Article de fond

Erreurs judiciaires : quand d'autres ont payé pour un tueur en série

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026

Alexandre Kravtchenko a été fusillé en 1983 pour un meurtre commis par Andreï Tchikatilo. Timothy Evans a été pendu en 1950 pour un crime que les conclusions officielles imputent aujourd'hui à son voisin, John Christie. De la Biélorussie à l'Australie, plusieurs affaires closes de ce site comptent, à côté des victimes du meurtrier, des hommes condamnés à sa place. Cet article examine ce qui revient d'un dossier à l'autre : des aveux obtenus par la contrainte ou jamais vérifiés, des crimes qu'on ne relie pas entre eux, la pression d'un résultat à produire, et la manière, souvent tardive, dont la justice a réparé ce qui pouvait l'être.

Un schéma qui se répète

Une série de meurtres non élucidés produit deux sortes de victimes. Les premières sont celles du meurtrier. Les secondes, moins visibles, sont les hommes que l'enquête a désignés à sa place : condamnés, parfois exécutés, morts en détention ou durablement brisés par une accusation. Les dossiers de ce site en comptent plusieurs, de l'URSS à l'Australie, de la Grande-Bretagne d'après-guerre à l'Ukraine indépendante.

Ce qui frappe, d'une affaire à l'autre, c'est la régularité du mécanisme. Un crime est traité isolément, sans lien avec les précédents. Un suspect commode est trouvé : un homme déjà connu de la police, un proche, un marginal. Des aveux sont obtenus, puis rétractés, mais retenus. L'erreur ne se révèle que lorsque le véritable auteur est arrêté, souvent par hasard, et reconnaît ce crime parmi d'autres. Cet article s'appuie sur les affaires closes documentées ici, sans prétendre à l'exhaustivité.

Des aveux obtenus par la contrainte

L'affaire Andreï Tchikatilo en offre l'exemple le plus grave. Le 22 décembre 1978, une fillette de neuf ans est tuée à Chakhty, dans la région de Rostov. Les enquêteurs se tournent vers Alexandre Kravtchenko, un jeune homme déjà condamné pour un crime comparable. Il avoue, puis se rétracte en expliquant avoir été contraint. Selon un ancien enquêteur de l'affaire, cité par la Komsomolskaïa Pravda en 2021 puis par Izvestia en septembre 2026, un codétenu placé dans sa cellule le frappait pour obtenir ces aveux. Condamné à mort en 1979, Kravtchenko est fusillé le 5 juillet 1983, selon Kommersant. Après son arrestation en 1990, Tchikatilo reconnaît ce meurtre. La condamnation de Kravtchenko aurait été annulée la même année par le présidium de la Cour suprême de la RSFSR, selon Kommersant ; la Komsomolskaïa Pravda évoque une réhabilitation posthume.

En Biélorussie voisine, l'affaire Guennadi Mikhassevitch porte le même mécanisme à une échelle inédite. Trente-six meurtres de femmes, commis entre 1971 et 1985 dans la région de Vitebsk, lui ont été imputés par la justice. Pendant près de quinze ans, plusieurs de ces crimes ont été attribués à d'autres. Selon RIA Novosti, Argoumenty i Fakty et Lenta.ru, quatorze personnes ont été condamnées pour des faits qu'il avait commis ; Zerkalo en compte treize, auxquelles s'ajoute un homme exécuté, Nikolaï Terenia, réhabilité à titre posthume selon Zerkalo et Argoumenty i Fakty. Un autre condamné aurait perdu la vue en détention, selon Lenta.ru et Diletant.

L'Ukraine indépendante n'a pas rompu avec ces méthodes. Dans l'affaire Serhiy Tkatch, dont les meurtres s'étendent de 1980 à 2005 dans les régions de Dnipropetrovsk et de Zaporijjia, neuf personnes ont été condamnées à sa place, selon Kommersant-Ukraine, NV et Radio Svoboda ; l'AFP évoquait en 2008 « au moins six » hommes. L'un d'eux s'est suicidé en détention, selon l'AFP et NV. Un adolescent de quatorze ans a été condamné à quinze ans de privation de liberté après des aveux obtenus, selon le récit de sa mère rapporté par NEWSru.com le 1er mars 2011, au terme de quarante-huit heures sans sommeil et sous la menace. La Cour suprême d'Ukraine a annulé sa condamnation fin 2010 ; il a été libéré en janvier 2011, après plus de huit ans de détention.

