Royaume-UniDossier1981-1986Écosse, Angleterre et Irlande du Nord

L'affaire Robert Black

Par Nathan Penin · Publié le 18 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Robert Black, chauffeur-livreur écossais, a été condamné pour les meurtres de quatre fillettes de 5 à 11 ans commis entre 1981 et 1986 en Irlande du Nord, en Écosse et en Angleterre. Arrêté par hasard en 1990 à Stow, il a été confondu par la reconstitution de ses tournées professionnelles, au terme d'une enquête menée en commun par plusieurs polices. Jugé à Newcastle en 1994, puis en Irlande du Nord en 2011, il est mort en détention en 2016.

En bref. Robert Black (1947-2016) : 4 victimes confirmées (jusqu'à 15 suspectées) au Royaume-Uni (Écosse, Angleterre, Irlande du Nord) entre 1981 et 1986. Condamné à la réclusion à perpétuité par la Crown Court de Newcastle le 19 mai 1994 pour trois meurtres, avec une peine de sûreté de 35 ans, puis reconnu coupable d'un quatrième meurtre par la Crown Court d'Armagh le 27 octobre 2011 (peine de sûreté de 25 ans) ; mort en détention à la prison de Maghaberry (Irlande du Nord) le 12 janvier 2016.

Les faits

Robert Black est né le 21 avril 1947 à Grangemouth, dans le Stirlingshire, en Écosse. Installé à Londres à la fin des années 1960, il travaillait depuis 1976, selon Wikipédia, comme chauffeur-livreur pour une entreprise d'affichage de l'est londonien. Ses tournées, rappelle The Irish News, le menaient sur de longues distances à travers l'Écosse, l'Angleterre et l'Irlande du Nord, ferries compris.

Entre 1981 et 1986, quatre fillettes de 5 à 11 ans ont été enlevées puis tuées dans ces trois territoires : une enfant de 9 ans à Ballinderry, dans le comté d'Antrim, le 12 août 1981 ; une enfant de 11 ans près de Coldstream, à la frontière anglo-écossaise, à l'été 1982 ; une enfant de 5 ans à Portobello, en bordure d'Édimbourg, le 8 juillet 1983 ; une enfant de 10 ans à Morley, près de Leeds, en mars 1986. Toutes ont été retrouvées loin du lieu de leur enlèvement, parfois à plusieurs centaines de kilomètres, dans le Staffordshire, le Leicestershire ou près de Nottingham. La justice a imputé ces quatre meurtres à Robert Black, ainsi qu'une tentative d'enlèvement commise à Nottingham en 1988.

Robert Black : comment l'enquête a abouti

La difficulté tenait d'abord à la géographie. Les enlèvements avaient lieu dans une juridiction et les corps étaient retrouvés dans une autre, de part et d'autre d'une frontière qui sépare aussi deux systèmes judiciaires, écossais et anglais. En 1983, après l'enlèvement de Portobello, les polices concernées décident de placer les enquêtes liées sous l'autorité d'un seul responsable, un « officier en commandement général ». Le choix se porte sur Hector Clark, alors chef adjoint de la police de Northumbria, qui devient en 1984 chef adjoint de la police de Lothian and Borders. Selon l'hommage que lui a consacré son ancien collègue Tom Wood dans The Scotsman, il ignorait tout du droit écossais et devait concilier des méthodes d'enquête différentes de chaque côté de la frontière. Cinq polices ont participé à la traque à son apogée selon The Scotsman, six selon le Wakefield Express et Wikipédia.

La seconde difficulté était la masse d'informations. Les enquêteurs avaient en mémoire l'enquête sur Peter Sutcliffe, dans le Yorkshire, où l'accumulation de fiches cartonnées avait fait manquer des recoupements. Hector Clark tient à s'appuyer sur l'informatique ; un centre commun est installé à Wakefield en 1986, rapporte le Wakefield Express. Selon Wikipédia, il s'agit du système HOLMES du ministère de l'Intérieur, alimenté à partir de janvier 1987 et qui finit par contenir des données sur plus de 189 000 personnes. Pendant des années pourtant, l'enquête piétine : « Il y a eu de longues périodes sans aucun progrès, et une pression énorme », a résumé Tom Wood.

