Article de fond
L’arsenic au tribunal : empoisonnements en série et expertise toxicologique (XIXe-XXe siècles)
Au XIXe siècle, une série d'empoisonnements pouvait durer des années sans éveiller le moindre soupçon : le poison s'achetait librement, et les décès qu'il provoquait passaient pour des maladies ordinaires. De Rennes à Durham, de Leyde à Anvers et Londres, il a fallu des chimistes, des exhumations et des analyses de plus en plus fines pour que la justice puisse juger. Cet article retrace, à partir des dossiers du site, comment la toxicologie est entrée dans les cours d'assises, et ce qu'elle n'a pas pu prouver.
Un poison à portée de main
Dans les dossiers d'empoisonnements en série du XIXe siècle, un même scénario revient : des morts qui se succèdent autour d'une même personne, pendant des années, sans que personne ne fasse le lien. La raison tient d'abord au poison lui-même. L'arsenic se vendait comme mort-aux-rats ou comme produit contre la vermine : c'est sous cette forme qu'Hélène Jégado l'employait en Bretagne selon les Archives du Morbihan, que Mary Ann Cotton l'achetait chez un pharmacien de West Auckland, « officiellement contre la vermine », selon les témoignages produits à son procès, et c'est à l'arsenic, « alors vendu librement comme produit contre les nuisibles », que Maria Swanenburg a empoisonné des membres de sa famille et de son voisinage à Leyde, selon le Digitaal Vrouwenlexicon et le Biografisch Woordenboek van Nederland. Il entrait aussi, rappelle Martin Connolly, dans les pigments verts des papiers peints, les savons et certains remèdes : c'est d'ailleurs la thèse de l'accident que plaida la défense de Mary Ann Cotton en 1873.
La seconde raison tient aux médecins. Les troubles provoqués par l'arsenic ressemblaient à ceux des maladies digestives et infectieuses qui frappaient régulièrement les familles de l'époque. En 1833, au presbytère de Guern, sept personnes meurent en quelques mois autour d'Hélène Jégado : l'épidémie de choléra est tenue pour responsable, et une autopsie pratiquée alors n'éveille aucun soupçon, rapportent les Archives du Morbihan. Dans le comté de Durham, les décès qui entourent Mary Ann Cotton pendant vingt ans sont certifiés comme des « fièvres gastriques » ou des troubles intestinaux, selon le British Newspaper Archive et Wikipédia. Chaque mort, prise isolément, paraissait ordinaire. Tant que personne ne demandait d'analyse, le poison restait invisible.
Rendre le poison visible : le chimiste devant le jury
Ce qui change au milieu du XIXe siècle, c'est que la chimie sait désormais retrouver l'arsenic dans un corps, et que cette preuve est admise et discutée devant les jurys. Le procès d'Hélène Jégado, ouvert le 6 décembre 1851 devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, en offre un exemple précis. Selon le compte rendu de la Gazette des tribunaux, Faustino Malaguti, professeur de chimie à la faculté des sciences de Rennes, y a exposé la recherche de l'arsenic dans les viscères des défuntes et dans les substances saisies, décrivant l'emploi de l'appareil de Marsh et les contre-épreuves destinées à confirmer le résultat. L'accusée n'ayant jamais avoué, la preuve de l'empoisonnement reposait sur ces analyses. Le jury l'a déclarée coupable de trois empoisonnements à l'arsenic et l'a condamnée à mort à la mi-décembre 1851, le 14 selon les Archives du Morbihan, Histoire par l'image et Champs de Justice, le 13 au soir selon la Gazette des tribunaux.
