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L'affaire Raya et Sakina

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026 · mis à jour le 5 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre la fin de 1919 et l'automne 1920, dix-sept femmes ont disparu dans les quartiers populaires d'Alexandrie, alors sous protectorat britannique et secouée par la révolution de 1919. L'affaire a éclaté en novembre 1920, lorsque des travaux de canalisation ont mis au jour des restes humains sous une maison du quartier de Karmouz. L'enquête a conduit à deux sœurs venues de Haute-Égypte, Raya et Sakina Ali Hammam, à leurs maris et à deux hommes liés à leur maison close clandestine. Le 16 mai 1921, la cour criminelle d'Alexandrie a condamné ces six accusés à mort, les deux sœurs comme complices des meurtres ; ils ont été pendus le 21 décembre 1921. Raya et Sakina sont les premières femmes exécutées par l'État égyptien moderne. Un siècle plus tard, l'affaire reste l'une des plus connues du monde arabe, et des historiens en ont profondément renouvelé la lecture.

Les faits

Raya et Sakina Ali Hammam sont deux sœurs nées en Haute-Égypte, Raya vers 1875 et Sakina une dizaine d'années plus tard selon Wikipédia. Comme beaucoup de familles pauvres de la vallée du Nil, elles remontent vers le nord pour chercher du travail ; elles s'installent à Alexandrie dans les années 1910, Sakina vers 1913 et Raya vers 1916. Avec leurs maris, Hasaballah, époux de Raya, et Abd el-Aal, époux de Sakina, elles tiennent dans le quartier populaire de Labban une maison close clandestine. La prostitution est alors légale en Égypte, mais soumise à un régime de licences auquel une partie de l'activité échappe.

Entre la fin de 1919 et l'automne 1920, dix-sept femmes disparaissent. La plupart se prostituent ou fréquentent les maisons du quartier ; plusieurs portent des bijoux en or. Selon le jugement, elles sont attirées dans l'un des logements loués par le groupe, puis tuées par les hommes, et leurs bijoux sont revendus à un orfèvre : le mobile retenu par la cour est le vol. Les faits ont lieu dans plusieurs logements, à Labban et dans le quartier voisin de Karmouz.

Comment l'enquête a abouti

L'affaire s'inscrit dans une période de grande tension. L'Égypte est sous protectorat britannique depuis 1914, et la révolution de 1919, soulèvement national contre l'occupation, a mobilisé le pays, y compris, fait inédit, de nombreuses femmes. Selon New Lines Magazine, le prix des aliments de base, fèves et lentilles, a doublé entre 1919 et 1920. Dans ce contexte, les disparitions de femmes pauvres d'Alexandrie ne mobilisent guère les autorités.

Elles ne passent pas pour autant inaperçues. Des proches signalent plusieurs disparitions à la police au cours de l'année 1920, et les noms de Raya et de Sakina reviennent dans les témoignages : selon le récit de New Lines Magazine, fondé sur les archives étudiées par l'historien Salah Eissa, la police avait déjà convoqué les deux sœurs à plusieurs reprises, et une proche d'une disparue avait remarqué que Sakina portait un vêtement ayant appartenu à celle-ci. Ces éléments ne suffisent pas à ouvrir une véritable enquête pour meurtre : il n'y a ni corps, ni aveux.

La découverte est fortuite. À la mi-novembre 1920, le 14 selon New Lines Magazine, le 15 selon Egyptian Streets, des travaux de canalisation sous une maison de la ruelle Makoris, dans le quartier de Karmouz, mettent au jour des restes humains. Selon Wikipédia, Sakina y avait habité. La police fouille alors l'ensemble des logements occupés par le groupe et y retrouve, au total, les restes de dix-sept femmes.

Le parquet de Labban instruit l'affaire et renvoie dix accusés devant la cour criminelle. Les éléments à charge, selon Wikipédia, mêlent des objets ayant appartenu aux victimes, retrouvés chez les accusés ou chez l'orfèvre, des objets personnels des accusés retrouvés sur les lieux, et des témoins plaçant les disparues en compagnie du groupe. Toujours selon cette source, Raya aurait été la première à passer aux aveux, en minimisant son rôle, puis Sakina ; le témoignage de la fille de Raya, alors enfant, aurait également pesé. Le dossier constitué par l'enquête et l'instruction compte, selon Salah Eissa, quelque 2 220 pages : c'est sur ces archives que s'appuient aujourd'hui les historiens.

