États-UnisDossier1920-1929Kansas (Leavenworth), Washington, côte Est
L'affaire Carl Panzram
Arrêté en août 1928 pour un simple cambriolage, Carl Panzram, délinquant passé par une longue suite de maisons de correction et de prisons, s'attribue en détention vingt et un meurtres. Un seul a été jugé : celui de Robert Warnke, contremaître civil du pénitencier fédéral de Leavenworth, tué le 20 juin 1929. Condamné à mort, il refuse tout recours et il est pendu le 5 septembre 1930. Son récit, conservé par un gardien, n'a été publié qu'en 1970.
Les faits
Carl Panzram naît le 28 juin 1891, selon la plupart des sources, dans une ferme des environs d'East Grand Forks, dans le Minnesota, d'une famille d'immigrés allemands ; l'inventaire de ses papiers conservés à l'université d'État de San Diego retient l'année 1892. Placé enfant à l'école de réforme de l'État du Minnesota, à Red Wing, il passe ensuite l'essentiel de sa vie en détention : maisons de correction, prisons militaire et d'État, évasions, nouvelles condamnations pour vols et cambriolages, dans le Montana, l'Oregon, puis l'État de New York, où il est libéré en juillet 1928.
Arrêté à Baltimore le 30 août 1928 pour un cambriolage commis à Washington, il fait en détention des aveux de plusieurs meurtres, puis rédige à la demande d'un gardien un long récit de sa vie. Il s'y attribue vingt et un meurtres, commis selon lui entre 1920 et 1928 dans plusieurs États de la côte Est et en Angola, alors colonie portugaise ; plusieurs des victimes qu'il revendique étaient des enfants ou des adolescents. Aucun de ces meurtres n'a été jugé.
Condamné à vingt-cinq ans de prison pour le cambriolage, il est transféré au pénitencier fédéral de Leavenworth, au Kansas. Le 20 juin 1929, il y tue Robert Warnke, contremaître civil de la blanchisserie, qui travaillait dans l'établissement depuis 1921. C'est le seul meurtre pour lequel il a été condamné : la justice fédérale le condamne à mort en avril 1930, et il est pendu à Leavenworth le 5 septembre 1930.
Comment l'enquête a abouti
Il n'y a pas eu d'enquête au long cours dans cette affaire. Aucun service de police n'a remonté une série de meurtres jusqu'à Panzram : c'est l'auteur lui-même qui a révélé, une fois arrêté pour un délit, la plupart des faits qu'on lui attribue.
L'arrestation de l'été 1928 est banale. Selon Wikipédia, qui s'appuie sur la presse de l'époque, Panzram est interpellé à Baltimore le 30 août pour un cambriolage commis le 20 août au domicile d'un habitant de Washington ; le Federal Death Penalty Project, projet universitaire consacré aux exécutions fédérales, indique de même qu'il a été arrêté à Baltimore en août 1928 et qu'il a ensuite avoué plusieurs meurtres. Détenu à la prison du district de Columbia, il déclare aux enquêteurs avoir tué plusieurs personnes dans les semaines et les années précédentes. La presse américaine s'en fait l'écho à l'automne 1928.
Les vérifications engagées alors dans les États concernés n'aboutissent qu'en partie. Wikipédia relève que les polices de Boston et de New London n'ont pas pu corroborer certains de ses aveux, tandis que d'autres ont été rapprochés de décès non élucidés. Aucune poursuite n'est engagée pour ces faits : il est jugé à Washington pour le seul cambriolage, reconnu coupable le 12 novembre 1928 et condamné à deux peines consécutives de quinze et dix ans, selon le récit de Mark Gado pour Crime Library et la notice de Wikipédia en allemand.
C'est dans cette prison qu'intervient Henry Lesser, gardien entré en fonctions le 1er mars 1928. Selon l'inventaire de sa collection à l'université d'État de San Diego, il fait remettre un dollar à Panzram après que des gardiens l'ont battu ; les deux hommes se lient, et Lesser l'encourage à écrire son autobiographie en lui fournissant de quoi écrire. Le manuscrit, que Lesser sort clandestinement de la prison, est la source principale de ce que l'on croit savoir des années 1920.
