États-UnisDossier1945-1954Alabama, Caroline du Nord, Kansas, Oklahoma

L'affaire Nannie Doss

Par Nathan Penin · Publié le 14 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Pendant près de dix ans, entre l'Alabama, la Caroline du Nord, le Kansas et l'Oklahoma, Nannie Doss a perdu quatre maris, sa mère, une sœur et plusieurs autres proches, morts que l'on attribuait à la maladie. À l'automne 1954, l'autopsie de son cinquième mari, demandée par son médecin à Tulsa, révèle de l'arsenic. Elle avoue avoir empoisonné quatre de ses maris ; des exhumations confirment plusieurs de ces empoisonnements. Jugée pour un seul meurtre, elle plaide coupable le 17 mai 1955 et est condamnée à la réclusion à perpétuité. Elle meurt en détention à McAlester le 2 juin 1965.

Les faits

Nancy Hazle, dite Nannie, est née en 1905 à Blue Mountain, dans le comté de Calhoun, en Alabama, dans une famille d'agriculteurs. Selon l'Encyclopedia of Alabama, son père, autoritaire, retirait ses enfants de l'école pour les travaux de la ferme. Mariée vers seize ans, elle a quatre filles ; deux meurent subitement en 1927, d'une intoxication alimentaire selon le diagnostic de l'époque. Divorcée en 1928, elle se remarie quatre fois, souvent avec des hommes rencontrés par les petites annonces des magazines sentimentaux.

Entre 1945 et 1954, ses quatre maris suivants meurent l'un après l'autre : en Alabama en 1945, en Caroline du Nord vers 1950, au Kansas en 1953, en Oklahoma en 1954. Leurs décès sont attribués à une intoxication, à une défaillance cardiaque, à la maladie. Dans le même intervalle meurent aussi sa mère, une de ses sœurs, une belle-mère et un petit-fils de deux ans confié à sa garde. Seule la dernière mort, celle de Samuel Doss à Tulsa, a donné lieu à une autopsie au moment des faits. Elle a établi un empoisonnement à l'arsenic.

Comment l'enquête a abouti

L'affaire s'est dénouée grâce à un médecin. En septembre 1954, Samuel Doss, son cinquième mari, est hospitalisé à Tulsa pour de graves troubles digestifs. Il passe près d'un mois à l'hôpital, en sort le 5 octobre selon l'Albuquerque Journal, et meurt une semaine plus tard, le 12 octobre. Son médecin, intrigué par ces symptômes, persuade la veuve d'autoriser une autopsie, selon l'Encyclopedia of Alabama et Wikipédia. Elle révèle une dose massive d'arsenic. Nannie Doss est arrêtée : en octobre 1954 selon Wikipédia, le 26 novembre selon l'une des notices compilées par Murderpedia. Nous retenons l'automne 1954.

Les enquêteurs de Tulsa téléphonent alors dans les villes où elle a vécu. Selon Crime Library, ils apprennent que trois maris précédents sont morts avec les mêmes symptômes. Nannie Doss nie d'abord. Après plusieurs heures d'interrogatoire, elle avoue avoir empoisonné Samuel Doss, puis ses trois maris précédents. Elle aurait, selon l'Encyclopedia of Alabama, refusé d'admettre avoir fait du mal à ses parents de sang. Wikipédia affirme au contraire que ses aveux portaient aussi sur sa mère, une sœur, un petit-fils et une belle-mère. Les sources ne s'accordent pas sur ce point.