Chronologie de l'affaire

  1. Sakina s'installe à Alexandrie, selon Wikipédia ; Raya l'y rejoindrait vers 1916. Les deux sœurs sont originaires de Haute-Égypte.
  2. Début de la révolution de 1919 contre l'occupation britannique. Le pays traverse une forte crise économique : selon New Lines Magazine, le prix des aliments de base double entre 1919 et 1920.
  3. Première disparition attribuée au groupe, le 20 décembre 1919 selon Wikipédia.
  4. Les disparitions de femmes se succèdent dans le quartier. Plusieurs sont signalées ; la police convoque à plusieurs reprises les deux sœurs, sans parvenir à les mettre en cause.
  5. Un habitant qui fait des travaux de canalisation sous une maison met au jour des restes humains, le 14 novembre selon New Lines Magazine, le 15 selon Egyptian Streets. La police fouille les logements occupés par le groupe.
  6. Arrestation des deux sœurs, de leurs maris et de plusieurs autres hommes. Les restes de dix-sept femmes sont retrouvés au total.
  7. À l'automne, le quotidien al-Ahrām suit l'affaire au jour le jour et en fait une affaire nationale, centrée sur les deux femmes.
  8. Jugement de la cour criminelle d'Alexandrie. Sur dix accusés, six sont condamnés à mort : les deux sœurs, comme complices, leurs maris et deux autres hommes. Un orfèvre est condamné à cinq ans de travaux forcés pour recel ; trois accusés sont acquittés.
  9. Exécution par pendaison des six condamnés. Raya et Sakina sont les premières femmes exécutées dans l'Égypte moderne.
  10. Sortie du film Raya et Sakina de Salah Abou Seif, sur un scénario coécrit par Naguib Mahfouz : la première grande adaptation au cinéma.
  11. Le journaliste et historien Salah Eissa publie Rijal Raya wa Sakina, fondé sur le dossier d'instruction.
  12. Diffusion d'une série télévisée réalisée par Gamal Abdel Hamid d'après le livre de Salah Eissa.
  13. L'historienne Elena Chiti publie dans la revue History Compass une étude de la couverture de l'affaire par al-Ahrām à l'automne 1920.

Fiche de l'auteur

Raya et Sakina « Les sœurs d'Alexandrie »

Deux sœurs du quartier de Labban, à Alexandrie, qui attiraient des femmes pour les tuer et voler leurs bijoux ; dix-sept corps ont été retrouvés sous leurs maisons en 1920. L'affaire, suivie de près par la presse (al-Ahrām), reste l'une des plus connues du monde arabe.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

L'affaire a été jugée par la cour criminelle d'Alexandrie, qui a rendu son jugement le lundi 16 mai 1921, six mois après la découverte des premiers restes. Le texte du jugement, reproduit par le site juridique égyptien Qadaya, et l'article d'Arab News consacré à l'affaire en 2007 concordent sur cette date. Dix accusés comparaissaient, pour les meurtres de dix-sept femmes et le vol de leurs biens.

Six ont été condamnés à mort : Raya et Sakina Ali Hammam, leurs maris, Hasaballah et Abd el-Aal, et deux hommes de leur entourage, Orabi Hassan et Abd el-Razek Youssef. L'orfèvre qui avait racheté les bijoux des victimes a été condamné à cinq ans de travaux forcés pour recel ; les trois autres accusés ont été acquittés.

La place des deux sœurs dans le jugement est un point essentiel, longtemps effacé par la mémoire collective. La cour les a condamnées à mort non comme auteurs principaux des meurtres mais comme complices (ishtirak), pour s'être entendues avec les hommes et les avoir aidés, notamment en attirant les victimes dans leurs logements ; les quatre hommes ont été tenus pour les auteurs principaux. C'est ce que rapporte le texte du jugement, et ce que relève le récit publié par New Lines Magazine en 2023 à partir des travaux des historiennes Elena Chiti et Nefertiti Takla. Une partie de la presse égyptienne continue de présenter les sœurs comme les meneuses du groupe. Les deux femmes avaient affirmé au cours de la procédure avoir agi sous la contrainte des hommes. Selon Nefertiti Takla, citée par le même magazine, le parquet aurait empêché l'avocat de Hasaballah d'obtenir une évaluation psychiatrique de son client.