Le meurtre de Leavenworth, lui, n'a demandé aucune investigation. Selon le Bureau fédéral des prisons, Robert Warnke est tué tôt le matin du 20 juin 1929, peu après son arrivée à la blanchisserie ; un surveillant maîtrise aussitôt Panzram, qui est placé à l'isolement et refuse de faire la moindre déclaration. Le Bureau précise qu'aucun différend entre les deux hommes n'avait été signalé.
Chronologie de l'affaire
- Naissance de Carl Panzram dans une ferme des environs, selon la plupart des sources ; l'inventaire de ses papiers à l'université d'État de San Diego retient 1892.
- Enfant, il est placé à l'école de réforme de l'État du Minnesota. Ce passage en maison de correction ouvre une vie presque entière passée en détention.
- Il est arrêté pour un cambriolage commis dix jours plus tôt à Washington, puis détenu à la prison du district de Columbia.
- En détention, il fait aux enquêteurs des aveux de plusieurs meurtres. Le gardien Henry Lesser l'encourage à écrire le récit de sa vie et lui fournit de quoi écrire.
- Reconnu coupable de cambriolage, il est condamné à deux peines consécutives de quinze et dix ans, soit vingt-cinq ans, à purger au pénitencier fédéral de Leavenworth.
- Arrivée au pénitencier fédéral de Leavenworth, le 1er février selon une partie des sources.
- Il tue Robert Warnke, contremaître civil de la blanchisserie du pénitencier, qui y travaillait depuis 1921. Maîtrisé par un surveillant, il est placé à l'isolement.
- Le psychiatre Karl Menninger l'examine et le juge sain d'esprit au moment des faits. Le procès s'ouvre le 14 avril ; le jury le déclare coupable sans recommandation de clémence et la peine de mort est prononcée.
- Il écrit à une association abolitionniste et au président Herbert Hoover pour s'opposer à toute grâce ou commutation de sa peine.
- Il est pendu au pénitencier fédéral de Leavenworth, la deuxième exécution fédérale recensée depuis 1927 par le Bureau fédéral des prisons.
- Parution chez Macmillan de « Killer: A Journal of Murder », de Thomas E. Gaddis et James O. Long, tiré du manuscrit conservé par Henry Lesser.
- Henry Lesser dépose l'autobiographie, la correspondance et les documents réunis sur Panzram à la bibliothèque de l'université d'État de San Diego.
- Mort de Henry Lesser, né en 1902.
Fiche de l'auteur
Carl Panzram
Délinquant multirécidiviste passé par de nombreuses prisons américaines, il a affirmé en détention avoir commis vingt et un meurtres aux États-Unis et en Afrique ; un seul, celui d'un employé du pénitencier fédéral de Leavenworth, a été jugé et lui a valu la peine de mort. Ses écrits de prison, conservés par un gardien, ont été publiés en 1970.
Les lieux liés à l'affaire
- East Grand Forks, Minnesota — Région natale : il naît dans une ferme des environs en 1891 ou 1892
- École de réforme de l'État du Minnesota, Red Wing — Maison de correction où il est placé enfant, au début des années 1900 ; le psychiatre Karl Menninger y fera remonter son hostilité d'adulte
- Baltimore, Maryland — Ville où il est arrêté le 30 août 1928 pour un cambriolage commis à Washington
- Prison du district de Columbia, Washington — Lieu de détention en 1928 ; il y rencontre le gardien Henry Lesser et y écrit son autobiographie
- Pénitencier fédéral de Leavenworth, Kansas — Lieu du meurtre de Robert Warnke le 20 juin 1929, puis de l'exécution du 5 septembre 1930
- Université d'État de San Diego, Californie — Bibliothèque où Henry Lesser dépose en 1980 le manuscrit et la correspondance de Panzram
Le procès et le verdict
Deux procédures distinctes ont eu lieu, et une seule porte sur un meurtre. La première, à Washington à l'automne 1928, juge le cambriolage pour lequel Panzram a été arrêté : reconnu coupable le 12 novembre 1928, il est condamné à deux peines consécutives de quinze et dix ans de prison, vingt-cinq ans au total, à purger au pénitencier fédéral de Leavenworth. Les meurtres qu'il avoue à la même période ne font l'objet d'aucune poursuite.
La seconde, devant la justice fédérale au Kansas, juge le meurtre de Robert Warnke, employé civil du pénitencier, commis le 20 juin 1929. Le procès s'ouvre le 14 avril 1930. Selon le récit de Mark Gado pour Crime Library, Panzram refuse l'avocat qui lui est proposé et plaide non coupable ; le jury délibère trois quarts d'heure, le déclare coupable sans recommandation de clémence, et la peine de mort par pendaison est prononcée. Il refuse ensuite de faire appel et s'oppose par écrit aux démarches engagées en sa faveur. Il est exécuté le 5 septembre 1930.
