FranceDossier1915-1919Yvelines, Paris

L'affaire Landru

Par Nathan Penin · Publié le 27 septembre 2026 · mis à jour le 30 septembre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre 1915 et 1919, pendant et juste après la Première Guerre mondiale, dix femmes et le fils de l'une d'elles ont disparu après avoir suivi Henri Désiré Landru, escroc rencontré par petite annonce matrimoniale, dans ses villas de Vernouillet puis de Gambais. Arrêté à Paris en avril 1919, il a été condamné à mort en novembre 1921 par la cour d'assises de Seine-et-Oise, sans qu'aucun corps ait jamais été retrouvé, et guillotiné à Versailles en février 1922.

Les faits

Entre le début de 1915 et janvier 1919, dix femmes et un adolescent ont disparu après avoir suivi Henri Désiré Landru dans l'une de ses deux maisons de campagne, à Vernouillet puis à Gambais, en Seine-et-Oise (aujourd'hui les Yvelines). Ce sont les onze assassinats pour lesquels il a été condamné à mort en 1921.

Landru n'était pas un inconnu de la justice : escroc récidiviste, condamné à plusieurs reprises depuis le début du siècle, il vivait sous de faux noms depuis une condamnation par défaut à la relégation, en 1914. Pendant la guerre, il a publié des petites annonces matrimoniales et noué des relations avec des centaines de femmes, souvent veuves ou seules. Celles qui ont disparu lui avaient confié, ou laissé à portée, leurs économies, leur mobilier et leurs papiers, qu'il revendait ensuite. Le mobile retenu par la justice est crapuleux : des sommes souvent modestes, dans un Paris de guerre où les disparitions passaient inaperçues.

Comment l'enquête a abouti

L'affaire ne part pas d'une enquête de police, mais de deux familles. Au début de 1919, les proches de Célestine Buisson et ceux d'Anna Collomb, sans nouvelles, écrivent chacun au maire de Gambais au sujet de l'homme qui avait emmené leur parente. Le maire fait le rapprochement : sous deux noms différents, il s'agit du même locataire de la villa « l'Ermitage ».

La police judiciaire est saisie. Le 12 avril 1919, une proche de Célestine Buisson reconnaît l'homme dans une rue de Paris ; l'inspecteur Jules Belin le retrouve et l'arrête au 76, rue de Rochechouart (le 11 avril selon Criminocorpus), où il vit avec Fernande Segret, sa jeune compagne. Sur lui, les enquêteurs saisissent un carnet où figurent les noms de femmes, des rendez-vous et des dépenses, tenus avec une précision de comptable.

Les perquisitions menées à Gambais et à Vernouillet mettent au jour des papiers et des effets appartenant aux disparues, et, dans les cendres de la villa de Gambais, des fragments osseux calcinés. Aucun corps n'est retrouvé. L'instruction dure plus de deux ans : il faut retrouver la trace de chacune des femmes du carnet et établir, pour onze personnes, qu'elles n'ont plus jamais donné signe de vie après avoir rejoint Landru. Ce dossier d'instruction est aujourd'hui conservé aux Archives départementales des Yvelines, avec une série de photographies, de caricatures et de revues de presse réunies au moment du procès. Il fait partie des grandes affaires criminelles de l'ancienne Seine-et-Oise que le département a numérisées et mises en ligne, et dont il restaure les dossiers originaux depuis octobre 2023.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance d'Henri Désiré Landru à Paris.
  2. Après plusieurs condamnations pour escroqueries depuis le début du siècle, il est condamné par défaut à quatre ans de prison et à la relégation au bagne. Il échappe à la peine en vivant sous de faux noms.
  3. Début 1915, Jeanne Cuchet, veuve rencontrée par petite annonce, et son fils, 17 ans, disparaissent après s'être installés avec lui à Vernouillet. Thérèse Laborde-Line (juin) et Marie-Angélique Guillin (août) disparaissent à leur tour.
  4. Landru loue la villa « l'Ermitage » à Gambais. Berthe Héon y disparaît le même mois.
  5. Disparition d'Anna Collomb.
  6. Disparitions d'Andrée Babelay, 19 ans (avril), de Célestine Buisson (septembre) et de Louise Jaume (novembre).
  7. Disparition d'Anne-Marie Pascal.
  8. Disparition de Marie-Thérèse Marchadier, la dernière des victimes retenues.
  9. Les familles de Célestine Buisson et d'Anna Collomb, qui s'étaient signalées au maire de Gambais, ont permis de relier deux disparitions au même homme. Une proche de Célestine Buisson le reconnaît dans Paris ; l'inspecteur Jules Belin l'arrête le jour de ses cinquante ans, au domicile qu'il partage avec Fernande Segret.
  10. Perquisitions à Gambais : les enquêteurs saisissent des effets personnels des disparues et recueillent dans les cendres des fragments osseux calcinés. Le carnet de Landru, qui mentionne les noms des femmes et des dépenses, devient la pièce centrale de l'instruction.
  11. Ouverture du procès devant la cour d'assises de Seine-et-Oise. Landru, défendu par Vincent de Moro-Giafferri, nie tout meurtre.
  12. Landru est reconnu coupable des onze assassinats et condamné à mort.
  13. Le président Alexandre Millerand ayant refusé la grâce, Landru est guillotiné par Anatole Deibler devant la prison Saint-Pierre de Versailles.

