États-UnisDossier1970-1987Ohio (Cincinnati), Kentucky (London)
L'affaire Donald Harvey
Aide-soignant dans des hôpitaux du Kentucky puis de Cincinnati, Donald Harvey a tué des patients pendant dix-sept ans sans éveiller de soupçon officiel. En mars 1987, une autopsie révèle du cyanure dans le corps d'un patient de l'hôpital Drake. Un présentateur de télévision locale, alerté par des infirmières, montre ensuite que les décès suivaient ses horaires. Harvey a plaidé coupable de 37 meurtres en 1987, pour échapper à la peine de mort.
Les faits
Donald Harvey est né le 15 avril 1952 à Hamilton, dans l'Ohio, et a grandi dans l'est rural du Kentucky. En mai 1970, à dix-huit ans, il est embauché comme garçon de salle à l'hôpital Marymount de London, dans le Kentucky. Il travaillera ensuite, pendant une quinzaine d'années, dans des hôpitaux de Cincinnati : à l'hôpital des anciens combattants, où il est aussi employé à la salle d'autopsie, puis, à partir de 1986, comme aide-soignant à l'hôpital Drake Memorial, un établissement du comté de Hamilton qui accueille des malades chroniques et des patients en fin de vie.
Pendant dix-sept ans, il tue des patients, pour la plupart âgés ou gravement malades, sans que leurs décès soient tenus pour suspects. Selon CBS News et NPR, il s'est servi le plus souvent de poisons, cyanure et arsenic, qui passent inaperçus chez des malades dont la mort ne surprend personne. La justice a retenu 37 meurtres : neuf patients de Marymount, en 1970 et 1971, et, pour l'essentiel, des patients de l'hôpital Drake en 1986 et 1987 ; vingt et un d'entre eux y sont morts, selon CBS News. Il a aussi reconnu avoir empoisonné des personnes de son entourage. Il a revendiqué ensuite des dizaines d'autres décès, notamment à l'hôpital des anciens combattants, qui n'ont jamais été jugés.
Comment l'enquête a abouti
La série a été interrompue par un examen de médecine légale. En mars 1987 meurt à l'hôpital Drake John Powell, 44 ans, hospitalisé depuis des mois après un accident de moto. Le corps est transmis au bureau du coroner du comté de Hamilton. Pendant l'autopsie, le médecin légiste Lee Lehman perçoit l'odeur caractéristique du cyanure, que les analyses confirment ; il conclut à un homicide et prévient la police de Cincinnati, rapportent FOX19 et Cincinnati Magazine. Les enquêteurs interrogent le personnel du service et s'intéressent à Donald Harvey, qui ne se présente pas à un test au détecteur de mensonge prévu, selon Oxygen, puis avoue avoir empoisonné Powell, en présentant son geste comme un acte de compassion. Le 6 avril 1987, il est inculpé de ce seul meurtre.
L'enquête aurait pu s'arrêter là. Selon le récit qu'en ont publié l'avocat de Harvey, William Whalen, et le journaliste Bruce Martin, la police estimait alors qu'il serait vain de rechercher d'autres victimes, et la direction de l'hôpital affirmait qu'une enquête interne n'avait rien révélé. Le soir de l'inculpation, Pat Minarcin, présentateur du journal de WCPO, la chaîne de Cincinnati, demande à l'antenne si d'autres décès font l'objet d'une enquête. Quelques jours plus tard, une infirmière anonyme l'appelle avec une liste de treize noms ; d'autres membres du personnel portent la liste à plus de trente. Des infirmières disent avoir signalé leurs soupçons à leur hiérarchie, qui leur a demandé de se taire, rapporte WCPO.
Les certificats de décès ne montrent rien d'anormal. Minarcin reconstitue alors, service par service, le nombre de décès et les horaires de travail de Harvey : selon Whalen et Martin, le service où il travaillait a compté 34 décès entre avril 1986 et avril 1987, contre 13 l'année précédente. La chaîne diffuse en juin 1987 une émission spéciale d'une demi-heure, sans désigner Harvey comme un tueur en série, en posant la question. L'émission fait la une du Cincinnati Enquirer et provoque une réunion à huis clos des commissaires du comté.
Entre-temps, Harvey a reconnu devant son avocat avoir tué bien d'autres patients. Whalen propose au procureur du comté, Arthur Ney, un accord : des aveux complets contre l'abandon de la peine de mort. Le procureur l'accepte. Harvey passe une quinzaine d'heures à décrire ses meurtres aux enquêteurs, rapporte A&E d'après l'assistant du procureur Joseph Deters ; il avait conservé chez lui une liste de ses victimes, selon WVXU.
