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L'affaire Juan Corona

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026 · mis à jour le 5 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Au printemps 1971, dans les vergers du comté de Sutter, au nord de Sacramento, les enquêteurs du shérif découvrent en un peu plus de deux semaines vingt-cinq tombes. Toutes les victimes sont des hommes, pour la plupart des ouvriers agricoles itinérants, que personne n'avait signalés disparus. Des documents retrouvés dans les tombes et un registre saisi au domicile de Juan Corona, un recruteur de main-d'œuvre établi à Yuba City, conduisent à son arrestation le 26 mai 1971. Condamné en janvier 1973 pour les vingt-cinq meurtres, il voit ce verdict annulé en mai 1978 : la cour d'appel juge que son avocat ne l'a pas réellement défendu. Rejugé en 1982, il est de nouveau reconnu coupable, et cette condamnation est confirmée en appel en 1989. Il a nié devant les jurés et il est mort en détention en 2019.

Les faits

Juan Vallejo Corona est né le 7 février 1934 dans l'État de Jalisco, au Mexique (à Ayutla selon Wikipédia, à Autlán selon le Washington Post). Arrivé adolescent en Californie au début des années 1950, il s'installe dans la région de Marysville et Yuba City, au nord de Sacramento, où il travaille dans l'agriculture. En janvier 1956, il est admis à l'hôpital d'État DeWitt, à Auburn, où un diagnostic de schizophrénie est posé ; il en sort en avril. Selon Wikipédia, il aurait alors été renvoyé au Mexique, puis serait revenu et aurait obtenu un permis de résident en 1962. Marié, il devient contremaître et recruteur de main-d'œuvre (labor contractor) pour les exploitations fruitières du comté de Sutter.

C'est dans ce milieu que se déroule l'affaire. Entre février et mai 1971, selon les décisions de justice, vingt-cinq hommes sont tués. Ce sont, pour la plupart, des ouvriers agricoles saisonniers ou des hommes sans domicile fixe, qui allaient de récolte en récolte ; selon les récapitulatifs disponibles, ils auraient eu de quarante à soixante-quatre ans, et plusieurs auraient été vus pour la dernière fois dans le véhicule de Juan Corona. Tous sont retrouvés enterrés dans des vergers le long de la Feather River.

Comment l'enquête a abouti

L'enquête ne part pas d'une disparition. Aucune des victimes ne semble avoir été signalée disparue : ces hommes, souvent sans famille sur place et sans adresse stable, pouvaient quitter une région sans que personne ne s'en inquiète. Le point de départ est une observation faite par un exploitant. Le 19 mai 1971, il remarque dans son verger de pêchers un trou fraîchement creusé et prévient le bureau du shérif du comté de Sutter, dirigé par Roy Whiteaker. Le lendemain, une première tombe est mise au jour.

Les fouilles se poursuivent jusqu'au 4 juin sur deux exploitations, les ranchs Sullivan et Kagehiro. Le ranch Sullivan était l'un de ceux pour lesquels Juan Corona recrutait et logeait des ouvriers dans un baraquement. Au terme des recherches, vingt-cinq tombes ont été découvertes. Selon l'arrêt d'appel de 1978, les inhumations présentaient des similitudes qui laissaient penser à un auteur unique.

Les éléments matériels orientent très vite l'enquête. Selon l'arrêt de 1978, les enquêteurs retrouvent dans une tombe des reçus d'une boucherie de la région portant le nom et la signature de Juan Corona ; dans une autre, des bordereaux de dépôt de la Bank of America à son nom et à son adresse. Le 26 mai 1971, une semaine après la première découverte, il est arrêté. La perquisition de son domicile, de ses véhicules et de ses locaux aurait fourni d'autres pièces à conviction, discutées pendant les deux procès.

La pièce la plus discutée est un registre de travail à couverture verte, trouvé dans sa chambre. Il contient, de la main de l'accusé, des noms et des dates ; selon l'arrêt de 1978, sept de ces entrées correspondaient à des victimes identifiées. On y compterait au total trente-quatre noms, selon Wikipédia. L'accusation l'a présenté comme une « liste de mort » ; la défense, comme un simple livre de paie. C'est cette pièce, selon le président du jury du second procès cité par l'agence UPI, qui a emporté la conviction des jurés en 1982.