Le dénouement vient d'un témoin. Le 14 juillet 1990, à Stow, un village des Scottish Borders, un habitant voit une fillette de 6 ans emmenée dans une camionnette et prévient la police, qui intercepte le véhicule peu après. L'enfant est retrouvée vivante ; le conducteur est Robert Black. Il est condamné la même année à la réclusion à perpétuité pour cet enlèvement.

Commence alors le travail de reconstitution. Les enquêteurs rassemblent les plannings de livraison de son employeur, ses notes de frais et ses tickets de carburant : environ un demi-million de reçus, selon The Scotsman ; Wikipédia évoque l'examen, à partir d'octobre 1990, de sept millions de bordereaux de carte bancaire archivés sur microfiches. Ces documents ordinaires le situent à proximité des lieux d'enlèvement aux dates des faits. Le dossier reste indirect : aucune preuve matérielle directe, aucun aveu. C'est sur ce faisceau que l'accusation obtient, en 1994, la condamnation de Newcastle.

Le dossier nord-irlandais suit la même voie, plus tard. La police d'Irlande du Nord examine à son tour quelque 560 000 tickets de carburant, dont l'un s'est révélé déterminant, selon l'Edinburgh Evening News. Black est inculpé du meurtre de 1981 en décembre 2009, vingt-huit ans après les faits.

Robert Black : chronologie de l'affaire

  1. Naissance de Robert Black. Placé tout petit dans une famille d'accueil de Kinlochleven, il passe ensuite par des foyers pour enfants de Falkirk et de Musselburgh.
  2. Première affaire judiciaire documentée : poursuivi pour une agression sur une enfant de 7 ans, il n'est condamné qu'à une admonestation.
  3. Selon Wikipédia, il devient chauffeur-livreur salarié d'une entreprise d'affichage de Hoxton ; ses tournées le mènent dans tout le Royaume-Uni.
  4. Une fillette de 9 ans est enlevée alors qu'elle se rend à vélo chez une amie. Elle est retrouvée morte six jours plus tard près de Hillsborough, dans le comté de Down.
  5. Une fillette de 11 ans disparaît près de la frontière anglo-écossaise, le 30 juillet selon Wikipédia, en juin selon The Scotsman. Elle est retrouvée morte deux semaines plus tard dans le Staffordshire.
  6. Une fillette de 5 ans est enlevée près de chez elle ; elle est retrouvée morte dix jours plus tard dans le Leicestershire. Les enquêtes sont alors placées sous un commandement unique, confié à Hector Clark.
  7. Une fillette de 10 ans disparaît près de chez elle. Elle est retrouvée morte dans la Trent, près de Nottingham, environ quatre semaines plus tard.
  8. Tentative d'enlèvement d'une enfant, qui échoue. Les faits seront jugés avec les trois meurtres en 1994.
  9. Un habitant voit une fillette de 6 ans emmenée dans une camionnette et prévient la police, qui intercepte le véhicule peu après. L'enfant est retrouvée vivante ; Robert Black est arrêté.
  10. Il est condamné à la réclusion à perpétuité pour cet enlèvement. Les enquêteurs entreprennent de reconstituer ses tournées des années 1980.
  11. La Crown Court, siégeant au Moot Hall, le reconnaît coupable de trois enlèvements et trois meurtres d'enfants et d'une tentative d'enlèvement. Perpétuité, avec une durée minimale de 35 ans.
  12. Il est inculpé du meurtre de 1981, après l'examen de quelque 560 000 tickets de carburant par la police nord-irlandaise.
  13. Au terme d'un procès de plusieurs semaines, le jury le déclare coupable de l'enlèvement et du meurtre de 1981.
  14. Le juge Ronald Weatherup le condamne à la perpétuité avec une durée minimale de 25 ans, en refusant la perpétuité réelle demandée par l'accusation.
  15. La cour d'appel d'Irlande du Nord rejette son appel : la condamnation de 2011 devient définitive.
  16. Il meurt en détention, à 68 ans. L'administration pénitentiaire précise que le décès n'est pas considéré comme suspect.
  17. L'enquête du coroner conclut à une mort par crise cardiaque. Aucun membre de sa famille n'a pu être retrouvé.

Fiche de l'auteur

Robert Black

Chauffeur-livreur écossais, il a enlevé et tué quatre fillettes âgées de 5 à 11 ans entre 1981 et 1986, en Irlande du Nord, en Écosse et en Angleterre. Arrêté en flagrant délit d'enlèvement en 1990 dans les Scottish Borders, il a été condamné en 1994 pour trois meurtres, puis en 2011 pour le quatrième. Il est mort en détention en 2016.