Chronologie de l'affaire
- Naissance de Donald Harvey. Aîné de trois enfants, il grandit dans une famille modeste de l'est du Kentucky.
- Il est embauché comme garçon de salle à l'hôpital Marymount. Les premiers décès qu'il a reconnus datent des semaines suivantes.
- Derniers décès de patients de Marymount qui lui seront imputés. Il quitte l'hôpital peu après ; arrêté en mars pour un cambriolage, il s'acquitte d'une amende.
- Engagé dans l'armée de l'air, il en est renvoyé au bout de quelques mois, après deux tentatives de suicide, puis suit des soins psychiatriques.
- Après des années à l'hôpital des anciens combattants, qu'il a dû quitter en 1985, il est embauché comme aide-soignant à l'hôpital Drake Memorial.
- Mort de John Powell, 44 ans, hospitalisé depuis des mois après un accident de moto. À l'autopsie, le médecin légiste Lee Lehman détecte du cyanure.
- La police de Cincinnati inculpe Donald Harvey du meurtre de John Powell. Le soir même, le présentateur de WCPO Pat Minarcin demande à l'antenne si d'autres décès font l'objet d'une enquête.
- WCPO diffuse une émission spéciale d'une demi-heure sur la hausse des décès dans le service où travaillait Harvey. Le parquet du comté de Hamilton accepte ensuite de négocier.
- Devant la cour du comté de Hamilton, il plaide coupable de vingt-quatre meurtres, en échange de l'abandon de la peine de mort ; il est condamné à plusieurs peines de réclusion à perpétuité.
- Devant la cour du comté de Laurel, il plaide coupable de huit meurtres et d'un homicide involontaire commis à Marymount ; le juge Lewis Hopper prononce huit peines de perpétuité et vingt ans de réclusion.
- Selon les chroniques de l'affaire, il plaide coupable de nouveaux faits commis à Cincinnati, ce qui porte à 37 le nombre de meurtres reconnus devant les tribunaux.
- Il est retrouvé grièvement blessé dans sa cellule de la prison de Toledo, agressé par un autre détenu.
- Il meurt à l'hôpital, à 64 ans, après trente ans de détention. Le codétenu mis en cause sera inculpé en 2019, puis condamné.
Fiche de l'auteur
Donald Harvey
Aide-soignant dans des hôpitaux du Kentucky et de Cincinnati entre 1970 et 1987, il a tué des patients, pour la plupart âgés ou gravement malades. Il a été confondu en 1987 après la détection de cyanure lors de l'autopsie d'un patient, puis a plaidé coupable de 37 meurtres ; il en a revendiqué davantage par la suite.
Les lieux liés à l'affaire
- Hamilton, Ohio — Ville de naissance de Donald Harvey, le 15 avril 1952, dans le comté de Butler ; il grandit ensuite dans l'est du Kentucky
- London, Kentucky (hôpital Marymount) — Hôpital où il est embauché comme garçon de salle en mai 1970 ; neuf décès de patients de 1970-1971 y sont jugés en novembre 1987 devant la cour du comté de Laurel
- Cincinnati, Ohio (hôpital des anciens combattants) — Hôpital des anciens combattants où il travaille à partir du milieu des années 1970 ; il y a revendiqué d'autres décès, qui n'ont pas été jugés
- Cincinnati, Ohio (hôpital Drake Memorial) — Hôpital du comté de Hamilton où il est aide-soignant en 1986-1987 ; mort du patient John Powell en mars 1987, puis vingt et un meurtres de patients reconnus
- Toledo, Ohio — Prison où il est agressé dans sa cellule le 28 mars 2017 ; il meurt deux jours plus tard à l'hôpital
Le procès et le verdict
Il n'y a pas eu de procès devant jury. Donald Harvey a d'abord plaidé non coupable, y compris pour cause d'aliénation mentale, lorsqu'il a été inculpé du seul meurtre de John Powell, au printemps 1987. Son avocat commis d'office, William Whalen, a ensuite écarté cette voie et proposé au procureur du comté de Hamilton, Arthur Ney, un accord : Harvey détaillerait l'ensemble de ses meurtres en échange de l'abandon de la peine de mort, alors applicable dans l'Ohio. Le 18 août 1987, devant la cour des plaids communs du comté de Hamilton, il a plaidé coupable de vingt-quatre meurtres, ainsi que de tentatives de meurtre et de coups et blessures. Le juge Norbert Nadel, qui a reçu le plaidoyer, a dit trente ans plus tard qu'il aurait mérité la peine de mort. Les sources divergent sur le détail des peines prononcées dans l'Ohio : trois peines de perpétuité selon Wikipédia et Oxygen, quatre peines consécutives de vingt ans à perpétuité assorties d'une amende de 270 000 dollars selon la chronique de Crime Library. Toutes s'accordent sur l'essentiel : plusieurs peines de réclusion à perpétuité.