Les corps sont exhumés dans plusieurs États. Selon l'Encyclopedia of Alabama, les analyses confirment la présence d'arsenic ou de mort-aux-rats dans plusieurs d'entre eux. Selon Crime Library, l'arsenic est retrouvé chez les maris et chez sa mère ; chez d'autres membres de la famille, les constatations évoquent une asphyxie, sans que la cause en soit établie. Rien n'a jamais été démontré pour les décès de 1927.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de Nancy Hazle, l'une des cinq enfants d'une famille d'agriculteurs du comté de Calhoun (le 4 novembre selon Wikipédia ; l'Encyclopedia of Alabama ne donne que l'année).
  2. À seize ans environ, elle épouse un collègue de travail, avec l'accord de son père. Le couple a quatre filles entre 1923 et 1927.
  3. Deux de ses filles, encore enfants, meurent subitement ; on conclut à une intoxication alimentaire. Ces décès ne seront jamais établis comme des meurtres. Son mari la quitte peu après ; ils divorcent en 1928.
  4. Elle épouse son deuxième mari, rencontré par une petite annonce de courrier du cœur.
  5. Mort de son deuxième mari, attribuée alors à une intoxication alimentaire. Elle avouera en 1954 l'avoir empoisonné. Quelques semaines plus tôt, en juillet, un petit-fils de deux ans confié à sa garde était mort d'asphyxie de cause inconnue.
  6. Mort de son troisième mari, déclarée due à une défaillance cardiaque, sans autopsie (en 1950 selon l'Encyclopedia of Alabama et Crime Library, en 1952 selon Wikipédia et l'Oklahoma Gazette). Sa sœur meurt peu après qu'elle s'est installée chez elle.
  7. Remariée en 1952 au Kansas, elle accueille sa mère, qui meurt quelques jours après son arrivée.
  8. Mort de son quatrième mari, environ trois mois après celle de sa mère (le 19 mai selon Wikipédia).
  9. Mariage avec Samuel Doss, de Tulsa (en juin 1953 selon l'Encyclopedia of Alabama et l'Albuquerque Journal ; l'encadré de Wikipédia indique 1954).
  10. Samuel Doss meurt une semaine environ après être sorti de l'hôpital, où il avait passé près d'un mois. Son médecin obtient une autopsie, qui révèle une forte dose d'arsenic.
  11. Arrêtée à l'automne (en octobre selon Wikipédia, le 26 novembre selon l'une des notices compilées par Murderpedia), elle avoue avoir empoisonné quatre de ses maris. Des exhumations sont ordonnées.
  12. Après une expertise mentale qui l'aurait déclarée saine d'esprit, elle renonce au procès prévu en juin et plaide coupable du meurtre de Samuel Doss. Elle est condamnée à la réclusion à perpétuité.
  13. Elle meurt d'une leucémie à l'infirmerie du pénitencier, à cinquante-neuf ans, sans avoir été jugée pour aucun autre décès.

Fiche de l'auteur

Nannie Doss

Jugée pour un seul meurtre, elle a avoué avoir empoisonné à l'arsenic quatre de ses maris, en Alabama, en Caroline du Nord, au Kansas et en Oklahoma ; des exhumations ont confirmé ces empoisonnements. Les enquêteurs lui imputaient jusqu'à douze décès dans son entourage.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Nannie Doss n'a été poursuivie que pour un seul meurtre : celui de Samuel Doss, mort à Tulsa le 12 octobre 1954. C'était le seul décès autopsié au moment des faits, et le seul survenu en Oklahoma. Selon Wikipédia, l'accusation était conduite par J. Howard Edmondson, alors procureur du comté de Tulsa, élu en 1954 et futur gouverneur de l'État ; selon Crime Library, l'affaire était portée devant le juge Elmer Adams. Nous n'avons pu recouper ces deux noms sur une seconde source indépendante.

Avant l'audience, l'accusée a été soumise à un examen mental. Selon le dossier de Crime Library, quatre psychiatres l'ont examinée et l'ont jugée saine d'esprit ; une autre notice reprise par Murderpedia indique que l'accusation l'a estimée apte à être jugée. Le procès était fixé au 2 juin 1955 devant la cour criminelle de Tulsa. Le 17 mai, elle y a renoncé et a plaidé coupable ; selon Crime Library, ses avocats ne voyaient pas d'autre ligne de défense possible. Après une brève audience, elle a été condamnée à la réclusion à perpétuité.