Le travail d'identification n'a été que partiel. Les enquêteurs disposaient de peu de signalements, de peu de familles à contacter et souvent d'aucun document. Quatre des vingt-cinq victimes n'ont jamais été identifiées, selon l'Appeal-Democrat et le San Francisco Chronicle. En juillet 1971, un grand jury inculpe Juan Corona des vingt-cinq meurtres.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de Juan Vallejo Corona.
  2. Admis à l'hôpital d'État DeWitt, à Auburn, où un diagnostic de schizophrénie est posé ; il en sort en avril 1956. Cet épisode jouera un rôle central dans l'annulation de 1978.
  3. Un exploitant remarque un trou fraîchement creusé dans son verger de pêchers et prévient le shérif. La première tombe est mise au jour le lendemain.
  4. Arrestation de Juan Corona. La perquisition de son domicile permet de saisir un registre de travail portant des noms et des dates.
  5. Fin des fouilles : vingt-cinq tombes ont été découvertes sur deux ranchs le long de la Feather River.
  6. Un grand jury inculpe Juan Corona de vingt-cinq meurtres (le 12 juillet selon Wikipédia).
  7. Ouverture du premier procès, dépaysé hors du comté de Sutter en raison du retentissement de l'affaire.
  8. Reconnu coupable des vingt-cinq meurtres au premier degré, il est condamné à vingt-cinq peines consécutives de réclusion à perpétuité. La défense n'a cité aucun témoin.
  9. La cour d'appel annule la condamnation pour défense inefficace et conflit d'intérêts de l'avocat, et ordonne un nouveau procès.
  10. À l'issue du second procès, ouvert début 1982, il est de nouveau reconnu coupable des vingt-cinq meurtres et condamné à vingt-cinq peines confondues de vingt-cinq ans à perpétuité.
  11. La cour d'appel confirme la seconde condamnation. Selon la notice de l'arrêt, la Cour suprême de Californie refuse d'examiner l'affaire le 7 septembre 1989 : la condamnation devient définitive.
  12. Mort de Juan Corona, à quatre-vingt-cinq ans, dans un hôpital extérieur à la prison de Corcoran, de causes naturelles selon l'administration pénitentiaire.

Fiche de l'auteur

Juan Corona

Contremaître agricole condamné pour vingt-cinq meurtres d'ouvriers saisonniers retrouvés enterrés dans les vergers de la vallée de Sacramento.

Notice complète →

Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Le premier procès s'est ouvert le 11 septembre 1972 à Fairfield, dans le comté de Solano, hors du comté de Sutter où l'affaire avait eu un grand retentissement ; selon le Daily Republic, c'est la défense qui avait obtenu ce dépaysement. Il était présidé par le juge Richard Patton. L'accusation a cité plus d'une centaine de témoins, profanes et experts. La défense, elle, n'en a cité aucun, et l'accusé n'a pas témoigné selon le Daily Republic. Son avocat avait promis aux jurés, dans sa déclaration d'ouverture, un alibi, des témoignages de moralité et des éléments psychiatriques ; rien de tout cela n'a été présenté. Le 18 janvier 1973, après quarante-cinq heures de délibération selon le Daily Republic (environ cinq jours selon l'arrêt d'appel), le jury l'a déclaré coupable des vingt-cinq meurtres au premier degré. Il a été condamné à vingt-cinq peines consécutives de réclusion à perpétuité.

Le 8 mai 1978, la cour d'appel de Californie a annulé ce verdict. Elle a d'abord relevé que l'avocat n'avait pas exploré la seule défense sérieuse dont disposait son client : son passé psychiatrique, documenté depuis 1956, pouvait fonder une contestation de sa capacité à être jugé, une responsabilité atténuée ou une défense d'aliénation. L'avocat avait au contraire écarté toute expertise psychiatrique complémentaire. La cour a ensuite relevé un conflit d'intérêts : en guise d'honoraires, il s'était fait céder les droits exclusifs sur le récit de la vie de son client, ce qui l'intéressait davantage à un procès retentissant qu'à une défense efficace. Ces manquements avaient, selon l'arrêt, réduit le procès à « une farce et une imposture ». La Cour suprême de Californie a rappelé ces motifs en 1981, dans une décision rendue sur la préparation du nouveau procès.