Au début du mois de novembre 1987, devant la cour du comté de Laurel, à London, il a plaidé coupable de huit meurtres et d'un homicide involontaire, pour neuf patients morts à l'hôpital Marymount en 1970 et 1971. Le juge Lewis Hopper l'a condamné à huit peines de perpétuité et vingt ans de réclusion, confondues avec les peines de l'Ohio. D'autres plaidoyers, à Cincinnati, ont suivi en 1988 selon Crime Library. Au total, selon CBS News et NPR, Donald Harvey a plaidé coupable de 37 meurtres. Ses revendications ultérieures, jusqu'à 87 décès selon les chiffres repris par A&E, n'ont pas été établies par la justice.
Ce que l'affaire a changé
L'affaire a d'abord montré combien la mort d'un patient âgé ou en fin de vie échappait à tout contrôle. Les décès de Marymount, en 1970 et 1971, puis ceux de l'hôpital Drake avaient été tenus pour naturels ; c'est une autopsie, pratiquée sur un patient plus jeune hospitalisé après un accident, qui a tout déclenché. Le mémoire de criminologie de Jennifer Grine, en 2003, relève que Harvey a été embauché à Cincinnati sans vérification de ses antécédents, et que les alertes des infirmières ont été écartées par leur hiérarchie jusqu'à ce qu'un reportage contraigne les autorités à agir. À l'hôpital Drake, l'affaire a entraîné « des changements massifs », écrivent Whalen et Martin ; en 1989, l'établissement est devenu un centre indépendant de rééducation et de soins de longue durée, affilié à l'université de Cincinnati. Au moins dix-huit procès civils ont été engagés par des familles de victimes, selon WCPO.
Elle a ensuite donné un rôle inhabituel à la presse locale. C'est un journaliste, et non la police, qui a rapproché les horaires d'un employé et la courbe des décès d'un service, une méthode que les spécialistes recommanderont ensuite aux hôpitaux. Pour WCPO, ses reportages ont alors devancé la police et le parquet.
Elle a enfin nourri la recherche sur les meurtres commis par des soignants. L'étude publiée en 2006 dans le Journal of Forensic Sciences par Beatrice Crofts Yorker et ses coauteurs, qui recense 90 poursuites de ce type depuis les années 1970, recommande de recueillir systématiquement des données épidémiologiques et toxicologiques sur les décès de patients et de mieux contrôler l'accès aux médicaments. Ken Kizer, coauteur de l'étude et ancien responsable du système de santé des anciens combattants, préconise de suivre régulièrement, service par service, les décès et les arrêts cardiaques, exactement ce qu'avait fait Pat Minarcin en 1987. La même question sera posée en Angleterre, à une tout autre échelle, après l'affaire Harold Shipman.
Profil psychologique : ce que disent les experts
Expertises judiciaires
Après son inculpation d'avril 1987, Harvey a d'abord plaidé non coupable pour cause d'aliénation mentale, selon Crime Library. Son avocat William Whalen a écrit que cette défense avait été écartée avant l'accord passé avec le parquet en août. Selon A&E, le psychiatre légiste Emanuel Tanay, qui avait travaillé sur l'affaire Ted Bundy, a été chargé d'évaluer sa capacité à comparaître ; il a conclu qu'il n'était « pas fou » et qu'il obéissait à une compulsion à tuer. Joseph Deters, alors assistant du procureur, a rapporté la même conclusion à FOX19. Un porte-parole du parquet de Cincinnati l'a résumée ainsi : « sain d'esprit, apte, mais tueur compulsif », selon Crime Library. Harvey a donc plaidé coupable en pleine responsabilité pénale ; aucun rapport d'expertise psychiatrique n'a été rendu public.
Diagnostics publiés
Aucune expertise publiée à notre connaissance. Le mémoire de Jennifer Grine indique seulement, d'après des ouvrages antérieurs, que l'armée de l'air l'avait réformé en mars 1972 pour un « trouble du caractère et du comportement », une mention administrative et non une expertise judiciaire.