La peine de mort, alors prévue en Oklahoma pour le meurtre, n'a pas été prononcée. Selon Wikipédia et Crime Library, l'État a renoncé à la requérir parce que l'accusée était une femme ; selon l'Encyclopedia of Alabama, elle aurait pu devenir la première femme exécutée dans l'État. L'Encyclopedia of Alabama donne une version différente : un juge l'aurait déclarée aliénée pour lui épargner la chaise électrique, en disant ne pas vouloir créer un « fâcheux précédent » en exécutant une femme. Cette version, que l'article place dans une chronologie peu claire, est contredite par le plaidoyer de culpabilité suivi d'une condamnation : nous retenons la version des deux autres sources.

Les autres décès n'ont jamais été jugés. Selon l'Encyclopedia of Alabama, la Caroline du Nord, le Kansas et l'Alabama avaient engagé des poursuites, sans qu'aucun procès n'ait lieu hors de l'Oklahoma ; selon Wikipédia, elle n'a jamais été inculpée pour ces autres morts. La procédure s'est éteinte avec sa mort, le 2 juin 1965, au pénitencier d'État de McAlester.

Ce que l'affaire a changé

L'affaire Doss n'a entraîné, à notre connaissance, aucune réforme législative directe. Elle montre surtout ce qu'une criminelle mobile pouvait obtenir dans l'Amérique des années 1940 et 1950. Ses maris sont morts dans quatre États différents, sans qu'aucun lien soit fait entre ces décès. Les certificats de décès signés sans autopsie, comme celui de son troisième mari selon l'Encyclopedia of Alabama, ont laissé passer près de dix ans de meurtres. Il a fallu l'insistance d'un médecin traitant pour qu'une autopsie soit pratiquée. Les exhumations ordonnées ensuite ont montré ce qu'une analyse toxicologique aurait révélé dès la première mort.

Un article de l'Oklahoma Gazette, publié en 2021, présente l'affaire comme l'une des raisons de la création d'un service chargé d'enquêter sur les morts violentes, suspectes ou inexpliquées en Oklahoma. Le système de médecine légale de l'État a bien été institué en 1961, selon l'Office of the Chief Medical Examiner, mais n'a été financé qu'à partir de 1967. Ni ce service ni aucune autre source consultée ne fait le lien avec Nannie Doss : nous le donnons comme une lecture du magazine, non comme un fait établi.

L'affaire a enfin posé la question de la peine de mort pour les femmes. Selon l'Encyclopedia of Alabama, aucune femme n'avait encore été exécutée en Oklahoma ; selon Wikipédia et Crime Library, l'État a renoncé à requérir la mort parce que l'accusée était une femme ; l'accusée a plaidé coupable et le débat n'a pas eu lieu devant un jury. Le traitement médiatique, lui, a durablement marqué la mémoire de l'affaire. La presse américaine l'a surnommée « Giggling Granny », parce qu'elle riait en évoquant les faits devant les journalistes. Ce surnom a longtemps éclipsé les victimes et la question de fond, celle des morts que personne n'avait vérifiées.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Le seul examen mental connu date de 1955, avant le plaidoyer de culpabilité. Selon le dossier de Crime Library, un groupe de quatre psychiatres a examiné Nannie Doss et l'a jugée saine d'esprit. Une autre notice, reprise par Murderpedia, indique que l'accusation l'a estimée apte à être jugée. Les noms de ces psychiatres et le texte de leurs conclusions ne figurent dans aucune source que nous ayons pu ouvrir ; nous les désignons donc par leur seule fonction. Le procès n'a pas eu lieu : le 17 mai 1955, l'accusée a plaidé coupable du meurtre de Samuel Doss et a été condamnée à la réclusion à perpétuité. Aucune cause d'irresponsabilité pénale n'a donc été retenue.