Vingt ans plus tard, en Angleterre, le dossier Cotton montre la même dépendance à l'égard de l'analyse, et sa fragilité. Le 12 juillet 1872, à West Auckland, meurt le beau-fils de Mary Ann Cotton, un garçon de sept ans. L'enquête du coroner, tenue dès le lendemain, conclut à une mort naturelle. Mais le médecin de famille, William Kilburn, a conservé des prélèvements. Un premier test chimique, le test de Reinsch, y révèle de l'arsenic ; les analyses sont ensuite confiées au Dr Thomas Scattergood, de l'école de médecine de Leeds, selon David Wilson et Capital Punishment UK. Mary Ann Cotton est arrêtée le 18 juillet 1872. Sans la prudence d'un médecin, la preuve n'aurait pas existé.
Ces deux affaires disent aussi par où commence une enquête. Ce n'est presque jamais la science qui donne l'alerte : c'est une mort de trop dans une maison attentive à Rennes, un responsable de paroisse qui s'inquiète à West Auckland, un médecin de Leyde qui, en décembre 1883, voit tomber malades en même temps plusieurs membres d'une même famille et prévient la police. La toxicologie intervient ensuite, pour transformer un soupçon en preuve.
Exhumer pour juger
Contrairement aux poisons d'origine végétale, dont la trace s'efface avec le temps, l'arsenic et les autres poisons minéraux pouvaient être retrouvés dans des corps inhumés depuis des mois, voire des années. L'exhumation devient ainsi l'outil central de ces enquêtes.
Après l'arrestation de Mary Ann Cotton, les autorités font exhumer à West Auckland les corps de deux enfants de la famille Cotton et celui d'un ancien compagnon ; selon Capital Punishment UK, de l'arsenic est retrouvé dans chacun d'eux. Aux Pays-Bas, l'instruction ouverte contre Maria Swanenburg porte sur plus de quatre-vingt-dix décès suspects. Les corps de plusieurs défunts sont exhumés et examinés par les anatomistes leydois Teunis Zaaijer et Pieter de Koning, treize selon le Biografisch Woordenboek, seize selon l'université de Leyde, tandis que le professeur Eduard van der Burg mène les analyses toxicologiques. Ces rapports de 1884, que l'on croyait détruits dans le bombardement des archives judiciaires de La Haye en mars 1945, ont été retrouvés et remis à l'université de Leyde en 2017.
À Londres, l'exhumation sert aussi à revenir sur des décès certifiés naturels. Après la mort de Maud Marsh en octobre 1902, les corps de deux femmes ayant vécu avec George Chapman, mortes en 1897 et 1901, sont exhumés : selon Casebook, les analyses y révèlent d'importantes quantités d'antimoine, un autre poison minéral. L'enquête relie ainsi trois décès que rien ne rapprochait.
Au-delà de l'arsenic : les poisons qui s'effacent
Les poisons d'origine végétale posent un problème d'une autre nature. Les alcaloïdes, comme la strychnine ou la morphine, sont plus difficiles à retrouver que les poisons minéraux comme l'arsenic, et leur trace s'efface avec le temps, souligne le dossier Joniaux.
L'affaire Thomas Neill Cream montre que la toxicologie victorienne savait pourtant déjà les déceler dans de bonnes conditions. Le 20 ou le 21 octobre 1891 selon les sources, à Lambeth, la mort de Matilda Clover, vingt-sept ans, est attribuée à l'alcool et ne donne lieu à aucune enquête. C'est Cream lui-même qui attire l'attention, par des lettres de chantage où il affirme qu'elle a été empoisonnée à la strychnine. Sur instruction du Home Office, le corps est exhumé au début de mai 1892, et Thomas Stevenson, analyste du ministère, y décèle de la strychnine, comme il en témoigne au procès selon le compte rendu conservé dans les Old Bailey Proceedings : un corps inhumé depuis six mois a suffi à transformer une mort attribuée à l'alcool en meurtre. Cream est condamné le 21 octobre 1892.