Fiche de l'auteur

Henri Désiré Landru « Le Barbe-Bleue de Gambais »

Escroc séduisant des veuves par petites annonces pendant la Première Guerre mondiale, il a fait disparaître dix femmes et le fils de l'une d'elles, d'abord à Vernouillet puis dans sa villa de Gambais. Son procès, en novembre 1921 à Versailles, fut l'un des plus suivis de l'entre-deux-guerres.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Le procès s'est tenu du 7 au 30 novembre 1921 devant la cour d'assises de Seine-et-Oise, à Versailles. Landru comparaissait pour onze assassinats : dix femmes disparues entre 1915 et 1919 et le fils de la première d'entre elles, âgé de 17 ans. L'accusation était soutenue par l'avocat général Robert Godefroy ; la défense par Vincent de Moro-Giafferri, l'un des ténors du barreau de l'époque.

L'accusé n'a jamais reconnu les faits. Il a soutenu que ses relations avec ces femmes relevaient de sa vie privée et d'affaires commerciales, et que leur disparition ne le concernait pas. La défense a plaidé l'absence de tout corps. L'accusation s'est appuyée sur un faisceau d'indices : le carnet, les biens des disparues vendus ou conservés par Landru, les fragments osseux retrouvés à Gambais et l'impossibilité, pour aucune de ces femmes, d'avoir donné signe de vie depuis.

Le jury l'a déclaré coupable le 30 novembre 1921 et la cour l'a condamné à mort. Le président Millerand a refusé sa grâce ; Landru a été exécuté le 25 février 1922 à Versailles. Il n'a jamais avoué.

Ce que l'affaire a changé

L'affaire Landru est restée, dans l'histoire judiciaire française, l'exemple d'une condamnation pour meurtre sans cadavre. Faute de corps, l'accusation a dû démontrer la mort des victimes par un faisceau d'indices concordants : leur disparition définitive, la possession de leurs biens par l'accusé, les mentions du carnet. Le procès de Versailles est régulièrement cité à ce titre.

Elle a aussi révélé la vulnérabilité des femmes seules dans la France de la Grande Guerre : veuves, isolées, sans réseau familial proche, rencontrées par les petites annonces, dont la disparition pouvait passer des mois sans alerter personne. C'est l'obstination de deux familles, et non un fichier ou une coordination des services, qui a mis fin à la série.

Le procès, enfin, a été l'un des grands événements médiatiques de l'après-guerre, suivi par la presse nationale et par un public mondain. La figure de « Barbe-Bleue » est entrée dans la culture populaire, jusqu'au cinéma de Chaplin et de Chabrol, au risque d'effacer les victimes derrière le personnage.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Pendant l'instruction, Landru a fait l'objet d'une expertise psychiatrique. Selon la notice de l'historien Marc Renneville pour Criminocorpus et le portrait publié par Champs de justice, trois médecins aliénistes, les docteurs Vallon, Rogues de Fursac et Roubinovitch, ont déposé au procès de Versailles, en novembre 1921. Ils ont conclu à la parfaite intégrité de ses facultés mentales, tout en relevant le charme de sa conversation. Leurs conclusions écartaient toute irresponsabilité pénale. Wikipédia en français évoque pour sa part deux aliénistes seulement, que Landru aurait tenté de manipuler pour se faire passer pour irresponsable.

Le 30 novembre 1921, la cour d'assises de Seine-et-Oise l'a déclaré coupable des onze assassinats et condamné à mort. Ce verdict tranche la question de la culpabilité ; il ne vaut pas diagnostic médical.

