États-UnisDossier1979-1980Californie du Sud (comtés de Los Angeles et d'Orange)

L'affaire William Bonin

Par Nathan Penin · Publié le 14 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

William Bonin, chauffeur-livreur de Downey, en Californie, a été condamné à mort à deux reprises, en 1982 à Los Angeles et en 1983 dans le comté d'Orange, pour les meurtres de quatorze adolescents et jeunes hommes âgés de 12 à 19 ans, commis en 1979 et 1980. Il en avait avoué vingt et un. Arrêté en juin 1980 après une dénonciation et neuf jours de filature, il a été exécuté le 23 février 1996 à San Quentin : la première exécution par injection létale de l'histoire de l'État.

Les faits

William George Bonin est né le 8 janvier 1947 à Willimantic, dans le Connecticut. Sa famille s'installe en Californie au début des années 1960. Engagé dans l'armée de l'air, il sert au Viêt Nam, où il est décoré, et quitte l'armée en 1968. Il est condamné une première fois à la fin des années 1960 pour des agressions sexuelles sur des mineurs et interné à l'hôpital psychiatrique d'État d'Atascadero, puis une seconde fois en 1975 ; il est libéré en 1978. Il vit alors à Downey, dans le comté de Los Angeles, où il travaille comme chauffeur-livreur.

En 1979 et 1980, des corps d'adolescents et de jeunes hommes sont retrouvés le long des autoroutes du sud de la Californie. La justice en a attribué quatorze à William Bonin : dix dans le comté de Los Angeles, quatre dans celui d'Orange. Les victimes avaient entre 12 et 19 ans ; il s'agissait souvent d'auto-stoppeurs ou de jeunes en errance. Plusieurs jeunes gens de son entourage ont participé à certains des faits. Bonin a déclaré à un journaliste avoir tué vingt et une personnes. Le site, conformément à sa charte, ne nomme aucune des victimes, pour la plupart mineures.

Comment l'enquête a abouti

Pendant des mois, l'enquête bute sur la dispersion des dossiers. Les corps sont retrouvés dans des comtés différents, parfois loin du lieu de l'enlèvement, et relèvent de services de police distincts. Selon J. J. Maloney, alors journaliste à l'Orange County Register, son journal publie le 24 mars 1980, après avoir consulté un psychologue légiste, un article soutenant qu'un seul homme est responsable de la série ; la police conteste d'abord cette lecture. L'expression employée par le journal, « le tueur de l'autoroute », est reprise par toute la presse. D'après la synthèse de Wikipédia, les services concernés finissent par mettre leurs informations en commun au sein d'un groupe d'enquête.

La piste décisive vient de l'entourage de Bonin. À la fin du mois de mai 1980, un jeune homme arrêté pour vol de voiture le désigne comme l'auteur possible des meurtres, rapportent l'administration pénitentiaire californienne et Oxygen. L'information parvient à l'inspecteur John St. John, de la brigade criminelle de la police de Los Angeles, qui dirige ensuite l'enquête. À partir du 2 juin 1980, Bonin est placé sous surveillance. Le 11 juin, au neuvième jour de filature, les policiers interviennent dans sa camionnette, à Hollywood, alors qu'il agresse un adolescent.

L'arrestation ouvre une seconde phase, celle de la preuve. Les arrêts de la Cour suprême de Californie décrivent trois séries d'éléments. D'abord les expertises : des fibres retrouvées sur les victimes correspondent à la moquette de la camionnette, où des taches de sang sont aussi relevées ; les comparaisons portent également sur des cheveux. Ensuite les propos de Bonin lui-même, recueillis par des témoins, des codétenus et un journaliste de télévision, David Lopez, de la chaîne KNXT, à qui il s'est confié après son arrestation. Selon J. J. Maloney, des coupures de presse consacrées à l'affaire sont retrouvées dans la boîte à gants de son véhicule. Enfin les complices : deux d'entre eux plaident coupable de charges réduites et acceptent de témoigner, ce qui leur évite la peine de mort ; un troisième se donne la mort en détention avant d'être jugé.