Les six condamnés ont été pendus le 21 décembre 1921 à la prison d'al-Hadra, à Alexandrie. Raya et Sakina sont les premières femmes condamnées à mort et exécutées par la justice de l'État égyptien moderne, un point sur lequel concordent toutes les sources consultées. Il n'y a pas eu de procédure ultérieure : l'affaire est close depuis plus d'un siècle.

Ce que l'affaire a changé

Nous n'avons trouvé aucune réforme de la loi ou des pratiques policières directement attribuable à l'affaire. Son importance tient ailleurs : dans la manière dont elle a été racontée, dès 1920, puis pendant un siècle.

À l'automne 1920, le quotidien al-Ahrām suit l'enquête au jour le jour. L'historienne Elena Chiti, de l'université de Stockholm, a montré dans une étude publiée en 2020 dans la revue History Compass comment le journal, grâce à un correspondant spécialisé à Alexandrie, en a fait une affaire nationale, là où une affaire comparable jugée au même moment à Tanta est tombée dans l'oubli. Selon le récit de New Lines Magazine, qui s'appuie sur ses travaux, l'attention s'est concentrée sur les deux femmes, présentées comme le symbole d'un déclin moral, tandis que leurs maris n'étaient souvent désignés que comme « le mari de Raya » et « le mari de Sakina » ; les sœurs auraient ainsi été condamnées par l'opinion avant de l'être par le tribunal. Elena Chiti les tient pour coupables, mais non pour les auteurs principaux des meurtres, ce que confirme la qualification retenue par le jugement.

L'affaire est ensuite devenue un motif majeur de la culture populaire égyptienne. Selon Wikipédia, une pièce en aurait été tirée dès les années 1920 par l'acteur Naguib el-Rihani. Au cinéma, Salah Abou Seif lui consacre en 1953 un film réaliste dont il a écrit le scénario avec Naguib Mahfouz, futur prix Nobel de littérature, d'après une enquête journalistique de Lotfi Othman ; suivent en 1955 une comédie avec Ismaïl Yassine, puis un film en 1983. Dans les années 1980, une pièce comique avec Shadia et Sohair El Babli reprend l'affaire au théâtre. En 2005, une série télévisée réalisée par Gamal Abdel Hamid, avec Abla Kamel et Somaya El Khashab, adapte le livre de Salah Eissa.

Depuis la révolution de 2011, une autre lecture circule en Égypte : les sœurs auraient été des résistantes à l'occupant, victimes d'un complot britannique. Le cinéaste Ahmed Ashour a notamment annoncé un projet de film en ce sens. Les historiennes interrogées par New Lines Magazine soulignent qu'aucune source historique ne l'appuie.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Aucune expertise psychiatrique n'a été réalisée, ni sur les deux sœurs ni sur les quatre hommes condamnés avec elles. Le jugement de la cour criminelle d'Alexandrie du 16 mai 1921, tel que le reproduit le site juridique égyptien Qadaya, garde pourtant la trace d'une demande : l'avocat du troisième accusé a sollicité un examen de ses facultés mentales, afin de déterminer son degré de responsabilité, avant de plaider l'acquittement. Le texte reproduit ne dit pas ce que la cour a répondu. Selon l'historienne Nefertiti Takla, citée par New Lines Magazine, cet accusé était Hasaballah, le mari de Raya, et le parquet, convaincu d'avoir affaire à une bande de voleurs, se serait opposé à l'examen. Pour les deux sœurs, la défense s'est bornée à demander l'indulgence de la cour : la question de l'irresponsabilité pénale n'a été examinée pour aucun des accusés.

La seule médecine mentionnée par le jugement est la médecine légale : les examens pratiqués sur les corps concordaient avec les aveux. Présidée par Ahmed Bey Moussa, selon Arab News et El Watan News, elle a recueilli l'avis du mufti d'Alexandrie avant de prononcer six condamnations à mort. Selon le quotidien koweïtien Al-Rai et un dossier reproduit par le site Copts Today, le pourvoi en cassation aurait été rejeté le 30 octobre 1921. Ce verdict tranche la culpabilité ; il ne vaut pas diagnostic.

