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Tueurs en série : Autriche

3 affaires closes, 0 dossier complet.

Les trois affaires autrichiennes présentées ici jalonnent plus d'un siècle d'histoire judiciaire, de la Vienne de la fin du XIXe siècle aux années 1990. La plus ancienne remonte à 1883 : sous la monarchie des Habsbourg, un homme a tué quatre employées de maison pour s'emparer de leurs économies. Jugé à Vienne en mars 1884 et condamné à mort, il a été pendu le 22 avril 1884 au tribunal régional, dans la cour duquel les exécutions avaient lieu, à l'abri des regards, depuis 1876. Les deux autres affaires appartiennent à l'Autriche républicaine, qui a aboli la peine de mort en procédure ordinaire en 1950, puis totalement en 1968 ; la dernière exécution y a eu lieu le 24 mars 1950. Les crimes passibles de la réclusion à perpétuité, dont le meurtre, relèvent du Geschworenengericht, l'équivalent d'une cour d'assises : trois magistrats professionnels et huit jurés.

C'est devant une telle juridiction, à Graz, qu'un ancien détenu devenu écrivain, condamné définitivement en 1976 pour un meurtre commis en 1974 puis libéré en 1990, a été reconnu coupable, par six jurés sur huit, de neuf meurtres de femmes qu'il aurait commis en Autriche, à Prague et à Los Angeles. Il s'est donné la mort dans sa cellule quelques heures après ce verdict de juin 1994, avant que celui-ci ne devienne définitif. Ces neuf meurtres ne lui ont donc jamais été imputés par une décision définitive : le site présente l'affaire avec la mention « Close sans condamnation » pour ces faits, sa seule condamnation définitive restant celle de 1976. La troisième affaire est celle d'une femme qui, au milieu des années 1990, a empoisonné avec des médicaments des personnes âgées de son entourage afin de capter leurs biens. Condamnée à la réclusion à perpétuité à Krems en 1997 pour un meurtre, puis reconnue coupable de deux autres à Vienne en 2001, elle est morte en détention en 2003.

On trouve ici uniquement des auteurs décédés dont l'affaire est définitivement close, sans photographie ni détail macabre. Chaque notice indique la période d'activité, le nombre de victimes établi par la justice ou l'instruction, le verdict et les sources.

Le nombre d'affaires recensées dans un pays dépend autant de ses archives et de sa presse que des crimes eux-mêmes : Quels pays comptent le plus de tueurs en série ?

Toutes les affaires

Hugo Schenk

Autriche · Vienne · 1883–1883

Exécuté 4 victimes confirmées

Escroc se présentant sous de fausses identités, il a séduit puis tué quatre employées de maison en 1883 pour s'emparer de leurs économies, avec l'aide d'un complice rencontré en prison. Arrêté à Vienne en janvier 1884, il a été jugé en mars et exécuté en avril 1884 ; son complice a été pendu le même jour et son frère condamné pour complicité.

Elfriede Blauensteiner

Autriche · Vienne et Basse-Autriche · 1992–1995

Décédé 3 victimes confirmées (jusqu'à 6 suspectées)

Elle a empoisonné, avec des médicaments, des personnes âgées dont elle s'occupait afin de capter leurs biens. Trois meurtres ont été retenus par la justice ; d'autres décès lui ont été attribués sans être prouvés.

Jack Unterweger

Autriche · Vienne, Styrie, Vorarlberg (et Prague, Los Angeles) · 1974–1991

Suicidé en détention Close sans condamnation 1 victime confirmée (jusqu'à 12 suspectées)

Condamné en 1976 pour un meurtre, devenu en prison un auteur publié, il a été libéré en 1990 avec le soutien de personnalités du monde culturel autrichien. Il a ensuite été poursuivi pour onze meurtres de femmes commis en Autriche, à Prague et à Los Angeles. Reconnu coupable de neuf d'entre eux à Graz en 1994, il s'est suicidé quelques heures après le verdict, qui n'est donc jamais devenu définitif.

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