L'affaire Anatoli Onoprienko montre jusqu'où peut aller la contrainte lorsqu'elle ne produit même pas d'aveux. En mars 1996, au plus fort de la traque, un homme de vingt-six ans, Iouri Mozola, est arrêté comme suspect. Pendant trois jours, il est soumis à des violences par des agents du SBU et un représentant du parquet, sans jamais avouer, et il meurt en détention. Il était innocent. Selon Crime+Investigation et la Wikipédia anglophone, six agents du SBU et un représentant du parquet ont ensuite été condamnés à des peines de prison pour sa mort.

Le suspect commode et le témoin respectable

L'erreur ne naît pas toujours de la violence. Elle peut venir du crédit inégal que l'enquête accorde aux personnes. Le 30 novembre 1949, Timothy Evans, vingt-cinq ans, se présente au commissariat de Merthyr Tydfil, au pays de Galles, pour déclarer la mort de sa femme. Les corps de Beryl Evans et de leur fille, âgée d'un peu plus d'un an, sont retrouvés au 10 Rillington Place, à Londres. Evans multiplie les déclarations contradictoires, puis accuse son voisin du rez-de-chaussée, John Christie. La police ne s'y intéresse pas : Christie est un ancien policier auxiliaire, un témoin coopératif. Il devient l'un des principaux témoins de l'accusation. Evans, jugé pour le seul meurtre de sa fille, est pendu le 9 mars 1950.

En mars 1953, les restes de six femmes sont découverts dans l'appartement que Christie vient de quitter. Arrêté, il avoue ces meurtres puis celui de Beryl Evans. Le dossier John Christie retrace la suite : une première enquête officielle conclut, en quelques jours, qu'il n'y a pas eu d'erreur ; il faut le livre du journaliste Ludovic Kennedy, en 1961, puis une seconde enquête, pour qu'Evans obtienne une grâce posthume le 18 octobre 1966.

Des crimes jamais reliés

Un tueur en série qui n'est pas identifié comme tel laisse derrière lui une succession d'enquêtes distinctes. Chacune cherche son coupable, et le trouve parfois. L'affaire Joachim Kroll, dans la Ruhr, en est le cas d'école : de 1955 à 1976, aucun de ses meurtres n'a été rapproché des autres. Au moins un innocent a été condamné pour un meurtre que Kroll a ensuite avoué, celui commis à Essen en 1959 selon Dieter Wunderlich ; sa détention aurait duré trois ans selon certaines sources, huit selon d'autres. Plusieurs récits rapportent que d'autres hommes soupçonnés à tort se seraient donné la mort ; aucune source judiciaire publiée ne le confirme.

À Perth, en Australie-Occidentale, deux meurtres d'Eric Edgar Cooke avaient été imputés à d'autres. En 1961, un jeune homme sourd et muet a été condamné à mort pour le meurtre de Jillian Brewer, peine commuée en réclusion à perpétuité. En 1963, un jeune homme d'environ dix-neuf ans a été condamné pour homicide involontaire après la mort de sa petite amie. Cooke, arrêté en septembre 1963, a reconnu les deux faits ; les autorités ont jugé ces aveux non crédibles sur ces deux points, et il a été pendu en 1964 sans que les dossiers soient rouverts.

Le rapprochement des crimes reste une difficulté structurelle. En 2006, un groupe de travail du ministère de la Justice relevait qu'il n'existe pas de définition unique du crime en série en France ; depuis le 1er mars 2022, un pôle du tribunal judiciaire de Nanterre centralise les crimes sériels ou non élucidés.

Le miroir inversé : les aveux du tueur

Le mécanisme des faux aveux peut aussi jouer dans l'autre sens. Arrêté au Texas en juin 1983, Henry Lee Lucas s'attribue au fil des mois plus de six cents meurtres. Sur la seule foi de ses déclarations, des services de police de vingt-six États classent plus de deux cents homicides non élucidés, 229 selon les Texas Rangers cités par le Houston Chronicle, environ 210 selon Time. En 1986, un rapport du procureur général du Texas établit que Lucas se trouvait ailleurs au moment de plusieurs des meurtres avoués et accuse des policiers de lui avoir fourni des détails des dossiers. Condamné à mort en 1984 pour le meurtre d'une femme non identifiée, sur la base « principalement » de ses aveux rétractés selon la cour d'appel fédérale, il voit sa peine commuée en 1998 en raison de « sérieux doutes » sur sa culpabilité. Ici, aucun innocent n'a été condamné, mais des dizaines d'affaires ont été closes sans que leurs auteurs soient recherchés.

