Pays
Tueurs en série : Espagne
3 affaires closes, 0 dossier complet.
Les affaires espagnoles présentées ici couvrent plus d'un siècle et demi d'histoire judiciaire, de la Galice des années 1840 à la Cantabrie des années 1980. Au XIXe siècle, elles relèvent d'une justice où la peine capitale, parfois commuée par grâce royale, est exécutée par le garrot, mode d'exécution civile jusqu'aux dernières mises à mort par ce procédé, le 2 mars 1974. Les dernières exécutions du pays ont lieu le 27 septembre 1975. La Constitution de 1978 abolit la peine de mort dans son article 15, sauf ce que pourraient prévoir les lois pénales militaires en temps de guerre ; cette réserve disparaît avec la loi organique 11/1995 du 27 novembre 1995. Les crimes les plus graves sont jugés par l'Audiencia Provincial, au sein de laquelle la loi organique du 22 mai 1995 a rétabli un jury populaire. On trouve ici uniquement des auteurs décédés dont l'affaire est définitivement close, sans photographie ni détail macabre. Chaque notice indique la période d'activité, le nombre de victimes établi par la justice ou l'instruction, le verdict et les sources.
Le nombre d'affaires recensées dans un pays dépend autant de ses archives et de sa presse que des crimes eux-mêmes : Quels pays comptent le plus de tueurs en série ?
Toutes les affaires
José Antonio Rodríguez Vega
Il s'introduisait chez des femmes âgées de Santander sous prétexte de réparations ; seize meurtres ont été retenus par la justice espagnole.
Manuel Blanco Romasanta
Originaire de la province d'Ourense, il a tué entre 1844 et 1852 des femmes et des enfants en Galice. Arrêté en 1852 à Nombela (Tolède), il a avoué treize meurtres et invoqué une malédiction pour se dire irresponsable ; le tribunal d'Allariz l'a condamné pour neuf. Son procès est l'un des premiers débats judiciaires espagnols sur la responsabilité pénale et la maladie mentale.
Juan Díaz de Garayo
Journalier et charbonnier de la province d'Álava, il a tué au moins six femmes aux abords de Vitoria entre 1870 et 1879 et commis plusieurs tentatives. Arrêté à Vitoria, il a avoué et a été exécuté en 1881. L'affaire, souvent présentée comme la première série criminelle documentée en Espagne, a nourri les débats de l'anthropologie criminelle de l'époque.