L'Encyclopedia of Alabama rapporte une version différente : un juge l'aurait déclarée aliénée pour lui épargner la chaise électrique, en invoquant les déficiences mentales qu'il lui prêtait. L'article situe cette décision dans une chronologie qu'il reconnaît lui-même confuse. Elle est contredite par la condamnation sur plaidoyer de culpabilité, que retiennent toutes les autres sources consultées. Une expertise psychiatrique qui conclut à la capacité de l'accusé répond à une question de droit ; elle ne vaut pas portrait psychologique.

Diagnostics publiés

Aucune expertise publiée à notre connaissance.

Parcours documenté

Née en 1905 dans une famille d'agriculteurs de l'Alabama, Nannie Doss a grandi auprès d'un père que l'Encyclopedia of Alabama décrit comme violent et autoritaire, qui retirait ses enfants de l'école pour les travaux de la ferme et leur interdisait le maquillage ; sa mère est décrite comme aimante. Vers sept ans, elle aurait été blessée à la tête lors d'un voyage en train ; selon l'article de People repris par AOL, qui cite le Muskogee Phoenix, cette blessure lui aurait laissé de violents maux de tête. Elle a lu très tôt les magazines sentimentaux et leurs rubriques de courrier du cœur, par lesquelles elle a rencontré plusieurs de ses maris. Mariée à seize ans, divorcée à vingt-trois, elle a vécu avec son deuxième mari une union marquée, selon l'Encyclopedia of Alabama, par l'alcoolisme et la violence de celui-ci. Ces éléments décrivent une vie ; aucune source n'établit de lien de cause à effet entre ce parcours et les meurtres.

Ce qu'elle a dit d'elle-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteure des faits ; ils sont à lire avec prudence. Selon l'Encyclopedia of Alabama et l'Oklahoma Gazette, elle a attribué son comportement à la blessure à la tête subie dans son enfance. Pendant l'interrogatoire, selon Crime Library, elle a justifié la mort de Samuel Doss par des griefs domestiques : il l'aurait privée de ses émissions de télévision et se serait montré avare. Selon Wikipédia en français, qui s'appuie sur Terry Manners, elle a nié avoir tué pour les assurances et parlé d'une recherche de « l'amour vrai ». Selon l'Encyclopedia of Alabama, elle a dit, après deux ans de détention, regretter de ne pas avoir été exécutée. Aucune de ces explications n'a été vérifiée par un expert.

Lectures criminologiques

La justice n'a examiné qu'un seul mode opératoire : de l'arsenic mêlé à la nourriture ou au café de son dernier mari. Les aveux et les exhumations décrivent le même procédé pour ses maris précédents. Le mobile reste discuté. Selon l'Encyclopedia of Alabama et Wikipédia, elle a touché une assurance-vie de 500 dollars après la mort de son petit-fils en 1945 ; l'Oklahoma Gazette et Crime Library évoquent l'incendie d'une maison suivi d'un versement d'assurance après la mort de son troisième mari. Elle-même a nié ce mobile.

Les lectures criminologiques disponibles sont celles d'auteurs de vulgarisation, non de cliniciens l'ayant examinée. Terry Manners, dans Deadlier than the Male (1995), propose une classification des tueuses en série par catégories, dont celles du confort, du pouvoir ou de la discipline, et consacre un portrait à Nannie Doss. Michael et C. L. Kelleher, dans Murder Most Rare (1998), distinguent plusieurs types de tueuses, dont celle des « veuves noires » ; le dossier de Crime Library cite cet ouvrage parmi ses sources. Nous n'avons pas pu consulter les passages de ces livres consacrés à son cas : nous ne leur attribuons aucune conclusion précise. Le chapitre que lui consacre Tori Telfer dans Lady Killers (2017) relève du portrait historique.

Ce qu'on ne sait pas

On ignore le nombre exact de ses victimes : l'Encyclopedia of Alabama parle de douze au plus, Wikipédia de onze, et seule la mort de Samuel Doss a été jugée. On ne sait pas ce qu'ont révélé précisément chacune des exhumations, ni si les décès de 1927 et ceux d'autres proches relevaient d'un crime. Ses mobiles restent incertains : les explications qu'elle a données varient et n'ont pas été examinées par un expert. Aucun diagnostic n'a été publié ; tout diagnostic rétrospectif relèverait de la spéculation et nous n'en formulons aucun.