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Robert Black : les lieux de l'affaire

Robert Black : le procès et le verdict

Le premier procès s'est ouvert le 13 avril 1994 devant la Crown Court de Newcastle upon Tyne, qui siégeait au Moot Hall. Selon The Scotsman, l'affaire a été jugée en Angleterre parce que le parquet écossais, le Crown Office, avait renoncé à poursuivre ; Wikipédia date de mars 1992 la décision du Crown Prosecution Service anglais d'engager les poursuites. Robert Black a plaidé non coupable des dix chefs d'accusation. L'accusation reposait sur un faisceau de preuves indirectes : ses itinéraires de livraison, ses tickets de carburant et ses notes de frais, qui le situaient à proximité des lieux d'enlèvement aux dates des faits.

Le 19 mai 1994, le jury l'a reconnu coupable des dix chefs : trois enlèvements, trois meurtres, trois infractions de dissimulation de cadavre et une tentative d'enlèvement, commise à Nottingham en 1988. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité pour chaque chef, avec une durée minimale de 35 ans pour les meurtres, rappelle l'arrêt nord-irlandais de 2011.

Le dossier de 1981 a été repris par la police d'Irlande du Nord. Inculpé en décembre 2009, Black a été jugé à la Crown Court d'Armagh à partir de septembre 2011, lors d'un procès de cinq semaines selon The Scotsman et le Yorkshire Post, de six selon The Irish Times. Le 27 octobre 2011, après quatre heures et quart de délibéré réparties sur deux jours, le jury l'a déclaré coupable d'enlèvement et de meurtre. Le 8 décembre, le juge Ronald Weatherup a prononcé la perpétuité, avec une durée minimale de 25 ans courant à partir du verdict. L'accusation avait requis une perpétuité réelle ; le juge l'a écartée, tout en ne retenant aucune circonstance atténuante. La défense avait renoncé à plaider : « C'est l'un de ces rares cas où il n'y a aucune circonstance atténuante », a déclaré son avocat, cité par The Irish Times.

Black a fait appel, en contestant le fait que ses condamnations antérieures aient été révélées au jury. En juillet 2013, la cour d'appel d'Irlande du Nord, présidée par le Lord Chief Justice Declan Morgan, a rejeté l'appel, jugeant ces éléments « clairement pertinents » et la condamnation sûre. Il est mort en détention le 12 janvier 2016, alors qu'il purgeait ces peines.

Robert Black : ce que l'affaire a changé

L'affaire a d'abord éprouvé un mode d'organisation. Confier à un seul officier des enquêtes ouvertes par plusieurs polices, en Écosse et en Angleterre, n'allait pas de soi au début des années 1980. Pour Tom Wood, il fallait « quelqu'un de particulier pour coordonner tout cela » : Hector Clark, mort en 2021, est resté associé dans la presse britannique à l'introduction de l'informatique dans les grandes enquêtes criminelles.

Elle a ensuite montré ce que peuvent des archives ordinaires. La condamnation de 1994, puis celle de 2011, ne reposent ni sur des aveux ni, pour l'essentiel, sur une preuve matérielle directe, mais sur la confrontation patiente de documents commerciaux avec les dates et les lieux des enlèvements. L'affaire est devenue un exemple de ce que la criminologie appelle le tueur itinérant, dont les déplacements professionnels dispersent les faits entre plusieurs juridictions.

Elle laisse enfin des questions ouvertes. Les estimations divergent. Le journaliste Tim Tate parle d'au moins huit autres affaires jamais poursuivies ; Wikipédia mentionne au moins quatorze meurtres ou disparitions d'enfants rapprochés de lui, entre 1969 et 1989, au Royaume-Uni, en Irlande, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Aucune de ces victimes suspectées n'a donné lieu à un jugement. Le cas le plus avancé était la disparition d'une adolescente de 13 ans dans le Devon, en 1978, dont Black était le principal suspect : la police du Devon et de Cornouailles avait transmis un dossier au parquet, et le commissaire Paul Burgan a estimé que celui-ci n'était qu'à quelques semaines d'une décision d'inculpation à sa mort. Faute de procès, cette attribution reste au conditionnel. « L'enquête sur Robert Black ne s'arrêtera jamais », déclarait en 2016 Bob Bridgestock, ancien enquêteur de la police du Yorkshire de l'Ouest. La mort en détention, comme souvent (comment finissent les tueurs en série), a refermé la seule voie judiciaire restante.

