregon au cours de l'année.
  2. Au lac Sammamish, deux femmes disparaissent le même après-midi. Des témoins décrivent un homme au bras en écharpe se présentant comme « Ted » et conduisant une Coccinelle Volkswagen. Premier portrait-robot diffusé.
  3. Bundy s'installe à Salt Lake City pour ses études de droit. Les disparitions cessent dans l'État de Washington et commencent dans l'Utah puis le Colorado.
  4. Carol DaRonch échappe à une tentative d'enlèvement à Murray (Utah) et donnera plus tard une description décisive.
  5. Contrôle routier de nuit à Granger (Utah) : le véhicule contient des menottes, un pied-de-biche et un masque. Bundy est arrêté puis relâché sous caution ; son nom figure déjà dans les fichiers de Seattle.
  6. Condamné dans l'Utah pour l'enlèvement de Carol DaRonch, qui l'a identifié. Peine de 1 à 15 ans de prison.
  7. Extradé vers le Colorado pour être jugé du meurtre de Caryn Campbell, disparue d'un hôtel d'Aspen en janvier 1975.
  8. Autorisé à assurer sa propre défense, il saute par la fenêtre de la bibliothèque du palais de justice d'Aspen. Repris six jours plus tard.
  9. Seconde évasion, par le plafond de sa cellule de Glenwood Springs. Il rejoint Chicago, puis la Floride sous une fausse identité.
  10. Attaque nocturne de la résidence étudiante Chi Omega à Tallahassee : Lisa Levy et Margaret Bowman sont tuées, deux autres étudiantes grièvement blessées. Une quatrième jeune femme est attaquée la même nuit à proximité.
  11. Enlèvement d'une collégienne de 12 ans devant son collège de Lake City. Son corps est retrouvé en avril.
  12. Arrêté à Pensacola au volant d'une voiture volée après un contrôle de routine. Il donne d'abord un faux nom ; son identité est établie deux jours plus tard.
  13. À Miami, au terme du premier procès criminel retransmis à la télévision nationale aux États-Unis, il est condamné à mort pour les meurtres de Chi Omega.
  14. À Orlando, seconde condamnation à mort pour le meurtre de la collégienne de Lake City. Il épouse Carole Ann Boone pendant l'audience.
  15. Après dix ans d'appels et des aveux de dernière minute portant sur une trentaine de meurtres, il est exécuté sur la chaise électrique à la prison d'État de Floride.

Fiche de l'auteur

Ted Bundy

Étudiant en droit à l'apparence rassurante, il a enlevé et tué des jeunes femmes dans plusieurs États de l'Ouest puis en Floride entre 1974 et 1978. Deux évasions en 1977, un procès télévisé en 1979, trente meurtres avoués avant son exécution en janvier 1989.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Deux procès distincts ont eu lieu en Floride. Le premier, à Miami en juin-juillet 1979, portait sur l'attaque de la résidence Chi Omega. Bundy, ancien étudiant en droit, a participé à sa propre défense et refusé un accord qui lui aurait évité la peine capitale contre un plaidoyer de culpabilité. L'accusation reposait sur le témoignage d'une résidente qui l'avait vu quitter les lieux et, surtout, sur une expertise odontologique : la comparaison d'une trace de morsure relevée sur Lisa Levy avec la dentition de l'accusé, présentée par le docteur Richard Souviron. Le jury a rendu un verdict de culpabilité le 24 juillet 1979 ; la peine de mort a été prononcée le 31 juillet.

Le second procès, à Orlando en janvier-février 1980, concernait l'enlèvement et le meurtre de la collégienne de Lake City, âgée de 12 ans. Des fibres textiles reliant la fillette au van utilisé par Bundy et un témoin l'ayant vu près du collège ont fondé la condamnation. Nouvelle peine de mort le 9 février 1980.

Les recours ont duré près de dix ans, devant les juridictions de Floride puis fédérales, jusqu'à la Cour suprême des États-Unis. Dans les derniers jours, Bundy a tenté d'obtenir un sursis en échange d'aveux détaillés à des enquêteurs de plusieurs États ; le gouverneur de Floride a refusé. L'exécution a eu lieu le 24 janvier 1989 à 7 h 16.

Ce que l'affaire a changé

L'affaire a agi comme un révélateur pour les services américains. Le constat que Bundy avait pu tuer dans sept États sans qu'aucune police ne relie les affaires a nourri, au début des années 1980, la création du ViCAP (Violent Criminal Apprehension Program), la base de données nationale du FBI sur les crimes violents, lancée en 1985. Robert Keppel, l'enquêteur de Seattle, a été l'un de ses promoteurs ; il a d'ailleurs consulté Bundy en prison, en 1984, pour tenter de comprendre le tueur de Green River, encore inconnu à l'époque.