Questions fréquentes

Pour combien de meurtres Nannie Doss a-t-elle été condamnée ?

Pour un seul : celui de son cinquième mari, Samuel Doss, mort à Tulsa en octobre 1954. Elle a plaidé coupable le 17 mai 1955 et a été condamnée à la réclusion à perpétuité. Elle avait avoué avoir empoisonné quatre de ses maris, et des exhumations ont confirmé plusieurs de ces empoisonnements, mais les autres décès n'ont jamais été jugés. Les enquêteurs lui ont imputé jusqu'à douze morts dans son entourage, selon l'Encyclopedia of Alabama ; Wikipédia en compte onze.

Pourquoi Nannie Doss n'a-t-elle pas été condamnée à mort ?

Selon Wikipédia et Crime Library, l'État de l'Oklahoma a renoncé à requérir la peine de mort parce qu'elle était une femme ; selon l'Encyclopedia of Alabama, aucune femme n'y avait encore été exécutée. Son plaidoyer de culpabilité a permis d'éviter un procès devant jury. L'Encyclopedia of Alabama avance une autre version, selon laquelle un juge l'aurait déclarée aliénée pour lui épargner l'exécution ; elle est contredite par la condamnation elle-même.

Comment l'affaire a-t-elle été découverte ?

Par l'autopsie de son dernier mari. Samuel Doss était sorti de l'hôpital début octobre 1954, après près d'un mois de soins pour de graves troubles digestifs ; il est mort une semaine plus tard. Son médecin, soupçonnant un empoisonnement, a obtenu une autopsie, qui a révélé une forte dose d'arsenic. Nannie Doss a été arrêtée et, interrogée, a avoué la mort de quatre de ses maris.

Où et quand Nannie Doss est-elle morte ?

Elle est morte d'une leucémie le 2 juin 1965, à cinquante-neuf ans, à l'infirmerie du pénitencier d'État de l'Oklahoma, à McAlester, où elle purgeait sa peine depuis 1955. Elle est inhumée à McAlester.

Pour aller plus loin : livres

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Nancy « Nannie Doss » Hazle (Gordon Harvey, Jacksonville State University ; publié le 29 juillet 2014, mis à jour le 15 octobre 2025), Encyclopedia of Alabama
  2. Nannie Doss : Recipe for Death (dossier compilé d'après Terry Manners, Michael et C. L. Kelleher et un entretien avec une parente, 2000), Crime Library
  3. Nannie Doss, chapitre sur l'interrogatoire, Crime Library
  4. Nannie Doss, chapitre sur les aveux, Crime Library
  5. Nannie Doss, chapitre sur l'expertise mentale et le plaidoyer de culpabilité, Crime Library
  6. Nannie Doss, Wikipedia (en)
  7. Nannie Doss, Wikipedia (es)
  8. Nannie Doss, Wikipédia (fr)
  9. Nannie Doss (compilation de notices et d'extraits d'ouvrages), Murderpedia
  10. Have you ever wondered why violent, suspicious, unusual, and unnatural deaths are investigated in Oklahoma? (Sarah Atwood-Cotton, 12 novembre 2021), Oklahoma Gazette
  11. About the Office of the Chief Medical Examiner, État de l'Oklahoma (OCME)
  12. Holy cow! History: the ghastly tale of the Giggling Granny (J. Mark Powell, InsideSources, 29 mars 2026), Albuquerque Journal
  13. Inside the Crimes of the 'Giggling Granny' (Sean Neumann, People, 15 décembre 2024), People, repris par AOL
  14. Serial Killers of America, Legends of America
  15. J. Howard Edmondson, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

Aucune correction depuis la publication le 14 octobre 2026.

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