Parcours documenté
Aîné de trois enfants d'une famille de petits cultivateurs de tabac, il grandit à Booneville, dans le Kentucky, et quitte l'école en neuvième année, selon Wikipédia. Il a déclaré avoir subi des abus sexuels dans l'enfance, de la part de deux hommes de son entourage ; Jennifer Grine note que ces déclarations n'ont pas été corroborées. Après son départ de Marymount, il est arrêté en mars 1971 pour un cambriolage et orienté vers un centre de soins, où il ne se rend que quelques fois, selon Kentucky Historic Institutions. Son passage dans l'armée de l'air s'achève après deux tentatives de suicide ; suivent, selon Grine, quatre mois d'hospitalisation psychiatrique et dix-huit mois de suivi. En 1985, il doit quitter l'hôpital des anciens combattants de Cincinnati après la découverte, dans ses affaires, de prélèvements de tissus humains et d'une arme ; il est pourtant embauché l'année suivante à l'hôpital Drake.
Ce qu'il a dit de lui-même
Il a constamment présenté ses meurtres comme des actes de compassion : « Je mettais fin aux souffrances des gens », a-t-il déclaré, selon NPR. Dans un entretien accordé en 1987 au Cincinnati Enquirer, il affirmait aussi : « Je sais que vous pensez que j'ai joué à Dieu, et c'est ce que j'ai fait », rapportent A&E et Oxygen. Selon CBS News, il a dit à ce journal qu'il aimait décider qui vivait et qui mourait. Il a reconnu avoir tué des patients qu'il n'aimait pas, a présenté des excuses pour ceux qu'il avait tués « par malveillance » et a affirmé, en 1987, qu'il ne recommencerait pas, selon Kentucky Historic Institutions. Il a dit aussi qu'il aurait continué s'il n'avait pas été arrêté, et qu'un traitement psychiatrique au début des années 1970 aurait pu l'en détourner.
Lectures criminologiques
Le procureur Arthur Ney a récusé la thèse de l'euthanasie : « Il tuait parce qu'il aimait tuer », a-t-il déclaré, selon CBS News et NPR ; c'est le jugement d'un magistrat, non un diagnostic. Selon Jennifer Grine, un psychiatre dont elle ne donne pas le nom aurait conclu qu'il tuait pour apaiser une tension intérieure. Les experts cités par Kentucky Historic Institutions lisent le choix de ses victimes comme l'expression d'une recherche d'emprise. L'ancien profileur du FBI John Douglas l'a rencontré, rapporte Oxygen, sans que cet entretien ait donné lieu à une analyse publiée que nous ayons pu lire. Plus largement, l'étude de Beatrice Crofts Yorker et de ses coauteurs, en 2006, estime que les informations disponibles sur les soignants meurtriers sont insuffisantes pour analyser systématiquement leurs motivations.
Ce qu'on ne sait pas
On ignore le nombre réel de ses victimes : 37 meurtres reconnus devant les tribunaux, une cinquantaine revendiqués selon NPR, plus de quatre-vingts selon WCPO. Les décès de l'hôpital des anciens combattants n'ont pas été jugés, et l'enquête sur les autres décès a été close faute de preuves suffisantes, selon Crime Library. Aucune expertise psychiatrique n'ayant été publiée, on ne sait pas sur quels examens reposait la conclusion d'Emanuel Tanay. On ne sait pas non plus si des soupçons ont été émis à Marymount dès 1971 : Harvey affirmait, en 1991, qu'il aurait pu être arrêté à cette date si l'on avait cherché, selon Kentucky Historic Institutions.
Questions fréquentes
Combien de patients Donald Harvey a-t-il tués ?
Il a plaidé coupable de 37 meurtres en 1987, selon CBS News et NPR : vingt-quatre devant la justice de l'Ohio en août, huit meurtres et un homicide involontaire devant celle du Kentucky en novembre, d'autres faits ensuite. Il a revendiqué par la suite bien davantage, une cinquantaine selon NPR, 55 selon CBS News, jusqu'à 87 selon A&E. Le site retient les 37 meurtres reconnus devant les tribunaux comme victimes confirmées.
Comment l'affaire a-t-elle été découverte ?