L'enquête sur Peter Sutcliffe relève d'une autre forme d'erreur, la fausse piste. Entre 1978 et 1979, des lettres et une cassette envoyées par un mystificateur persuadent la direction de l'enquête que l'auteur a l'accent du Wearside. Des suspects à l'accent du Yorkshire, dont Sutcliffe, sont écartés ; il est entendu à neuf reprises sans être inquiété. Le rapport Byford, rendu public en 2006, relève le crédit excessif accordé à ce canular. Personne n'a été condamné à tort, mais trois femmes ont été tuées après la diffusion de la cassette.

La pression du résultat

Ces affaires partagent un contexte : une série de meurtres qui inquiète une région, une hiérarchie qui attend des résultats, des enquêteurs jugés sur des dossiers élucidés. Dans l'affaire Mikhassevitch, le quotidien biélorusse Zerkalo a titré son enquête sur l'enquêteur principal des dossiers jugés à tort par une phrase qui lui est prêtée : « Peu m'importe qui ira en prison ». L'idée même qu'un seul homme puisse être l'auteur de dizaines de meurtres se heurtait en outre, dans l'URSS des années 1980, à la position officielle selon laquelle le tueur en série était un phénomène propre aux sociétés capitalistes, selon Kommersant.

La pression ne connaît pas de frontière idéologique. Dans l'affaire Lucas, des services de police américains ont classé des homicides sur des aveux invérifiés ; dans l'affaire Evans, une enquête officielle conduite en quelques jours a conclu à l'absence d'erreur avant l'exécution de Christie. Le droit écossais offre un contrepoint : il exige qu'un aveu soit corroboré par un élément indépendant. Au procès de Peter Manuel, en 1958, le juge a ordonné au jury de l'acquitter d'un meurtre faute d'une telle corroboration, alors que sa déclaration écrite l'incluait, selon une synthèse de l'ouvrage d'A. M. Nicol. Le tribunal de Duisbourg a procédé de même en 1982, en ne retenant contre Kroll que les faits où ses aveux étaient corroborés par des éléments indépendants : huit meurtres sur les quatorze qu'il s'attribuait.

Ce que l'ADN a changé

L'affaire Tchikatilo illustre les limites des méthodes biologiques antérieures. En 1984, interpellé à Rostov, Tchikatilo est mis hors de cause parce que son groupe sanguin ne correspond pas à celui déduit des traces relevées sur les victimes. En 2024, le chef du service de criminalistique du Comité d'enquête russe, cité par TechInsider, attribuait cet écart aux limites des analyses de l'époque ou à une erreur de laboratoire. Selon le Moscow Times, vingt et un des meurtres poursuivis ont été commis après sa libération.

L'ADN a depuis rendu ce type d'erreur beaucoup moins probable. Il a aussi refermé des questions laissées ouvertes : l'auteur du canular de l'affaire Sutcliffe a été identifié en 2005 grâce à l'ADN prélevé sur une enveloppe ; la femme pour le meurtre de laquelle Lucas avait été condamné à mort, Debra Jackson, vingt-trois ans, a été identifiée en 2019 grâce à la généalogie génétique, selon le DNA Doe Project et la chaîne KXAN. Mais il faut le dire nettement : aucun des innocents évoqués ici n'a été blanchi par une analyse génétique. Tous l'ont été parce que le véritable auteur a été arrêté, puis a avoué des faits que l'on a pu vérifier. En France, les fichiers génétiques ont surtout servi à identifier des auteurs ; notre article sur le FNAEG en retrace l'histoire.

Réviser, réhabiliter, indemniser

La réparation est presque toujours tardive et partielle. Au Royaume-Uni, la grâce de 1966 n'a pas annulé la condamnation d'Evans. En 2003, le ministère de l'Intérieur a indemnisé sa famille ; en novembre 2004, la High Court a refusé d'ordonner le renvoi de l'affaire devant la cour d'appel, tout en affirmant qu'Evans devait être tenu pour innocent du meurtre de sa femme comme de celui de son enfant. L'affaire, avec d'autres, a pesé dans le débat sur la peine capitale : le Murder (Abolition of Death Penalty) Act de 1965 a suspendu la peine de mort pour meurtre, et le Parlement a rendu cette suspension définitive en décembre 1969.

En Biélorussie, les condamnés de l'affaire Mikhassevitch ont été libérés, réhabilités et indemnisés, à hauteur de 3 700 roubles pour l'un d'eux selon RIA Novosti. Environ deux cents fonctionnaires de police et de justice ont été sanctionnés, selon Argoumenty i Fakty et Diletant. En Ukraine, cinq condamnations prononcées à la place de Tkatch ont été annulées selon NV, et trois agents des forces de l'ordre ont été arrêtés en 2011 pour falsification de preuves, selon Kommersant-Ukraine. En Australie-Occidentale, la Cour d'appel pénale a annulé la condamnation du second homme accusé à la place de Cooke le 25 février 2002, puis celle du premier le 1er avril 2005, au terme d'un sixième appel ; il avait passé quinze ans en détention. Les deux hommes ont été indemnisés par l'État.