Diagnostics publiés

Aucune expertise publiée à notre connaissance.

Parcours documenté

Ce que l'on sait des deux sœurs vient du dossier d'instruction, dépouillé par le journaliste Salah Eissa puis par Nefertiti Takla. Originaires de Haute-Égypte, elles ont gagné Alexandrie dans les années 1910. Raya avait épousé Hasaballah, frère de son premier mari, décédé ; selon Arab News et Wikipédia, cet homme avait déjà eu affaire à la justice pour vol. Sakina se serait prostituée avant son installation à Alexandrie, d'après ces deux mêmes sources.

Nefertiti Takla a décrit en 2016, dans une présentation de sa thèse publiée par l'université de Californie à Los Angeles, l'évolution de leur activité. Les sœurs traitaient d'abord avec des prostituées indépendantes, qui leur reversaient la moitié de leurs gains ; après la guerre, la clientèle s'effondrant, le groupe se serait tourné vers l'exploitation de très jeunes filles venues du Sud, et les anciennes associées seraient devenues des rivales. Salah Eissa, cité par New Lines Magazine, voit dans les deux femmes des migrantes chassées vers le nord par la faim. Aucun lien de cause à effet n'est établi entre ce parcours et les crimes.

Ce qu'elles ont dit d'elles-mêmes

Les propos qui suivent sont ceux des accusées ; ils sont à lire avec prudence. D'après le jugement, toutes deux ont reconnu s'être entendues avec les hommes pour une partie des meurtres, Raya pour six d'entre eux et Sakina pour dix. Raya aurait été la première à passer aux aveux, selon Arab News et Wikipédia. Devant les enquêteurs, elles ont aussi dit avoir agi par peur : Sakina a déclaré que les hommes menaçaient de la tuer si elle parlait, Raya qu'ils la battaient lorsqu'elle protestait, selon les pièces citées par New Lines Magazine ; le dossier reproduit par Copts Today rapporte une menace du même ordre.

Le jour de l'exécution, Sakina aurait tenu un tout autre langage. D'après le rapport du médecin de la prison, cité par New Lines Magazine et par Al-Rai, elle se serait vantée d'avoir tué dix-sept femmes et d'avoir trompé le gouvernement ; le site égyptien Vetogate lui prête une formule différente. Rien ne permet de dire laquelle de ces versions était sincère.

Lectures criminologiques

La cour a retenu des meurtres commis avec préméditation, pour un mobile crapuleux, le vol des bijoux, et selon un mode opératoire constant : les sœurs attiraient les victimes et les faisaient boire, les hommes les tuaient. Elle a tenu les quatre hommes pour auteurs principaux et les deux sœurs pour complices, par entente et assistance.

Les historiens discutent ce cadre. Nefertiti Takla juge le seul vol peu convaincant ; elle évoque des rivalités de métier, des conflits d'argent et des violences sexuelles que l'instruction n'aurait pas explorées, selon New Lines Magazine. Dans l'International Journal of Middle East Studies (2021), elle soutient que la presse nationaliste a fait des deux sœurs des « femmes barbares », figure dans laquelle la race comptait, selon elle, autant que le genre, la sexualité et la classe. Elena Chiti (History Compass, 2020) a montré comment le quotidien al-Ahrām a centré le récit sur elles ; elle les tient pour coupables, mais non pour les auteurs principaux. Stephanie Boyle (2017) relève que la police a d'abord cherché des hommes. Aucun de ces auteurs n'applique aux accusés une typologie criminologique, et aucun n'est psychiatre : ce sont des lectures d'historiens, non des diagnostics.

Ce qu'on ne sait pas

On ignore ce qu'un examen psychiatrique aurait établi, et pourquoi la demande de la défense est restée sans suite : le texte du jugement que nous avons pu lire est muet sur ce point. Le rôle exact de chacune des deux sœurs, la réalité de la contrainte qu'elles ont invoquée et le poids respectif du vol et des autres mobiles avancés par Nefertiti Takla restent discutés. La thèse de cette dernière est sous embargo jusqu'en 2028, d'après le dépôt de l'université de Californie, et le livre de Salah Eissa n'est pas traduit : l'essentiel des quelque deux mille pages du dossier n'est accessible qu'à travers leurs lectures.