Landru n'en était pas à son premier examen. Le ministère de la Justice et Wikipédia citent la conclusion de médecins qui l'avaient examiné au temps de ses escroqueries : un « état mental maladif, qui sans être de la folie, n'est plus du moins l'état normal ». Selon Wikipédia en français, cette expertise aurait suivi une tentative de suicide en détention, après sa condamnation de 1906, et lui aurait permis de sortir de prison ; selon Wikipedia en anglais, c'est le Dr Charles Vallon qui l'aurait examiné après son arrestation de 1904 et l'aurait jugé responsable de ses actes. Ces deux récits divergent sur la date et nous n'avons pas pu consulter le rapport lui-même.

Diagnostics publiés

Aucun diagnostic au sens de la psychiatrie actuelle n'a été posé de son vivant : l'expertise de 1921 s'en est tenue à la question de la responsabilité. La principale lecture clinique publiée est rétrospective. Dans Le Cas Landru à la lumière de la psychanalyse (Imago, première édition en 2007 selon Wikipédia, 2008 selon l'éditeur), la psychiatre et psychanalyste Francesca Biagi-Chai, médecin des hôpitaux psychiatriques, décrit selon la présentation de l'éditeur le lent développement d'une psychose longtemps dissimulée sous une apparence de normalité, et discute les hypothèses d'une perversion, d'une psychose maniaco-dépressive ou d'une schizophrénie. D'après le résumé qu'en donne Wikipédia, la guerre aurait selon elle transformé une psychose latente en passage à l'acte meurtrier. Il s'agit d'une interprétation fondée sur les archives, sans examen de l'intéressé ; elle ne remplace pas les conclusions des experts de 1921, qui allaient en sens contraire.

Parcours documenté

Henri Désiré Landru est né à Paris le 12 avril 1869, dans une famille modeste : son père était chauffeur, sa mère couturière, selon Criminocorpus et le ministère de la Justice. Il a été enfant de chœur à Saint-Louis-en-l'Île et a fait son service militaire au 87e régiment d'infanterie, à Saint-Quentin, avant de se marier en 1893 ; le couple a eu quatre enfants. Après une suite d'emplois instables, il bascule dans l'escroquerie vers 1900. Le relevé publié par Criminocorpus recense huit condamnations entre 1902 et 1914, Wikipedia en anglais six entre 1904 et 1914 ; parmi elles figure déjà une escroquerie au mariage, jugée en 1909 selon le ministère de la Justice et Wikipédia, en 1910 selon Criminocorpus. Son père s'est donné la mort en 1912, pendant l'une de ses incarcérations. Le 20 juillet 1914, condamné par défaut à quatre ans de prison et à la relégation au bagne, il disparaît sous de faux noms : c'est dans cette clandestinité que s'inscrivent les disparitions de 1915 à 1919. Aucune source consultée n'établit de lien de cause à effet entre ce parcours et les crimes.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. Landru n'a jamais avoué. Il reconnaissait des escroqueries mais niait tout meurtre, en soutenant, selon le ministère de la Justice, que sa vie privée ne regardait que lui, et en s'appuyant sur l'absence de tout corps. Après la déposition des aliénistes, il aurait affirmé, selon Criminocorpus et Champs de justice, que les crimes qu'on lui imputait ne pouvaient être que ceux d'un fou, ce qu'il n'était pas ; des journalistes de l'époque ont noté que plaider la folie aurait sans doute été son seul moyen d'échapper à la peine capitale. Ses réparties à l'audience, abondamment reprises par la presse, ont nourri sa légende ; elles relèvent de la défense d'un accusé qui niait tout et n'éclairent en rien le sort des victimes. Interrogé une dernière fois par son avocat avant l'exécution, il a encore éludé la question, selon le ministère de la Justice et le musée du barreau de Paris.

Lectures criminologiques

La lecture retenue par la justice, et reprise par les historiens, est celle d'un mobile financier : un escroc récidiviste, menacé de relégation, qui s'approprie les économies, le mobilier et les papiers de femmes seules rencontrées par annonces matrimoniales. Selon Wikipedia en anglais, son carnet distinguait les correspondantes selon leurs ressources supposées. Wikipédia en français insiste sur la situation de l'accusé après 1914, sans ressources et en fuite, dans un contexte de guerre qui rendait les disparitions moins visibles. Dès 1922, la presse se demandait, selon RetroNews citant Le Journal du 26 février, s'il s'agissait d'un cerveau anormal ou d'un malfaiteur ordinaire, question qu'aucune autopsie n'a permis de trancher.

Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée dans une source que nous ayons pu consulter directement ; pour ce que vaut cette approche, voir notre article sur le profilage criminel.