L'affaire tient ainsi moins à une découverte scientifique qu'à une dénonciation, suivie d'une filature menée assez vite pour surprendre le suspect. Elle a laissé ouverte une question que les deux procès n'ont pas tranchée : l'écart entre les quatorze meurtres jugés et les vingt et un qu'il a avoués.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de William George Bonin, deuxième de trois fils d'une famille que les témoignages produits à son procès décrivent comme violente.
  2. Engagé dans l'armée de l'air fin 1966, il sert au Viêt Nam comme mitrailleur de bord d'hélicoptère, est décoré et quitte l'armée en octobre 1968 avec une démobilisation honorable.
  3. Première condamnation pour agressions sexuelles sur mineurs (en 1968 selon l'administration pénitentiaire, en 1969 selon d'autres récits) ; il est interné à l'hôpital d'État d'Atascadero.
  4. Seconde condamnation pour une agression sur un mineur ; il est envoyé en prison et libéré en 1978.
  5. Début des meurtres pour lesquels il sera jugé : en mai 1979 selon Oxygen, en août selon l'administration pénitentiaire, qui ne retient que les dossiers de Los Angeles pour cette date.
  6. Un jeune homme arrêté pour vol de voiture désigne Bonin aux enquêteurs comme l'auteur possible des meurtres.
  7. La police de Los Angeles place Bonin sous surveillance.
  8. Les policiers qui le suivent l'arrêtent dans sa camionnette, où il agressait un adolescent. Il est ensuite mis en cause pour les meurtres.
  9. L'un des complices inculpés se donne la mort en détention avant d'être jugé ; deux autres plaident coupable et acceptent de témoigner contre Bonin.
  10. Ouverture du procès devant la cour supérieure du comté de Los Angeles, pour douze meurtres après l'abandon de deux chefs.
  11. Reconnu coupable de dix meurtres et acquitté de deux, il est condamné à mort. Il entre au couloir de la mort de San Quentin le 22 mars.
  12. Second procès, ouvert en mars par la sélection du jury : coupable de quatre meurtres, il est condamné à mort une seconde fois.
  13. La Cour suprême de Californie confirme la condamnation du comté d'Orange, en annulant trois des quatre circonstances aggravantes de meurtres multiples.
  14. Elle confirme la condamnation de Los Angeles, en annulant neuf des dix circonstances aggravantes de meurtres multiples.
  15. La cour fédérale rejette ses deux recours en habeas corpus, fondés notamment sur l'insuffisance de sa défense en matière d'expertise psychiatrique.
  16. Après le refus de la grâce par le gouverneur Pete Wilson, William Bonin, 49 ans, est exécuté par injection létale : une première en Californie.
  17. La cour juge inconstitutionnelle la procédure appliquée lors de son exécution, qui empêchait les témoins d'en voir les préparatifs.

Fiche de l'auteur

William Bonin « Le tueur de l'autoroute »

Condamné pour quatorze meurtres de jeunes gens enlevés le long des autoroutes du sud de la Californie en 1979 et 1980.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

William Bonin a été jugé deux fois, par deux juridictions distinctes, pour quatorze meurtres. Devant la cour supérieure du comté de Los Angeles, l'acte d'accusation visait quatorze meurtres ; deux chefs ont été abandonnés avant le procès, ouvert le 19 octobre 1981. L'accusation, conduite par le procureur adjoint Sterling E. Norris, reposait sur le témoignage de deux complices qui avaient plaidé coupable de charges réduites en échange de leur déposition, sur des propos tenus par Bonin et rapportés par des témoins et des codétenus, et sur des expertises comparant fibres, cheveux et taches de sang, selon l'arrêt de la Cour suprême de Californie de 1989. Le jury l'a reconnu coupable de dix meurtres et l'a acquitté de deux. Il a été condamné à mort le 12 mars 1982.

Dans le comté d'Orange, le second procès s'est ouvert en mars 1983 par la sélection du jury : 204 candidats ont été entendus, la défense ayant vainement demandé le dépaysement du procès en raison de la couverture médiatique. Le jury a entendu des experts selon lesquels des fibres retrouvées sur les victimes correspondaient à la moquette de sa camionnette, le témoignage du journaliste de télévision David Lopez, de la chaîne KNXT, à qui Bonin avait parlé après son arrestation, et celui de deux complices. Reconnu coupable de quatre meurtres, il a été condamné à mort le 26 août 1983.

La Cour suprême de Californie a confirmé les deux jugements, le 29 août 1988 pour le comté d'Orange et le 9 janvier 1989 pour Los Angeles, en n'y laissant subsister qu'une seule circonstance aggravante de meurtres multiples par procédure. En 1995, la cour d'appel fédérale du neuvième circuit a rejeté ses recours en habeas corpus ; ses derniers recours ont été écartés en février 1996, et le gouverneur Pete Wilson a refusé sa grâce. William Bonin a été exécuté le 23 février 1996 à San Quentin, déclaré mort à 0 h 13. Après l'exécution, le gouverneur a déclaré que justice avait enfin été rendue, rapporte l'agence Associated Press.

Ce que l'affaire a changé

L'affaire Bonin est d'abord liée à un changement de méthode d'exécution en Californie. Depuis janvier 1993, la loi de l'État laissait aux condamnés le choix entre la chambre à gaz et l'injection létale ; en octobre 1994, un juge fédéral de San Francisco a interdit le gaz cyanhydrique comme peine cruelle et inhabituelle, décision confirmée en appel en février 1996, rappellent l'administration pénitentiaire et NBC Bay Area. L'exécution de William Bonin, le 23 février 1996, a été la première de l'État par injection létale. Elle n'était que la troisième en Californie depuis trente ans, selon l'Associated Press.