Questions fréquentes

Combien de victimes ont fait Raya et Sakina ?

Dix-sept femmes, dont les restes ont été retrouvés à partir de novembre 1920 dans des logements loués par le groupe à Alexandrie. Ce sont les victimes confirmées retenues par le jugement du 16 mai 1921. La plupart se prostituaient ou fréquentaient les maisons du quartier de Labban.

Comment Raya et Sakina ont-elles été arrêtées ?

Par une découverte fortuite. À la mi-novembre 1920, des travaux de canalisation sous une maison du quartier de Karmouz ont mis au jour des restes humains. La police, qui avait déjà convoqué les deux sœurs au sujet de disparitions signalées, a alors fouillé tous les logements du groupe et arrêté les deux femmes, leurs maris et plusieurs autres hommes.

Raya et Sakina ont-elles tué elles-mêmes ?

La justice ne l'a pas retenu. Le jugement de la cour criminelle d'Alexandrie, rendu le 16 mai 1921, les a condamnées à mort comme complices, pour avoir aidé les hommes, notamment en attirant les victimes chez elles ; leurs deux maris et deux autres hommes ont été jugés comme les auteurs principaux. La mémoire populaire, nourrie par la presse de 1920, a pourtant fait d'elles les figures centrales de l'affaire.

Quand Raya et Sakina ont-elles été exécutées ?

Le 21 décembre 1921, à la prison d'al-Hadra d'Alexandrie, avec leurs deux maris et les deux autres hommes condamnés à mort avec elles le 16 mai 1921. Elles sont les premières femmes exécutées par l'État égyptien moderne.

Raya et Sakina étaient-elles des résistantes à l'occupation britannique ?

Aucune source historique ne l'établit. Cette lecture, popularisée en Égypte après 2011, présente les sœurs comme des agentes victimes d'un complot britannique ; les historiennes interrogées par New Lines Magazine soulignent qu'aucun document ne l'appuie.

Pour aller plus loin : séries, films et livres

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Jugement de la cour criminelle d'Alexandrie du 16 mai 1921 (texte reproduit, en arabe), Qadaya.net
  2. Stinging Sisters (Marwa Al-Hefnawy, 31 mai 2007), Arab News
  3. A Century-Old Egyptian Whodunnit Resurfaces (Hannah El-Hitami, 13 janvier 2023), New Lines Magazine
  4. Egypt's hundred-year-old whodunnit revisited: Murder in the brothel (Hannah El-Hitami, republication, 23 janvier 2024), Qantara.de
  5. Building a national case in interwar Egypt: Raya and Sakina's crimes through the pages of al-Ahrām (Fall 1920) (Elena Chiti, 2020), History Compass (Wiley)
  6. Building a national case in interwar Egypt (notice et résumé), ResearchGate
  7. International Journal of Middle East Studies, vol. 53, n° 3 (sommaire : Nefertiti Takla, Barbaric Women, 2021), Cambridge University Press
  8. Rayya and Sakina, Ismaha, Georgetown University in Qatar
  9. Gender and the Representation of Evil (Lynne Fallwell et Keira V. Williams dir., 2017), Routledge
  10. Rayya and Sakina: The True Story Behind Egypt's Notorious Serial Killers (Nadine Khaled, 16 novembre 2021), Egyptian Streets
  11. Le document du jugement de 1921 (Aya Ashraf, 17 février 2024, en arabe), El Watan News
  12. Anniversaire de l'exécution de Raya et Sakina (Thanaa al-Karras, 21 décembre 2025, en arabe), Vetogate
  13. Que savez-vous de Naguib Mahfouz scénariste ? (Amro Ashour, 16 mai 2017, en arabe), Raseef22
  14. Raya wa Sakina (1953), fiche du film (en arabe), El Dehleez, base de données du cinéma arabe
  15. Raya and Sakina (fiche du film de Salah Abou Seif), Letterboxd
  16. Rijal Raya wa Sakina (Salah Eissa), fiche bibliographique, Goodreads
  17. Raya and Sakina, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.

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