Ces réparations ont un point commun : elles supposent que quelqu'un continue de douter. Une journaliste australienne, un journaliste britannique, la famille de Timothy Evans ont rouvert des dossiers que l'institution judiciaire tenait pour clos. Pour deux des hommes évoqués ici, Alexandre Kravtchenko et Nikolaï Terenia, la réhabilitation est intervenue après leur exécution ; pour Timothy Evans, seize ans après. C'est l'un des arguments que les partisans de l'abolition ont opposés à la peine de mort, au Royaume-Uni notamment : une erreur judiciaire peut être reconnue, elle ne peut pas toujours être réparée.

Questions fréquentes

Des innocents ont-ils été exécutés à la place de tueurs en série ?

Oui, dans au moins trois affaires documentées sur ce site. En URSS, Alexandre Kravtchenko a été fusillé en 1983 pour le premier meurtre attribué à Andreï Tchikatilo, et Nikolaï Terenia exécuté pour un crime de Guennadi Mikhassevitch ; tous deux ont été réhabilités après coup. Au Royaume-Uni, Timothy Evans a été pendu en 1950 pour le meurtre de sa fille, que les conclusions officielles imputent aujourd'hui à John Christie ; il a reçu une grâce posthume en 1966. Voir les dossiers Tchikatilo et Christie.

Pourquoi des innocents avouent-ils un meurtre qu'ils n'ont pas commis ?

Dans les affaires étudiées ici, les aveux des innocents ont été obtenus sous la contrainte : violences d'un codétenu dans le dossier Kravtchenko selon d'anciens enquêteurs, privation de sommeil et menaces pour un adolescent de quatorze ans dans l'affaire Tkatch, selon la presse ukrainienne. Ces aveux, souvent rétractés, ont été retenus faute d'avoir été confrontés à des éléments indépendants. Le droit écossais, qui exige qu'un aveu soit corroboré, montre à l'inverse ce qu'une telle règle peut empêcher.

L'ADN aurait-il évité ces erreurs judiciaires ?

En partie. Dans l'affaire Tchikatilo, une analyse de groupe sanguin a disculpé à tort le vrai coupable en 1984, une erreur que les méthodes génétiques actuelles rendent beaucoup moins probable. Mais la plupart des innocents évoqués ici n'ont pas été blanchis par une preuve scientifique : ils l'ont été parce que le véritable auteur a été arrêté, puis a avoué des faits que l'on a pu vérifier. Sur l'apport de l'ADN en France, voir notre article sur le FNAEG.

Les victimes d'erreurs judiciaires ont-elles été réhabilitées ?

Le plus souvent, mais tard. La condamnation de Kravtchenko aurait été annulée en 1990, sept ans après son exécution. Timothy Evans a reçu une grâce royale en 1966, et l'État britannique a indemnisé sa famille en 2003. Les condamnés de l'affaire Mikhassevitch ont été libérés, réhabilités et indemnisés ; en Australie, les deux hommes condamnés pour des crimes d'Eric Edgar Cooke ont vu leur condamnation annulée en 2002 et 2005, plus de quarante ans après les faits pour le premier.