Profil psychologique de Robert Black : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Aucune expertise psychiatrique produite lors des procès de 1994 et de 2011 n'a été rendue publique. En 1963 déjà, selon Wikipédia, un examen psychiatrique avait conclu au caractère isolé de sa première infraction, ce qui lui avait valu une simple admonestation. Après sa condamnation de 1990, ses avocats ont demandé au thérapeute Ray Wyre, ancien agent de probation et fondateur en 1988 de la clinique Gracewell, premier centre résidentiel de traitement des délinquants sexuels au Royaume-Uni, de l'évaluer en vue d'un appel. Selon Tim Tate, coauteur de Wyre, ce rapport concluait que Black était dangereux et que la peine était appropriée ; l'appel a été abandonné. La décision fixant la peine de 2011, rendue par le juge Ronald Weatherup, ne mentionne aucun rapport psychiatrique : elle retient un crime planifié et prédateur, la vulnérabilité de l'enfant, la dissimulation du corps, et n'admet aucune circonstance atténuante liée à l'infraction ou à son auteur. Black a été jugé pleinement responsable de ses actes.

Diagnostics publiés

Aucune expertise publiée à notre connaissance.

Parcours documenté

Né hors mariage en 1947, il est confié vers six mois à une famille d'accueil de Kinlochleven, dans les Highlands, selon Wikipédia. Ses deux parents d'accueil meurent avant ses onze ans, rapporte l'Edinburgh Evening News ; il est alors placé dans un foyer de Falkirk, puis dans un établissement pour garçons de Musselburgh, où il reste environ trois ans. En 1963, installé à Greenock, il est poursuivi pour une agression sur une enfant de 7 ans et n'écope que d'une admonestation, selon les mêmes sources. Wikipédia mentionne une condamnation en 1967 à un an de borstal, centre fermé pour jeunes délinquants, pour des faits similaires. Il part ensuite pour Londres, enchaîne les emplois précaires, puis devient en 1976 chauffeur-livreur salarié, métier qu'il exerce jusqu'à son arrestation.

Ce qu'il a dit de lui-même

Robert Black n'a jamais avoué les meurtres pour lesquels il a été condamné. Il a plaidé non coupable à Newcastle en 1994 et, constate la décision de 2011, « nie toute responsabilité et continue de le faire », sans le moindre remords. Après son arrestation, il a décrit le 14 juillet 1990 comme le jour où « le toit s'est effondré », rapporte l'Edinburgh Evening News. Selon Tim Tate, il a accepté de rencontrer Ray Wyre en prison pour parler de ses pulsions, à condition que les séances soient enregistrées et puissent être rendues publiques, et il a signé un accord en ce sens. Il s'est approché d'un aveu pour un enlèvement, sans jamais le formuler. Les séances ont cessé lorsqu'il a été inculpé des trois meurtres ; il a ensuite tenté, sans succès, de faire interdire la diffusion des enregistrements.

Lectures criminologiques

La lecture la plus construite reste celle de Ray Wyre, mort en 2008, et de Tim Tate dans The Murder of Childhood (1995, réédité en 2018). Selon son éditeur, le livre, fondé sur les entretiens de Wyre, analyse le déni, la distorsion et le rejet de la responsabilité sur autrui, et plaide pour une meilleure compréhension des délinquants sexuels et pour leur traitement. Wikipédia indique qu'un profil comportemental avait été établi par le FBI au début de 1988, à la demande des enquêteurs ; son contenu n'est pas public. Les autres portraits viennent de policiers : pour le commissaire Paul Burgan, de la police du Devon et de Cornouailles, Black était un délinquant « agressif et prédateur », un jugement d'enquêteur et non un diagnostic. En 2017, l'ancien analyste du renseignement policier Chris Clark et Robert Giles ont soutenu, dans un livre publié chez John Blake, qu'il aurait commis bien plus de meurtres que ceux qui ont été jugés, y compris sur le continent ; cette thèse n'a reçu aucune confirmation judiciaire.