En mars 1987, le médecin légiste Lee Lehman, qui pratiquait l'autopsie de John Powell, un patient de 44 ans de l'hôpital Drake Memorial de Cincinnati, a détecté du cyanure. Harvey a avoué ce meurtre. C'est ensuite l'enquête du présentateur de WCPO Pat Minarcin, alerté par des infirmières, qui a montré une hausse des décès dans son service et poussé le parquet à rechercher d'autres victimes.
Pourquoi n'a-t-il pas été condamné à mort ?
Parce qu'il a plaidé coupable dans le cadre d'un accord : selon son avocat William Whalen, il s'engageait à détailler tous ses meurtres en échange de l'abandon de la peine de mort, qu'encourait alors un meurtrier aggravé dans l'Ohio. Le procureur Arthur Ney a accepté en août 1987.
Comment Donald Harvey est-il mort ?
Il a été retrouvé grièvement blessé dans sa cellule de la prison de Toledo, dans l'Ohio, le 28 mars 2017, après l'agression d'un autre détenu, et il est mort le 30 mars 2017, à 64 ans, selon NPR et CBS News. Le codétenu a été inculpé en 2019 et condamné.
Pour aller plus loin : documentaires et livres
Sélection informative, sans lien affilié.
- Livre Defending Donald Harvey: The Case of America's Most Notorious Angel-of-Death Serial Killer, William Whalen et Bruce Martin (Emmis Books, 2005) — En anglais. Récit de l'avocat commis d'office de Harvey, qui a négocié l'accord de 1987 ; le titre reprend le surnom de presse, le contenu est un témoignage de procédure. Lien non affilié.
- Article The Angel of Death Asks for Mercy (extrait de Defending Donald Harvey), William Whalen et Bruce Martin (Cincinnati Magazine, en anglais, 2005) — Extrait du livre consacré aux semaines d'avril à juin 1987 : l'enquête du présentateur Pat Minarcin, les relevés de décès par service et la négociation avec le parquet. Lien non affilié.
- reportage From The Vault: 'Angel of Death' case was unlike anything seen in Tri-State, WCPO (wcpo.com, archives vidéo, en anglais) — Les archives de la chaîne qui a révélé l'ampleur de l'affaire en 1987, avec les témoignages d'infirmières de l'époque. Lien non affilié.
- Documentaire License to Kill, épisode « Killing Everything » (Oxygen, en anglais, 2019) — Épisode d'une série documentaire consacrée aux soignants meurtriers ; la page liée présente l'épisode et résume l'affaire. Lien non affilié.
- Article Serial Murder by Healthcare Professionals, Beatrice Crofts Yorker et al. (Journal of Forensic Sciences, vol. 51, n° 6, en anglais, 2006) — Étude de 90 poursuites engagées contre des soignants pour meurtres en série de patients, des années 1970 à 2006, et recommandations pour les détecter. Lien vers le résumé, non affilié.
Sources
- Serial Killer Dubbed 'Angel Of Death' Dies After Prison Beating (31 mars 2017), NPR
- Donald Harvey, 'Angel of Death' serial killer, dead at 64 (30 mars 2017), CBS News
- From The Vault: 'Angel of Death' case was unlike anything seen in Tri-State, WCPO
- Donald Harvey got what was coming to him, say Cincinnati prosecutor, former police chief and judge (30 mars 2017), WCPO
- The Angel of Death Asks for Mercy (William Whalen et Bruce Martin, 1er mai 2005), Cincinnati Magazine
- 'He just liked killing': Donald Harvey convicted of 37 murders (24 septembre 2019), FOX19 NOW
- He Looked Like a Caring Nurse's Aide—But Donald Harvey Was a Prolific Serial Killer (Tristan Balagtas, 2026), A&E
- Nurse's Aide Pleads Guilty To Murdering 37 Victims (Benjamin H. Smith, 21 juillet 2019), Oxygen
- The Marymount Hospital 'Serial Killer' (4 mars 2021), Kentucky Historic Institutions
- Drake Center, where serial killer Donald Harvey worked, to close (Howard Wilkinson, 11 juin 2025), WVXU
- Donald Harvey : Criminal Minds and Methods, Crime Library
- Serial Murder in Institutional Settings (Jennifer D. Grine, mémoire de master, 2003), University of South Florida
- Serial Murder by Healthcare Professionals (Yorker et al., Journal of Forensic Sciences, 2006), résumé, Office of Justice Programs (NCJRS)
- Serial murders in health care settings (1er juillet 2010), Relias Media (Clinician.com)
- Donald Harvey, Wikipedia (en)
Corrections et mises à jour
Aucune correction depuis la publication le 14 octobre 2026.
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