Au sens du site, l'affaire compte donc une victime confirmée, Robert Warnke, et vingt et un meurtres revendiqués par l'auteur, qui restent des victimes suspectées : aucune juridiction ne les a examinés.
Ce que l'affaire a changé
Les sources consultées n'attribuent à l'affaire Panzram aucune réforme législative ni aucun changement de procédure. Son influence est passée par d'autres voies.
Elle a d'abord marqué l'histoire de la peine de mort fédérale. Panzram est, selon la liste du Bureau fédéral des prisons, le deuxième condamné exécuté par l'État fédéral depuis 1927 et le premier à Leavenworth, où la potence ne resservira qu'en 1938. Robert Warnke, ancien soldat qui avait servi à Cuba en 1898, figure aujourd'hui parmi les « héros tombés » du Bureau et sur le mémorial national des agents des forces de l'ordre à Washington.
Elle a ensuite nourri le débat sur la prison américaine, par la volonté d'un homme. Henry Lesser, devenu agent de libération conditionnelle puis adjoint du directeur d'un camp fédéral à Petersburg, en Virginie, démissionne en 1935, découragé, selon l'inventaire de l'université d'État de San Diego, par l'absence d'amélioration des conditions de détention. Il consacre ensuite une partie de sa vie à la réforme pénitentiaire, donnant des conférences à travers le pays en s'appuyant sur le parcours de Panzram, passé de la maison de correction à la potence. Il cherche pendant une quarantaine d'années à faire publier le manuscrit avant que Thomas E. Gaddis, ancien agent de probation et auteur de Birdman of Alcatraz, et James O. Long en tirent Killer: A Journal of Murder en 1970. L'éditeur de la réédition de 2002 présente le livre comme un document sur les abus du système pénitentiaire du début du XXe siècle.
Elle a enfin laissé une trace dans la littérature de prison, parfois inquiétante. Selon le site Executed Today, l'ancien détenu Jack Abbott a dédié à Panzram son livre In the Belly of the Beast (1981) ; libéré grâce au soutien de l'écrivain Norman Mailer, Abbott a tué de nouveau peu après sa sortie. Le dépôt des papiers à San Diego, en 1980, a fait du manuscrit une archive consultable par les chercheurs, ce qui permet aujourd'hui de distinguer ce que Panzram a écrit de ce que les adaptations en ont fait.
Profil psychologique : ce que disent les experts
Expertises judiciaires
Le seul examen psychiatrique documenté a eu lieu au moment du procès fédéral, en avril 1930. Selon le récit de Mark Gado pour Crime Library, le psychiatre Karl Menninger l'examine à la demande du tribunal, le 15 avril, dans un bureau du palais de justice de Topeka. Panzram refuse de parler de sa vie et se montre hostile, et l'entretien tourne court ; le lendemain, Menninger demande au directeur du pénitencier, T. B. White, l'autorisation d'un second entretien, qui lui est refusée.
L'inventaire des papiers de Panzram à l'université d'État de San Diego indique que Menninger l'a jugé sain d'esprit au moment du meurtre de Robert Warnke, de sorte que rien ne justifiait de remettre en cause la condamnation ; la notice de la collection Henry Lesser dit la même chose. Le fonds conserve la correspondance entre Menninger et le directeur White, obtenue par Lesser au titre de la loi sur la liberté d'information, mais son contenu détaillé n'est pas publié en ligne. Aucune expertise n'a porté sur une éventuelle irresponsabilité pénale, et la défense, que l'accusé assurait lui-même, ne l'a pas plaidée.
Diagnostics publiés
Aucune expertise publiée à notre connaissance. Karl Menninger est revenu sur le cas en 1938 dans Man Against Himself, où Panzram apparaît sous un pseudonyme, selon Wikipédia et Crime Library ; il y livre une lecture psychanalytique (voir plus bas), non un diagnostic clinique nommé. Aucun autre psychiatre n'a examiné Panzram de son vivant d'après les sources consultées.