Le procès de Miami, en 1979, a aussi été le premier procès criminel retransmis à la télévision à l'échelle nationale aux États-Unis. Il a installé durablement la figure du « tueur ordinaire » dans la culture américaine, et posé les premières questions sur la médiatisation des accusés. Enfin, l'usage décisif d'une expertise de traces de morsure au procès Chi Omega a longtemps été cité comme un succès de l'odontologie légale ; cette discipline est aujourd'hui largement remise en cause par la communauté scientifique, ce qui n'a pas d'effet sur l'affaire Bundy, mais rappelle que la preuve scientifique a elle aussi une histoire.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Les débats psychiatriques documentés dans l'affaire Bundy n'ont pas porté sur l'irresponsabilité pénale, mais sur sa compétence à être jugé, c'est-à-dire sa capacité à comprendre la procédure et à collaborer avec ses avocats. En 1976, après sa condamnation pour enlèvement dans l'Utah, le juge a ordonné une évaluation avant le prononcé de la peine ; le psychologue Al Carlisle, de la prison d'État de l'Utah, a conclu que Bundy présentait un risque de violence.

En juin 1979, avant le procès de Miami, une audience a été consacrée à sa compétence. Le psychiatre Emanuel Tanay, qui l'avait examiné le 18 mai 1979 à la demande de la défense, a exprimé de sérieux doutes sur sa capacité à participer rationnellement à sa défense. Le psychiatre Hervey Cleckley, auteur de The Mask of Sanity (1941), est intervenu pour l'accusation ; selon Katherine Ramsland, il l'aurait jugé compétent. Bundy a été déclaré apte à être jugé.

La question est revenue, pour la condamnation d'Orlando, devant la justice fédérale. À la fin de 1987, le tribunal fédéral du district central de Floride a entendu, pour Bundy, les psychiatres Dorothy Otnow Lewis et Emanuel Tanay, qui concluaient à son incompétence lors du procès de 1980, et, pour l'État, les psychiatres Charles Mutter et Umesh Mhatre, qui concluaient le contraire. Le juge les a suivis, et la cour d'appel fédérale du 11e circuit a confirmé le 7 juillet 1988. Ces décisions tranchent une question de procédure ; elles ne valent pas diagnostic.

Diagnostics publiés

Selon le compte rendu qu'il a lui-même publié, Emanuel Tanay décrivait en 1979 une « personnalité antisociale » et un trouble grave de la personnalité ; en 1987, le tribunal fédéral résume son avis comme celui d'un trouble de la personnalité ancien, de type psychopathique. La criminologue Katherine Ramsland rapporte qu'il l'aurait qualifié de « psychopathe narcissique ». Hervey Cleckley, figure fondatrice de l'étude de la psychopathie, l'aurait pour sa part considéré comme un psychopathe, selon Ramsland et l'université du Kentucky.

Dorothy Otnow Lewis a soutenu en 1987 qu'il souffrait d'un trouble bipolaire. Les deux psychiatres de l'État n'ont relevé aucun signe d'un tel trouble, et le tribunal a jugé ses explications peu convaincantes. Après un entretien mené la veille de l'exécution, elle a déclaré avoir posé un mauvais diagnostic et avancé l'hypothèse d'un trouble dissociatif de l'identité, qu'elle a exposée publiquement dans le documentaire Crazy, Not Insane (2020).

Parcours documenté

Theodore Robert Bundy est né le 24 novembre 1946 à Burlington, dans le Vermont, dans un foyer pour mères célibataires. Il a passé ses premières années chez ses grands-parents maternels, à Philadelphie, qui l'ont élevé comme leur fils, puis a suivi sa mère à Tacoma (Washington) au début des années 1950 ; il a pris le nom de son beau-père. Diplômé en psychologie de l'université de Washington en 1972, il a ensuite étudié le droit à l'université de Puget Sound puis à celle de l'Utah. Dorothy Lewis a invoqué en 1987 des épisodes de sa petite enfance, que le juge n'a pas jugés probants ; aucun lien de cause à effet entre cette enfance et les crimes n'a été établi.

Ce qu'il a dit de lui-même

Ce qui suit rapporte des propos de l'auteur des faits, à lire avec prudence.

En 1980, les journalistes Stephen Michaud et Hugh Aynesworth ont enregistré dans le couloir de la mort plus de cent heures d'entretiens. Bundy niait alors les faits ; il n'a accepté d'en parler qu'à la troisième personne, en « expert » décrivant ce qu'un tueur aurait pu faire, sans rien avouer. En octobre 1984, il a écrit à l'enquêteur Robert Keppel pour lui proposer son aide dans l'enquête sur le tueur de Green River. Dans les jours précédant son exécution, il a reconnu une trentaine de meurtres devant des enquêteurs de plusieurs États.

Le 23 janvier 1989, il a accordé un dernier entretien au responsable évangélique James Dobson, ancien membre d'une commission fédérale sur la pornographie. Il y présentait la pornographie comme un « maillon indispensable » de son parcours, tout en affirmant assumer « l'entière responsabilité » de ses actes. Ce récit, livré à la veille de l'exécution, n'a rien d'une explication établie.