À Anvers, deux ans plus tard, la science atteint ses limites. Dans l'affaire Marie-Thérèse Joniaux, les chimistes relèvent des traces de morphine dans les viscères de son frère, Alfred Ablaÿ, mort en 1894, selon La Libre Belgique et Wikipédia. Pour sa sœur et son oncle par alliance, enterrés depuis près de deux ans, les autopsies ne permettent pas d'identifier un poison avec certitude. Le juge d'instruction renonce même à faire exhumer le premier mari de l'accusée, mort dix ans plus tôt, faute de chances de retrouver une trace. C'est un faisceau d'indices, financiers et pharmaceutiques, achats de morphine chez des pharmaciens bruxellois, dettes, polices d'assurance, qui emporte la condamnation à mort prononcée le 3 février 1895, commuée ensuite en détention à perpétuité. Le recueil publié dès 1895 par Raymond de Ryckère, qui rassemble l'acte d'accusation et les rapports des médecins experts et des chimistes, a fait de l'affaire un cas d'étude.
Un meurtre jugé, une série soupçonnée
Le trait le plus frappant de ces procès est l'écart entre le nombre de décès attribués à l'accusé et le nombre de crimes effectivement jugés. Il a trois causes, que les dossiers permettent de distinguer.
La première est la prescription. En 1851, un crime ne pouvait plus être poursuivi dix ans après les faits : l'instruction contre Hélène Jégado recensait vingt-cinq homicides par empoisonnement et six tentatives selon Histoire par l'image, mais seuls les faits commis à Rennes à partir de 1849 pouvaient être jugés. Selon la Gazette des tribunaux, le jury s'est prononcé sur trois empoisonnements, ceux de Rosalie Sarrazin, Perrotte Macé et Rose Texier, trois noms que retient aussi le placard imprimé à Nantes après la condamnation, recensé par Criminocorpus.
La deuxième est la difficulté de la preuve : retrouver une sépulture, exhumer, analyser, pour chaque décès. Selon le British Newspaper Archive, la difficulté à retrouver les tombes dans les cimetières a pesé sur l'instruction contre Mary Ann Cotton.
La troisième tient aux choix de l'accusation. En Angleterre, Mary Ann Cotton (1873), Thomas Neill Cream (1892) et George Chapman (1903) n'ont chacun été jugés que pour un seul meurtre, alors que l'enquête leur en imputait plusieurs. Le procès de Durham a toutefois ouvert une brèche durable. Pour réfuter la thèse de l'accident, l'arsenic du papier peint ou d'un remède, la cour a admis la preuve que deux autres enfants de l'accusée et un locataire étaient morts avec des symptômes d'empoisonnement arsenical, et que de l'arsenic avait été retrouvé après exhumation dans leurs organes. La décision, publiée au recueil Cox's Criminal Cases, est encore discutée en 1901 par la Cour d'appel de l'État de New York dans l'arrêt People v. Molineux, une autre affaire d'empoisonnement. C'est ce que les juristes de common law appellent la preuve de faits similaires.
Aux Pays-Bas, Maria Swanenburg a été condamnée à la réclusion à perpétuité le 1er mai 1885 pour quatre empoisonnements mortels selon le Nationaal Archief, le Digitaal Vrouwenlexicon et l'université de Leyde, trois selon le Biografisch Woordenboek, alors que les mêmes sources lui attribuent au moins vingt-deux à vingt-sept décès. C'est pourquoi le site distingue toujours les victimes confirmées, établies par la justice, des victimes suspectées, qui ne l'ont jamais été.
Assurances, pharmacies et contrôle des décès
Plusieurs de ces affaires mettent en cause un même mobile : l'assurance sur la vie, en plein essor dans la seconde moitié du siècle. Selon Wikipédia et le British Newspaper Archive, plusieurs des décès survenus autour de Mary Ann Cotton ont donné lieu au versement d'une assurance. À Leyde, Maria Swanenburg souscrivait elle-même, souvent à l'insu des intéressés, de petites assurances obsèques sur la tête de ses victimes, selon le Biografisch Woordenboek. Mais l'assureur pouvait aussi devenir un acteur de la détection : à Anvers, c'est la compagnie londonienne Gresham, inquiète de la mort d'Alfred Ablaÿ quelques semaines après la signature d'une police de 100 000 francs, qui a porté plainte.