Le second procès s'est tenu à Hayward, dans le comté d'Alameda, à partir de février 1982, de nouveau sous la présidence du juge Richard Patton. Il a duré plus de sept mois et entendu quelque 175 témoins selon l'Appeal-Democrat. La nouvelle défense a cette fois soutenu une thèse précise : le véritable auteur aurait été le demi-frère de l'accusé, Natividad Corona, qui tenait un bar dans la région et était mort au Mexique en 1973. Le jury l'a écartée. En septembre 1982 (le 23 selon Wikipédia), Juan Corona a été reconnu coupable des vingt-cinq meurtres et condamné à vingt-cinq peines confondues de vingt-cinq ans à perpétuité. Selon le président du jury, cité par l'agence UPI, le registre a été la pièce décisive.

Le 14 juin 1989, la cour d'appel a rejeté son recours, en rappelant qu'un accusé « a droit à un procès équitable, mais pas à un procès parfait ». Selon la notice de l'arrêt, la Cour suprême de Californie a refusé d'examiner l'affaire le 7 septembre 1989. La condamnation définitive acquise, ses demandes de libération conditionnelle ont été rejetées à huit reprises, de 1984 à 2016.

Ce que l'affaire a changé

Nous n'avons trouvé aucune réforme de la loi ou des pratiques policières directement attribuable à l'affaire Corona. Son apport est d'abord judiciaire. L'arrêt de 1978 est un exemple souvent cité d'annulation pour défense inefficace : il sanctionne à la fois l'absence de toute défense au fond et un mode de rémunération, la cession des droits sur le récit de la vie du client, jugé incompatible avec la loyauté due à l'accusé. Il montre qu'une condamnation peut être annulée même lorsque les charges sont lourdes, parce que l'accusé n'a pas bénéficié d'un procès contradictoire. Le second procès a d'ailleurs abouti au même verdict, au terme d'une procédure dont le coût aurait atteint environ cinq millions de dollars selon l'Appeal-Democrat et le Washington Post, une somme considérable pour un comté rural.

L'affaire a aussi mis en lumière, au début des années 1970, la condition des ouvriers agricoles itinérants de la vallée de Sacramento : des hommes âgés, isolés, payés à la tâche, logés dans des baraquements et dépendants des recruteurs qui les embauchaient pour les récoltes. C'est cette invisibilité qui explique que des meurtres aient pu se succéder pendant près de quatre mois sans qu'aucune alerte ne soit donnée, et que quatre victimes restent anonymes. Au moment des faits, selon une dépêche de l'Associated Press reprise en 2019, aucune affaire de meurtres en série jugée aux États-Unis n'aurait compté autant de victimes.

La question de la culpabilité n'a, en revanche, plus été tranchée autrement que par les deux jurys. Juan Corona a nié devant eux ; lors de son second procès, il n'aurait témoigné que brièvement, pour contester les accusations. En 2011, devant la commission des libérations conditionnelles, il a pour la première fois admis les faits, selon l'Appeal-Democrat et le San Francisco Chronicle ; en 2016, il a affirmé ne plus se souvenir d'avoir tué qui que ce soit, selon l'Associated Press. Ces déclarations, faites par un détenu âgé dont l'état de santé se dégradait, n'ont pas eu de suite judiciaire. Le mobile, lui, n'a jamais été établi.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Plusieurs psychiatres ont examiné Juan Corona après son arrestation, mais leurs conclusions n'ont jamais été débattues devant un jury. Elles sont connues par l'arrêt de la cour d'appel de Californie du 8 mai 1978. Le Dr Joseph Catton, qui l'a vu en détention le 3 juin 1971, doutait qu'il fût en état d'aider son avocat à préparer sa défense et recommandait son placement en observation dans un établissement psychiatrique. Le Dr Valentino Andres, qui l'a suivi en prison d'août à septembre 1971, a recommandé son transfert à l'hôpital d'État d'Atascadero. En mars 1972, le Dr Sheppard l'estimait dangereux pour lui-même ou pour autrui.