Elle a ensuite conduit à un changement sur la publicité des exécutions. Lors de celle de Bonin, l'administration pénitentiaire a appliqué une procédure nouvelle, la « procédure 770 », qui ne permettait aux témoins, journalistes compris, de voir le condamné qu'une fois installé et les perfusions posées. Des organisations de presse ont saisi la justice fédérale. Le 2 août 2002, la cour d'appel fédérale du neuvième circuit a jugé que le public, par l'intermédiaire des témoins, a le droit constitutionnel d'assister à une exécution depuis l'entrée du condamné dans la salle jusqu'à la constatation du décès ; l'arrêt cite l'exécution de Bonin comme exemple de la procédure censurée, souligne le Reporters Committee for Freedom of the Press.

Sur le plan du droit pénal, enfin, les deux arrêts de la Cour suprême de Californie, en 1988 et 1989, ont appliqué la règle selon laquelle la circonstance aggravante de meurtres multiples ne peut être retenue qu'une seule fois par procédure, quel que soit le nombre de victimes : treize des quatorze circonstances retenues par les jurys ont été annulées, sans effet sur les condamnations à mort.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Bonin a été examiné par des psychiatres bien avant les meurtres. Selon la synthèse de Wikipédia, il a plaidé coupable à la fin des années 1960, après deux examens psychiatriques, et a été interné à Atascadero au titre de la loi californienne sur les délinquants sexuels atteints de troubles mentaux ; l'administration pénitentiaire et J. J. Maloney confirment cette première condamnation et ce séjour en hôpital d'État.

Aux procès de 1981 à 1983, la question de l'expertise psychiatrique a été largement évitée. L'arrêt de 1989 décrit une défense qui contestait les preuves et la crédibilité des témoins, sans plaider l'irresponsabilité. Au stade de la peine, son avocat n'a appelé aucun psychiatre, relève la cour d'appel fédérale en 1995 : à Los Angeles, une psychologue a témoigné qu'il ne pouvait fonctionner de manière productive que dans le cadre structuré d'une prison ; dans le comté d'Orange, la défense a fait lire ses dossiers d'Atascadero. Un psychiatre l'avait examiné pour la défense sans être cité. Les deux jurys l'ont jugé pénalement responsable.

Diagnostics publiés

Les seuls diagnostics publiés figurent dans l'arrêt fédéral de 1995, qui résume l'audience tenue lors de ses recours. Le neurologue Pincus, cité par la défense, a fait état de possibles lésions du lobe frontal ; un autre expert de la défense, le Dr David Foster, a décrit des maltraitances et des négligences dans l'enfance et évoqué un possible trouble de l'attention. Pour l'État, le psychiatre Park Elliott Dietz a retenu un sadisme sexuel, une forme de paraphilie, et un possible trouble de la personnalité antisociale, en précisant que ces troubles n'altéraient pas sa maîtrise de ses actes ; le neurologue Mark Nuwer a jugé les examens par IRM et électroencéphalogramme normaux. Le tribunal fédéral a jugé Pincus moins crédible et conclu à l'absence de preuve convaincante d'un trouble cérébral, psychiatrique ou neurologique. Amnesty International, qui demandait sa grâce en 1996, relevait elle-même que ces conclusions sur des lésions cérébrales contredisaient celles d'autres médecins.

Parcours documenté

Selon l'arrêt de 1989, la défense a présenté au jury un passé familial difficile, des problèmes dans l'enfance, dont un placement en centre pour mineurs, et un service militaire honorable au Viêt Nam, où il a été décoré. Sa mère et son frère ont témoigné de la violence du foyer, et une psychologue a confirmé qu'il avait subi des abus sexuels dans l'enfance, précise l'arrêt fédéral de 1995. Amnesty International rapporte les mêmes éléments, ainsi que des antécédents de troubles mentaux. Ses deux condamnations antérieures pour agressions sur mineurs, à la fin des années 1960 et en 1975, sont attestées par l'administration pénitentiaire.

Ce qu'il a dit de lui-même

Après son arrestation, il s'est confié au journaliste David Lopez ; ses propos ont été produits au procès du comté d'Orange, et il a déclaré à un journaliste avoir tué vingt et une personnes, rapporte l'Associated Press. Selon Oxygen, il n'a jamais exprimé de remords. Dans le couloir de la mort, il s'est prononcé contre la peine capitale. Dans sa déclaration finale, il a affirmé que la peine de mort « n'est pas une réponse aux problèmes posés » et qu'elle envoyait un mauvais message à la jeunesse, rapportent l'administration pénitentiaire et l'Associated Press.