Parcours documenté
Les étapes de sa vie sont connues par les registres pénitentiaires, la presse de l'époque et ses propres écrits. Selon Wikipédia, son père quitte la famille quand il a environ sept ans ; il est placé à l'école de réforme de Red Wing en 1903, d'où il est libéré sous condition en janvier 1906, puis passe par une maison de correction du Montana, la prison militaire de Fort Leavenworth, les pénitenciers du Montana et de l'Oregon, d'où il s'évade à plusieurs reprises, et les prisons new-yorkaises de Sing Sing et de Clinton. À Leavenworth, toujours selon Wikipédia, l'administration le jugeait trop dangereux pour le faire travailler avec d'autres détenus et l'affectait à des tâches solitaires ; il s'agit d'une appréciation pénitentiaire, non d'un avis médical. L'inventaire de ses papiers mentionne, dans ses dernières lettres à Lesser, une tentative de suicide.
Ce qu'il a dit de lui-même
L'essentiel de ce que l'on sait de Panzram vient de lui. Son autobiographie, rédigée en 1928 et 1929, et ses lettres à Henry Lesser constituent la source unique de la plupart des vingt et un meurtres qu'il revendique ; le site Executed Today rappelle que ces déclarations sont en grande partie invérifiables. Il y décrit les mauvais traitements subis en maison de correction et en prison. Après sa condamnation, il écrit à une association pour l'abolition de la peine capitale, le 23 mai 1930 selon Crime Library, puis au président Herbert Hoover, le 30 mai, pour s'opposer à toute grâce : l'inventaire de l'université d'État de San Diego résume ces lettres comme l'affirmation qu'il était sain d'esprit lorsqu'il avait commis ses crimes. Le site ne reproduit pas ces textes.
Lectures criminologiques
Karl Menninger a proposé deux lectures, rapportées par Crime Library. Dès 1930, il rattachait l'hostilité de Panzram adulte aux mauvais traitements subis à Red Wing, en écrivant que les injustices infligées à un enfant suscitent chez lui des réactions de représailles insupportables. En 1938, dans Man Against Himself, il relevait que ses pulsions destructrices étaient, fait inhabituel, entièrement acceptées et reconnues par sa conscience. Le fonds de San Diego conserve aussi des lettres de criminologues, de psychologues et d'écrivains, parmi lesquels le criminologue Sheldon Glueck et le journaliste H. L. Mencken. L'auteur américain Harold Schechter a préfacé la réédition de 2002. Ces lectures restent celles d'un cas d'école sur les effets de l'enfermement précoce ; aucune ne prétend établir le nombre réel de meurtres.
Ce qu'on ne sait pas
On ignore combien de meurtres Panzram a réellement commis. Vingt et un sont revendiqués, un seul est jugé ; certains aveux ont été rapprochés de décès réels, d'autres n'ont pu être corroborés par les polices concernées, et ceux qu'il situe en Angola n'ont fait l'objet d'aucune vérification connue. On ne connaît pas non plus le contenu complet de l'examen de Karl Menninger, resté inachevé faute de second entretien, ni avec certitude son année de naissance, 1891 ou 1892 selon les sources. Le récit autobiographique, écrit pour un lecteur précis et dans l'attente d'un procès, peut comporter une part d'exagération que rien ne permet de mesurer.
Questions fréquentes
Combien de meurtres Carl Panzram a-t-il commis ?
Un seul a été jugé : celui de Robert Warnke, contremaître civil de la blanchisserie du pénitencier fédéral de Leavenworth, tué le 20 juin 1929, qui lui a valu la peine de mort. Dans ses écrits de prison et ses déclarations, Panzram s'est attribué vingt et un meurtres, aux États-Unis et en Angola, alors colonie portugaise. Ces aveux n'ont jamais été examinés par un tribunal et certains n'ont pu être corroborés par les polices concernées : ce sont des victimes suspectées.
Pourquoi Carl Panzram a-t-il refusé de faire appel ?
Après sa condamnation à mort en avril 1930, il a refusé tout recours. Selon l'inventaire de ses papiers à l'université d'État de San Diego, il a écrit à une association pour l'abolition de la peine capitale et au président Herbert Hoover pour leur demander de ne pas intervenir, en affirmant qu'il était sain d'esprit lorsqu'il avait commis ses crimes. Il a été pendu le 5 septembre 1930.
Qui était Henry Lesser ?