Son avocat s'est opposé à toute expertise psychiatrique supplémentaire, y compris lorsque le juge et l'accusation l'ont réclamée à l'audience du 14 juin 1972, et il a refusé de plaider, à titre subsidiaire, la non-culpabilité pour cause d'aliénation mentale (insanity defense). Il s'en est expliqué en appel : il croyait son client innocent et craignait qu'un débat sur son état mental ne fournisse à l'accusation le mobile qui lui manquait. La cour d'appel y a vu l'abandon de la seule défense sérieuse, sans dire si elle aurait abouti. Au second procès, en 1982, la nouvelle défense ne l'a pas reprise, relève l'arrêt d'appel de 1989 ; elle a soutenu la culpabilité d'un tiers. Les deux jurys ont donc déclaré coupable un accusé dont l'irresponsabilité pénale n'a jamais été soutenue devant eux. Ces verdicts tranchent la culpabilité ; ils ne valent pas diagnostic.

Diagnostics publiés

Admis en 1956 à l'hôpital d'État DeWitt, Juan Corona y aurait reçu, selon l'arrêt de 1978, le diagnostic de schizophrénie paranoïde ou de schizophrénie à traits catatoniques (« a paranoid schizophrenic or a schizophrenic with catatonic features ») ; l'arrêt ne nomme pas les médecins de l'hôpital. Après l'arrestation, le Dr Andres aurait constaté en 1971 une psychose en phase d'aggravation (« psychosis in exacerbation »), avec un jugement altéré, et porté le traitement neuroleptique jusqu'à 1 400 milligrammes par jour. Le Dr Catton aurait relevé des hallucinations dans l'année précédant les faits. Le Dr Bromberg, qui l'a vu les 5 et 7 juin 1971, n'aurait observé que les séquelles de l'ancienne maladie, des tendances névrotiques et des phobies. Tels que la cour les résume, ces avis ne se prononcent pas sur sa responsabilité au moment des faits.

Parcours documenté

Né le 7 février 1934 dans l'État de Jalisco, au Mexique, Juan Corona a suivi ses frères aînés en Californie en 1950, selon l'Associated Press. La presse situe le début de ses troubles après l'inondation meurtrière de 1955 à Yuba City ; selon l'arrêt de 1978, il était persuadé, à son admission, que tous les habitants s'étaient noyés. Il est resté à l'hôpital DeWitt de janvier à avril 1956, y a été traité par neuroleptiques et par électrochocs, puis en est sorti déclaré guéri. Il aurait de nouveau été hospitalisé en psychiatrie au début de 1970, selon KQED et Wikipédia. Aucun lien de cause à effet entre ces épisodes et les crimes n'a été établi par la justice.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. Juan Corona n'a pas déposé au premier procès, selon le Daily Republic ; au second, il a nié à la barre avoir tué qui que ce soit, selon l'Associated Press et le Washington Post. Le 5 décembre 2011, devant la commission des libérations conditionnelles, il a pour la première fois reconnu les faits, d'après la procureure adjointe du comté de Sutter, citée par l'Appeal-Democrat et l'Associated Press : il aurait dit que les victimes étaient des intrus et des ivrognes (« winos »). Il aurait dit de même à un psychiatre en juillet 2011, selon l'Appeal-Democrat. Ces aveux tardifs appellent deux réserves : ils ne sont connus que par l'accusation, et les deux médias précisaient que ce détenu de soixante-dix-sept ans était atteint de démence. En novembre 2016, à sa dernière audience, il a déclaré ne pas se souvenir d'avoir tué quelqu'un.

Lectures criminologiques

La justice a retenu vingt-cinq meurtres au premier degré ; elle n'a établi aucun mobile. L'arrêt de 1978 parle de crimes commis « sans motivation apparente », et l'Associated Press écrivait encore en 2019 que leur raison restait pour l'essentiel un mystère. Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée dans une source que nous ayons pu consulter. Katherine Ramsland, professeure de psychologie légale à l'université DeSales, a rappelé en 2021, dans Psychology Today, qu'une explication avait circulé à l'époque, celle d'une hostilité envers les hommes homosexuels, sans que rien ait été fait pour la vérifier ; elle y voit une enquête enfermée dans ses présupposés. Cette lecture rétrospective ne repose sur aucun examen de l'intéressé.