Pour aller plus loin

Sources

  1. Kommersant-Vlast — Из истории дела Чикатило (kommersant.ru)
  2. Komsomolskaïa Pravda (Rostov) — « Ваш сын реабилитирован, но уже расстрелян », 18 avril 2021 (rostov.kp.ru)
  3. Izvestia — Следователь по делу Чикатило рассказал о возможности спасти 50 жизней, 29 septembre 2026 (iz.ru)
  4. The Moscow Times — Murder on the Don, 9 octobre 1992 (themoscowtimes.com)
  5. TechInsider — « Феномен Чикатило » : что это такое и почему его на самом деле не существует, 5 février 2024 (techinsider.ru)
  6. Zerkalo (ex-TUT.by) — « Мне неважно, кто будет сидеть ». Как « легендарный » белорусский следователь оказался преступником (news.zerkalo.io)
  7. RIA Novosti — Отсидел за маньяка. Как живет человек, осужденный по делу Михасевича, 23 novembre 2017 (ria.ru)
  8. Argoumenty i Fakty — Душегуб. Настоящая история Витебского душителя (aif.ru)
  9. Lenta.ru — « После убийства ему становилось легче », 5 octobre 2019 (lenta.ru)
  10. Diletant.media — Витебский душитель (diletant.media)
  11. France 24 (AFP) — Killer who took lives of 29 girls and young women gets life, 24 décembre 2008 (france24.com)
  12. Kommersant-Ukraine — Тела минувших дней (kommersant.ru)
  13. NV.ua — Умер пологовский маньяк. Он убивал 25 лет, а вместо него осуждали невиновных (nv.ua)
  14. Radio Svoboda — Помер один з найжорстокіших серійних убивць України (radiosvoboda.org)
  15. Crime+Investigation UK — Anatoly Onoprienko, dossier et chronologie (https://www.crimeandinvestigation.co.uk/crime-files/anatoly-onoprienko ; https://www.crimeandinvestigation.co.uk/crime-files/anatoly-onoprienko/timeline)
  16. Wikipedia (en) — Anatoly Onoprienko, point d'entrée (en.wikipedia.org)
  17. Hansard, Chambre des communes — Timothy John Evans (Free Pardon), 18 octobre 1966 (api.parliament.uk)
  18. Hansard, Chambre des lords — The Case of Timothy Evans, 18 octobre 1966 (api.parliament.uk)
  19. The National Archives, Find Case Law — Westlake v Criminal Cases Review Commission [2004] EWHC 2779 (Admin) (caselaw.nationalarchives.gov.uk)
  20. legislation.gov.uk — Murder (Abolition of Death Penalty) Act 1965 (c. 71) (legislation.gov.uk) ; Hansard, Chambre des lords — Murder (Abolition of Death Penalty) Act 1965, 17 décembre 1969 (api.parliament.uk)
  21. HeinOnline — Crime of the Century: The Case of Timothy Evans, 2021 (heinonline.com)
  22. Ruhrbarone — Der Menschenfresser von Duisburg, 1er juillet 2016 (ruhrbarone.de)
  23. Dieter Wunderlich — Joachim Kroll, fiche biographique (dieterwunderlich.de)
  24. Radio 91.2 — Mord im Pott : Der Serienmörder von Duisburg, Teil 1, 31 janvier 2020 (radio912.de)
  25. ABC News — Murder conviction quashed after 40 years, 1er avril 2005 (abc.net.au)
  26. ABC News — Innocent man surprised by compo payout, 2 juin 2011 (abc.net.au)
  27. Australian Dictionary of Biography — Cooke, Eric Edgar (adb.anu.edu.au)
  28. Radford University — Peter Manuel, fiche de synthèse d'après A. M. Nicol, Manuel: Scotland's First Serial Killer, 2008 (maamodt.asp.radford.edu)
  29. vLex (Session Cases) — Manuel v. H. M. Advocate, arrêt de la High Court of Justiciary, 1958 (vlex.co.uk)
  30. National Archives of Scotland (NRS) — Inventaire des dossiers Peter Manuel, juin 2008 (copie hébergée par Murderpedia) (murderpedia.org)
  31. UPI — Texas Ranger, sheriff stick behind Lucas confessions, 21 octobre 1986 (upi.com)
  32. Time — A Mass Murderer Reconsidered (time.com)
  33. Houston Chronicle — Henry Lee Lucas remembered for hoax confessions (chron.com)
  34. Cour d'appel fédérale du 5e circuit via Justia — Lucas v. Johnson, 132 F.3d 1069 (1998) (law.justia.com)
  35. DNA Doe Project — Orange Socks Doe (dnadoeproject.org) ; KXAN — A 40-year-old Williamson County cold case victim has been identified (kxan.com)
  36. Home Office, GOV.UK — Sir Lawrence Byford report into the police handling of the Yorkshire Ripper case, publication du 1er juin 2006 (gov.uk) ; Examiner Live — Yorkshire Ripper report made public, 2006 (examinerlive.co.uk)
  37. Sunderland Echo — The story of Wearside Jack and Sunderland's link to the Yorkshire Ripper investigation (sunderlandecho.com) ; Delayed Gratification — Wearside Jack and the hoaxes that derailed the hunt for the Yorkshire Ripper (slow-journalism.com)
  38. Ministère de la Justice, Direction des affaires criminelles et des grâces — Rapport du groupe de travail sur les crimes en série, 2006 (justice.gouv.fr)
  39. Ministère de la Justice — Pôle des crimes sériels ou non élucidés : missions et premier bilan à deux ans, mars 2024 (justice.gouv.fr)

Corrections et mises à jour

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