Henry Lesser (1902-1983) était un jeune gardien de la prison du district de Columbia, entré en fonctions en mars 1928. Il s'est lié avec Panzram, l'a encouragé à écrire son autobiographie et lui a fourni de quoi le faire. Après l'exécution, il a cherché pendant une quarantaine d'années à faire publier le manuscrit, partiellement paru en 1970, puis l'a déposé en 1980 à l'université d'État de San Diego. Il a aussi donné des conférences sur la réforme pénitentiaire en s'appuyant sur cette histoire.
Carl Panzram a-t-il été examiné par un psychiatre ?
Oui. En avril 1930, à la demande du tribunal selon le récit de Mark Gado pour Crime Library, le psychiatre Karl Menninger l'a examiné. L'inventaire de l'université d'État de San Diego indique qu'il l'a jugé sain d'esprit au moment du meurtre de Leavenworth. Panzram ayant refusé de parler de sa vie, l'entretien a tourné court, et le directeur du pénitencier a refusé une seconde rencontre.
Pour aller plus loin : documentaires, films et livres
Sélection informative, sans lien affilié.
- Livre Killer: A Journal of Murder, Thomas E. Gaddis et James O. Long (Macmillan, en anglais, 1970) — Le livre qui a fait connaître l'affaire, tiré du manuscrit rédigé en prison et conservé pendant quarante ans par le gardien Henry Lesser. Thomas E. Gaddis, ancien agent de probation, était déjà l'auteur d'une biographie de prisonnier, « Birdman of Alcatraz » (1955). Contient des passages éprouvants. Lien non affilié.
- Livre Panzram: A Journal of Murder, Thomas E. Gaddis et James O. Long, introduction de Harold Schechter (Amok Books, en anglais, 2002) — Réédition du livre de 1970, présentée par l'éditeur comme un témoignage sur les abus du système pénitentiaire américain du début du XXe siècle. Pas de traduction française trouvée. Lien non affilié.
- Film Killer : Journal d'un assassin (Killer: A Journal of Murder), Tim Metcalfe (Cinéma, sans sortie en salles connue en France, 1995) — Fiction adaptée du livre, centrée sur la relation entre Henry Lesser et Panzram. Le critique Roger Ebert lui reprochait de rester vague sur les faits et de ne pas interroger les motivations du gardien. À voir comme un film, pas comme un document. Lien non affilié.
- Documentaire Carl Panzram: The Spirit of Hatred and Vengeance, John Borowski (Documentaire, en anglais, 80 min, 2011) — Documentaire indépendant qui montre le manuscrit autographe et les lieux de détention (Red Wing, Clinton, Leavenworth), avec un entretien d'archives de Henry Lesser. Le titre reprend une formule de Panzram. Lien non affilié.
- Article Carl Panzram Papers (inventaire en ligne), Université d'État de San Diego, Special Collections & University Archives (En anglais) — Inventaire du fonds déposé par Henry Lesser : manuscrit, correspondance, dossiers pénitentiaires obtenus par la loi sur la liberté d'information, échanges entre Karl Menninger et le directeur du pénitencier. Lien non affilié.
Sources
- Robert G. Warnke, Fallen Hero, Federal Bureau of Prisons
- Federal Executions (liste des exécutions fédérales depuis 1927), Federal Bureau of Prisons
- Carl Panzram Papers, San Diego State University, Special Collections & University Archives
- Henry Lesser Collection, San Diego State University, Special Collections & University Archives
- Carl Panzram Papers, 1928-1980 (inventaire et notice administrative), Online Archive of California
- Charles “Carl” Panzram (Bill Lofquist, 5 mars 2021), The Federal Death Penalty Project
- 1930: Carl Panzram (5 septembre 2008), Executed Today
- Carl Panzram, chapitres sur le procès, l'examen psychiatrique, l'exécution et la postérité (Mark Gado), Crime Library: Criminal Minds and Methods
- Carl Panzram, Wikipedia (en)
- Carl Panzram, Wikipedia (de)
- United States Penitentiary, Leavenworth, Wikipedia (en)
- Killer: A Journal of Murder, Wikipedia (en)
- Panzram: A Journal of Murder (Amok Books, 2002), Atomic Books
- Killer : Journal d'un assassin (fiche du film), AlloCiné
- Killer: A Journal of Murder (critique, 1996), RogerEbert.com
- Carl Panzram: The Spirit of Hatred and Vengeance, Wikipedia (en)
Corrections et mises à jour
Aucune correction depuis la publication le 14 octobre 2026.
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