Ce qu'on ne sait pas

On ignore si Juan Corona était pénalement responsable en 1971 : la question n'a été posée à aucun jury, et les avis des psychiatres qui l'ont vu en détention vont de la psychose en phase aiguë aux séquelles d'une maladie ancienne. On ignore aussi le mobile : l'explication donnée en 2011 vient d'un homme âgé, dont la démence était signalée, et il ne l'a pas répétée cinq ans plus tard. Le dossier médical de 1956 n'est connu que par le résumé qu'en donne la cour d'appel.

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait Juan Corona ?

La justice l'a reconnu coupable de vingt-cinq meurtres, commis entre février et mai 1971 dans le comté de Sutter, en Californie : ce sont ses victimes confirmées. Toutes étaient des hommes, pour la plupart des ouvriers agricoles itinérants. Quatre d'entre elles n'ont jamais été identifiées. Aucune autre victime n'a été établie par la justice.

Comment Juan Corona a-t-il été arrêté ?

Le 19 mai 1971, un exploitant découvre un trou fraîchement creusé dans son verger de pêchers et prévient le shérif du comté de Sutter. La première tombe est mise au jour le lendemain. Des reçus d'une boucherie et des bordereaux de dépôt bancaire au nom de Juan Corona, retrouvés dans des tombes, orientent l'enquête vers ce recruteur de main-d'œuvre. Il est arrêté le 26 mai 1971 ; on saisit chez lui un registre portant les noms de plusieurs victimes.

Pourquoi la première condamnation de Juan Corona a-t-elle été annulée ?

Le 8 mai 1978, la cour d'appel de Californie a jugé qu'il n'avait pas été réellement défendu lors du procès de 1972-1973 : son avocat n'avait cité aucun témoin, n'avait pas exploité ses antécédents psychiatriques et s'était fait payer en droits sur le récit de sa vie, ce qui créait un conflit d'intérêts. Un nouveau procès a été ordonné ; il a abouti en 1982 à une nouvelle condamnation pour les vingt-cinq meurtres, confirmée en appel en 1989.

Quand Juan Corona est-il mort ?

Juan Corona est mort le 4 mars 2019, à quatre-vingt-cinq ans, dans un hôpital extérieur à la prison d'État de Corcoran, en Californie, où il purgeait sa peine. L'administration pénitentiaire californienne a fait état d'une mort naturelle. Ses demandes de libération conditionnelle avaient été rejetées à huit reprises.

Pour aller plus loin : livres

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. People v. Corona (arrêt d'annulation du 8 mai 1978), Cour d'appel de Californie, via FindLaw
  2. People v. Superior Court (Corona), 30 Cal.3d 193 (16 novembre 1981), Cour suprême de Californie, via SCOCAL (Stanford Law School)
  3. People v. Corona, 211 Cal.App.3d 529 (arrêt du 14 juin 1989), Cour d'appel de Californie, via Justia
  4. People v. Corona (1989), Cour d'appel de Californie, via FindLaw
  5. People v. Corona (1989, notice et refus d'examen de la Cour suprême de Californie), CourtListener (Free Law Project)
  6. Inmate Juan Corona dies of natural causes (4 mars 2019), California Department of Corrections and Rehabilitation
  7. Juan Corona: ‘Overwhelmingly’ guilty (Nancy Pasternack, 15 février 2010), Appeal-Democrat
  8. Serial killer Juan Corona confesses (Nancy Pasternack, 5 décembre 2011), Appeal-Democrat
  9. Death list deciding factor in Corona conviction (24 septembre 1982), UPI Archives
  10. Juan Corona mass murder trial moved to Fairfield in '72 (Tony Wade, 7 août 2015), Daily Republic (Fairfield)
  11. Juan Corona, California's most prolific serial killer, dies of natural causes (Matthias Gafni, 4 mars 2019), San Francisco Chronicle
  12. Nécrologie de Juan Corona, condamné pour le meurtre de 25 ouvriers agricoles (Ellie Silverman, 4 mars 2019), The Washington Post
  13. Juan Corona, Yuba City Serial Killer, Dead at 85 (dépêche Associated Press, 4 mars 2019), KQED
  14. Imprisoned California serial killer Juan Corona dies at age 85 (5 mars 2019), Euronews
  15. Burden of Proof: The Case of Juan Corona (Ed Cray, Macmillan, 1973), notice, Google Books
  16. Tracy Kidder, Wikipedia (en)
  17. Juan Corona, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.

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