Lectures criminologiques

Robert Keppel, qui l'a rencontré à partir de 1984, a jugé que ses analyses du tueur de Green River relevaient surtout de la projection de sa propre psychologie, selon HistoryLink. Selon Katherine Ramsland, Ann Rule estimait qu'il n'avait jamais été aussi brillant ni aussi charismatique que la légende le veut ; Ramsland a elle-même proposé la notion d'« effet Bundy », la capacité à produire des impressions multiples pour parvenir à ses fins. Ces lectures sont celles d'auteurs, non de la justice. Pour la méthode et ses limites, voir notre article sur le profilage criminel.

Ce qu'on ne sait pas

Le nombre de victimes reste inconnu. La justice l'a condamné pour trois meurtres ; ses aveux de 1989 portent sur une trentaine de cas, et, selon HistoryLink, les enquêteurs le soupçonnaient d'au moins trois douzaines de meurtres, voire davantage, sans que rien ne l'ait établi. Pour l'État de Washington, les sources divergent : onze meurtres reconnus selon HistoryLink, au moins huit selon le Seattle Times. On ignore aussi quand il a commencé à tuer : il a donné des versions différentes à ses interlocuteurs et n'a jamais détaillé ses premiers crimes. Enfin, les experts ne se sont pas accordés : personnalité psychopathique pour les uns, trouble bipolaire puis dissociatif pour Dorothy Lewis, sans qu'aucun de ces diagnostics ait été retenu par une juridiction.

Questions fréquentes

Combien de victimes Ted Bundy a-t-il faites ?

La justice l'a condamné pour trois meurtres, tous commis en Floride en 1978, ainsi que pour un enlèvement dans l'Utah. Dans les jours précédant son exécution, en janvier 1989, Ted Bundy a reconnu une trentaine de meurtres, commis entre 1974 et 1978, devant des enquêteurs de plusieurs États. Le nombre réel de ses victimes reste inconnu : les estimations le plus souvent retenues vont de trente à trente-six, et certains auteurs avancent des chiffres bien supérieurs, qu'aucune enquête n'a établis.

Comment Ted Bundy s'est-il évadé ?

Il s'est évadé deux fois en 1977, au Colorado, où il devait être jugé pour meurtre. Le 7 juin, autorisé à assurer sa propre défense, il saute par une fenêtre de la bibliothèque du palais de justice d'Aspen ; il est repris quelques jours plus tard. Le 30 décembre, il s'échappe par le plafond de sa cellule de la prison de Glenwood Springs, puis gagne Chicago et la Floride sous une fausse identité. Il n'est arrêté que le 15 février 1978, à Pensacola, après avoir de nouveau tué.

Quand et comment Ted Bundy est-il mort ?

Ted Bundy a été exécuté sur la chaise électrique le 24 janvier 1989, à la prison d'État de Floride, à l'âge de 42 ans. Il avait été condamné à mort deux fois : en juillet 1979 à Miami, pour les meurtres de la résidence Chi Omega, puis en février 1980 à Orlando. Après près de dix ans de recours, jusqu'à la Cour suprême des États-Unis, le gouverneur de Floride a refusé le dernier sursis que Bundy espérait obtenir en échange d'aveux.

Quel documentaire regarder sur Ted Bundy ?

La référence est la série documentaire de Joe Berlinger « Ted Bundy : Autoportrait d'un tueur » (Netflix, 2019), construite sur les enregistrements réalisés dans le couloir de la mort. « Ted Bundy : craquer pour un assassin » (Prime Video, 2020), de Trish Wood, relit l'affaire du point de vue des femmes et des survivantes. « Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile » (Netflix, 2019), du même Berlinger, est un film de fiction. En librairie, « Un tueur si proche » d'Ann Rule reste l'ouvrage de référence.

Pour aller plus loin : documentaires, films, livres et podcasts

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Ted Bundy, Wikipédia (fr)
  2. Ted Bundy, Wikipedia (en), article détaillé avec références primaires
  3. Execution List: 1976 – present, Florida Department of Corrections
  4. Bundy v. State, 455 So. 2d 330 (Fla. 1984), Cour suprême de Floride, arrêt confirmant la condamnation Chi Omega
  5. Bundy v. State, 471 So. 2d 9 (Fla. 1985), Cour suprême de Floride, arrêt confirmant la condamnation d'Orlando
  6. The Riverman: Ted Bundy and I Hunt for the Green River Killer, Robert D. Keppel, 1995 — témoignage de l'enquêteur du King County
  7. Ted Bundy, Biography.com
  8. Conversations with a Killer: The Ted Bundy Tapes, Wikipedia (en)
  9. Ted Bundy: Falling for a Killer, Wikipedia (en)
  10. Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres. Correction : les expertises psychiatriques ont porté sur sa compétence à être jugé (1979, puis justice fédérale en 1987-1988), non sur sa responsabilité pénale ; la mention « sans trouble psychotique », non sourcée, est retirée.
  • — Questions fréquentes ajoutées (nombre de victimes, évasions, exécution, documentaires), avec leurs sources. Victime mineure : nom retiré, conformément à la charte.
  • — Sélection « Pour aller plus loin » complétée (documentaire Prime Video, podcast Europe 1) ; éditeur du livre d'Ann Rule corrigé (Michel Lafon, puis Le Livre de Poche).

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