Ce qu'on ne sait pas

Le rapport d'expertise de l'instruction n'a pas, à notre connaissance, été publié ; le dossier est conservé aux Archives départementales des Yvelines. Les sources divergent sur le nombre d'aliénistes commis, deux ou trois, ainsi que sur la date et l'auteur de l'examen mental antérieur à la guerre. On ignore le sort exact des corps. Wikipédia, en français comme en anglais, évoque un dessin remis par Landru à son avocat, au dos duquel des mots tenus pour un aveu auraient été découverts des décennies plus tard ; les versions de ce texte varient et nous n'avons pas pu l'authentifier. Enfin, la lecture psychanalytique de Francesca Biagi-Chai, comme toute analyse posthume, ne peut être confrontée à aucun examen de l'intéressé.

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait Landru ?

Henri Désiré Landru a été condamné pour onze assassinats : ceux de dix femmes, souvent veuves ou seules, et du fils adolescent de la première d'entre elles, disparus entre 1915 et 1919 après l'avoir suivi à Vernouillet puis à Gambais. Aucun corps n'a été retrouvé. Ses carnets ont montré qu'il était entré en contact avec 283 femmes par des annonces matrimoniales. La très grande majorité n'a pas disparu : le chiffre de onze est celui retenu par la justice.

Landru a-t-il avoué ses crimes ?

Non. Henri Désiré Landru n'a jamais reconnu les meurtres, ni pendant l'instruction, ni au procès de novembre 1921, ni avant son exécution. Il admettait des escroqueries, mais soutenait que ses relations avec les disparues relevaient de sa vie privée. Faute d'aveux et de corps, la cour d'assises de Seine-et-Oise l'a condamné sur un faisceau d'indices : le carnet, les biens des victimes en sa possession et les fragments osseux retrouvés à Gambais.

Où est enterré Landru ?

Henri Désiré Landru a été inhumé au cimetière des Gonards, à Versailles, après son exécution devant la prison Saint-Pierre, le 25 février 1922. Les lieux associés à l'affaire restent la villa de Gambais, où ont disparu la plupart des victimes, et le palais de justice de Versailles, où il a été jugé en novembre 1921 ; le dossier d'instruction est conservé aux Archives départementales des Yvelines.

Quels films ont été consacrés à Landru ?

Le plus connu est « Landru » de Claude Chabrol (1963), sur un scénario de Françoise Sagan, avec Charles Denner dans le rôle-titre ; il aborde l'affaire sur le mode de la satire sociale. Charles Chaplin s'en est librement inspiré pour « Monsieur Verdoux » (1947), une comédie noire qui n'est pas une reconstitution. La télévision a produit « Désiré Landru » (2005), un téléfilm de Pierre Boutron. Pour les faits eux-mêmes, mieux vaut se reporter à la notice de Criminocorpus et au récit de RetroNews, fondé sur la presse de l'époque.

Pour aller plus loin : films et podcasts

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Henri Désiré Landru, Wikipedia (en)
  2. L'affaire Landru (1921), Criminocorpus (CNRS)
  3. L'exécution de Landru en 1922, RetroNews (BnF), 2018
  4. Landru ou « Le Barbe-Bleue de Gambais », Musée du barreau de Paris
  5. Recueil. L'affaire Landru, perquisitions en avril 1919 et procès devant la cour d'assises de Seine-et-Oise à Versailles, du 7 au 30 novembre 1921, BnF, catalogue général (photographies de presse Meurisse)
  6. 12 avril 1919 : arrestation de Landru, Hérodote.net
  7. Landru — les victimes, Histoire et archives
  8. André et Jeanne-Marie Cuchet, premières victimes de Landru, BnF Gallica, Agence Rol
  9. Désiré Landru (téléfilm, 2005), AlloCiné
  10. Henri Désiré Landru, Wikipédia (fr)
  11. Landru (film, 1963), Wikipédia (fr)
  12. Landru Henri Désiré, Tombes et sépultures dans les cimetières et autres lieux
  13. Le procès de Landru, Ministère de la Justice (justice.gouv.fr), série « Les grands procès de l'histoire » (13 août 2012, mis à jour le 16 juillet 2024)
  14. Le Procès Landru aux Archives des Yvelines, Archives départementales des Yvelines (2012)
  15. Les Archives départementales restaurent et numérisent les grandes affaires criminelles de Seine-et-Oise, Yvelines Infos (6 mars 2024)
  16. Bonnot, Landru, les grandes affaires criminelles dans les Yvelines, La Revue française de Généalogie (24 mai 2017)

Corrections et mises à jour

  • — Questions fréquentes ajoutées (nombre de victimes, absence d'aveux, sépulture, films), avec leurs sources. Victime mineure : nom retiré, conformément à la charte.
  • — Sources d'archives institutionnelles ajoutées (ministère de la Justice, Archives départementales des Yvelines) et mention du lieu de conservation du dossier d'instruction.

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