Ce qu'on ne sait pas

On ne sait pas combien d'enfants Robert Black a réellement tués : les estimations publiées vont d'au moins huit à plus d'une douzaine d'affaires supplémentaires, sans qu'aucune ait été jugée. Faute d'expertise psychiatrique publiée, on ignore ce qu'un examen clinique aurait conclu. Les enregistrements de Ray Wyre n'ont été publiés que par extraits. Sa mort, en 2016, a interrompu la procédure la plus avancée, celle du Devon, et a fermé la possibilité de l'interroger encore sur les autres disparitions.

Questions fréquentes sur l'affaire Robert Black

Combien de meurtres Robert Black a-t-il commis ?

La justice l'a reconnu coupable de quatre meurtres de fillettes de 5 à 11 ans, commis entre 1981 et 1986 : trois jugés à Newcastle en 1994, un en Irlande du Nord en 2011. Ce sont ses victimes confirmées. Il a été soupçonné dans d'autres disparitions d'enfants, au Royaume-Uni et peut-être sur le continent, mais aucune n'a été jugée ; les estimations publiées varient d'au moins huit à plus d'une douzaine de cas, sans établissement judiciaire.

Comment Robert Black a-t-il été arrêté ?

Par hasard, le 14 juillet 1990, à Stow, dans les Scottish Borders. Un habitant a vu une fillette de 6 ans emmenée dans une camionnette et a prévenu la police, qui a intercepté le véhicule peu après. L'enfant a été retrouvée vivante. Condamné pour cet enlèvement, Black a ensuite été relié aux meurtres des années 1980 par la reconstitution de ses tournées professionnelles.

Pourquoi Robert Black a-t-il été jugé deux fois ?

Les trois meurtres commis en Écosse et en Angleterre ont été jugés ensemble à Newcastle en 1994. Le meurtre de 1981, en Irlande du Nord, relevait d'une autre juridiction : la police nord-irlandaise a repris le dossier, et Black n'a été inculpé qu'en 2009, puis condamné en 2011. Son appel a été rejeté en 2013.

Quand Robert Black est-il mort ?

Le 12 janvier 2016, à 68 ans, à la prison de Maghaberry, en Irlande du Nord. L'enquête du coroner, tenue en 2018 à Armagh, a conclu à une crise cardiaque. Sa mort a mis fin aux poursuites qui se préparaient dans une autre affaire, la disparition d'une adolescente dans le Devon en 1978.

Robert Black : documentaires, livres et podcasts

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. The Queen v Robert Black [2011] NICC 40 (8 décembre 2011), Judiciary NI
  2. Queen v Robert Black, sentencing remarks (texte intégral, PDF), Judiciary NI
  3. Child killer jailed for 25 years (8 décembre 2011), The Irish Times
  4. Child killer Robert Black guilty of fourth murder (27 octobre 2011), The Scotsman
  5. Leeds child killer convicted of fourth murder (27 octobre 2011), Yorkshire Post
  6. Black's appeal is dismissed (9 juillet 2013), Banbridge Leader / NorthernIrelandWorld
  7. Serial child murderer Robert Black dies in Maghaberry prison (12 janvier 2016), The Irish News
  8. Convicted child killer Robert Black dies in prison (12 janvier 2016), Edinburgh Evening News
  9. Police won't stop investigating serial killer Robert Black, says Yorkshire detective (13 janvier 2016), Yorkshire Post
  10. Evidence links child killer Robert Black to fifth schoolgirl murder (2016), The Scotsman / News Letter
  11. Serial killer Robert Black died of heart failure, inquest hears (3 décembre 2018), The Irish Times
  12. Detective who netted Scottish child serial killer Robert Black has died (8 avril 2021), The Scotsman
  13. Obituary: Hector Clark, detective who pioneered computers in criminal inquiries (9 avril 2021), The Scotsman
  14. Former detective who led 'Britain's biggest manhunt' into serial killer Robert Black has died (9 avril 2021), Wakefield Express
  15. The Murder of Childhood (page de l'auteur), Tim Tate
  16. Robert Black (serial killer), Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

Aucune correction depuis la publication le 18 octobre 2026.

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Citer ce dossier

PENIN Nathan, « L'affaire Robert Black », Affaires closes, publié le 18 octobre 2026, https://affairescloses.fr/affaires/robert-black/ (consulté le [date de consultation]).

Victime ou proche de victime d'une infraction : en France, France Victimes au 116 006 (appel gratuit, 7 jours sur 7) ; en Suisse, l'aide aux victimes au 142 (gratuit, 24 heures sur 24).