Lectures criminologiques

Pendant la série, un psychologue légiste consulté par l'Orange County Register a conclu qu'un seul auteur était responsable, raconte J. J. Maloney ; Wikipédia l'identifie comme Albert Rosenstein et lui attribue un portrait anticipé de l'auteur, que nous n'avons pas pu vérifier. En 2023, la psychologue Vonda Pelto, qui travaillait à la prison centrale pour hommes de Los Angeles au début des années 1980, et Michael B. Butler ont publié une biographie fondée sur ses carnets de détention ; selon leur présentation, Bonin y apparaît comme un prédateur sociopathe agressif, qui aurait relié son sentiment d'impuissance d'enfant maltraité à son besoin de domination. Il s'agit d'une lecture d'auteurs, non d'une expertise judiciaire.

Ce qu'on ne sait pas

On ne sait pas combien de meurtres William Bonin a réellement commis : il en a avoué vingt et un, et l'administration pénitentiaire mentionne des soupçons dans quatre autres comtés, jamais poursuivis. La part exacte de chacun de ses complices n'a été établie que pour les faits jugés. Aucune expertise complète n'a été soumise à un jury : la seule confrontation d'experts a eu lieu devant un juge fédéral, plus de dix ans après les faits, et elle a laissé ouverte la question d'éventuelles lésions cérébrales.

Questions fréquentes

Combien de meurtres William Bonin a-t-il commis ?

Quatorze ont été jugés : dix par la cour du comté de Los Angeles en 1982, quatre par celle du comté d'Orange en 1983. Bonin a déclaré à un journaliste en avoir commis vingt et un, selon l'agence Associated Press. L'administration pénitentiaire californienne indique qu'il était aussi soupçonné dans d'autres affaires dans les comtés de Kern, Riverside, San Diego et San Bernardino, jamais poursuivies. Le site retient les quatorze condamnations comme victimes confirmées et les vingt et un aveux comme victimes suspectées.

Pourquoi a-t-il été le premier exécuté par injection létale en Californie ?

Depuis janvier 1993, la loi californienne laissait aux condamnés le choix entre la chambre à gaz et l'injection létale. En octobre 1994, un juge fédéral de San Francisco a jugé le gaz cyanhydrique contraire à l'interdiction des peines cruelles et inhabituelles, décision confirmée en appel en février 1996. L'exécution de Bonin, le 23 février 1996, a été la première de l'État par injection, selon l'administration pénitentiaire.

Ses complices ont-ils été jugés ?

Plusieurs jeunes gens ont participé à certains des faits et ont été poursuivis séparément. Deux ont plaidé coupable de charges réduites et témoigné contre lui, ce qui leur a évité la peine de mort ; un troisième s'est donné la mort en détention avant son procès, selon l'Associated Press et la Cour suprême de Californie. Le site ne les nomme pas.

William Bonin a-t-il été reconnu malade mental ?

Non. Il a été jugé pénalement responsable par deux jurys. Lors de ses recours fédéraux, un neurologue a soutenu en 1992 qu'il présentait de possibles lésions cérébrales ; les experts de l'État l'ont contesté, et les juges fédéraux ont estimé que ces lésions n'étaient pas démontrées.

Pour aller plus loin : documentaires et livres

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. People v. Bonin (1988), 46 Cal. 3d 659, Cour suprême de Californie, via Justia
  2. People v. Bonin (1989), 47 Cal. 3d 808, Cour suprême de Californie, via Justia
  3. Bonin v. Calderon, 59 F.3d 815 (9th Cir. 1995), Cour d'appel fédérale du neuvième circuit, via OpenJurist
  4. Bonin v. Calderon (28 juin 1995), vLex
  5. Executed Inmate Summary – William George Bonin, California Department of Corrections and Rehabilitation
  6. History of Capital Punishment in California, California Department of Corrections and Rehabilitation
  7. Bonin is executed for 14 murders (Associated Press, 23 février 1996), Deseret News
  8. Urgent Action EXTRA 23/96 : William Bonin (13 février 1996), Amnesty International
  9. Timeline: Key Events in the History of the Death Penalty in California (13 mars 2019), NBC Bay Area
  10. California First Amendment Coalition v. Woodford (9th Cir., 2 août 2002), FindLaw
  11. Court recognizes public right to witness executions (7 août 2002), Reporters Committee for Freedom of the Press
  12. Who Is William Bonin, Southern California's Freeway Killer? (11 août 2023), Oxygen
  13. The Freeway Killer (10 octobre 2009), Crime Magazine (J. J. Maloney)
  14. Execution Day, Crime Library
  15. William Bonin, Wikipedia (en)
  16. John P. St. John (police officer), Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

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