Ces dossiers ont aussi alimenté la critique de l'accès aux poisons. Selon le Biografisch Woordenboek van Nederland, l'affaire Swanenburg a mis au jour la négligence de médecins envers les malades pauvres, la facilité d'accès aux poisons et les failles d'un système qui permettait d'assurer la vie d'autrui sans son consentement ; le Digitaal Vrouwenlexicon y rattache des restrictions sur la vente de l'arsenic et sur ces polices. Pour les autres affaires, nous n'avons trouvé dans nos sources aucune réforme directement attribuable : ni pour Jégado, ni pour Cotton, ni pour Joniaux. L'histoire de la réglementation des poisons dépasse ces seuls procès, et nous ne lui attribuons pas de causalité que les sources n'établissent pas.
Épilogue : Liège, 1936-1938
L'affaire Marie Becker, jugée bien après la période des grands procès de l'arsenic, montre que la question n'était pas réglée au XXe siècle. Entre 1933 et 1936, plusieurs personnes âgées de Liège meurent après avoir fréquenté cette ancienne couturière devenue dame de compagnie ; les médecins concluent à des morts naturelles. Ce sont des lettres anonymes qui conduisent à son arrestation en octobre 1936. Le poison, cette fois, est la digitaline, un médicament cardiaque dont les effets se confondent avec ceux de la maladie qu'il soigne.
La justice s'adresse à l'université de Liège. Selon Wikipédia, un collège d'experts de plusieurs disciplines est réuni pour la première fois en Belgique, autour du médecin légiste Firket, du biochimiste Marcel Florkin et du pharmacologue Zénon Bacq ; faute de méthode établie, ils procèdent par expérimentation, notamment sur des animaux. L'instruction dure dix-sept mois. En juillet 1938, la cour d'assises de Liège reconnaît Marie Becker coupable de onze assassinats et de cinq tentatives ; condamnée à mort, elle voit sa peine commuée, comme toutes les condamnations à mort prononcées alors en Belgique. Selon la RTBF, l'affaire a fait avancer la médecine légale et la toxicologie dans le pays. Nous n'avons pas trouvé de seconde source détaillant ces apports.
Ce que ces procès ont changé
De Rennes en 1851 à Liège en 1938, ces affaires dessinent une même évolution : l'expert chimiste devient un témoin central des cours d'assises, et la preuve d'un empoisonnement cesse de reposer sur les seuls aveux ou rumeurs. Elles en montrent aussi les limites. La science n'a jamais déclenché l'enquête : il a toujours fallu un médecin prudent, un voisin inquiet, un assureur ou une lettre anonyme. Et même lorsque l'analyse était concluante, la justice n'a pu juger qu'une fraction des décès suspects.
Le criminologue David Wilson rapproche explicitement le défaut de vigilance qui a permis à Mary Ann Cotton d'agir pendant vingt ans de celui qu'a révélé, plus d'un siècle plus tard, l'affaire Harold Shipman : des décès répétés, certifiés naturels, que personne ne rapprochait. Pour les notions employées ici, voir aussi médecine légale dans le glossaire et l'article Qui est le premier tueur en série français ?.
Questions fréquentes
Comment détectait-on l'arsenic au XIXe siècle ?
Par l'analyse chimique des organes prélevés lors d'une autopsie ou après exhumation. Au procès d'Hélène Jégado, à Rennes en décembre 1851, le chimiste Faustino Malaguti a exposé devant le jury, selon la Gazette des tribunaux, l'emploi de l'appareil de Marsh et les contre-épreuves qui confirmaient la présence d'arsenic dans les viscères des défuntes. En 1872, dans l'affaire Mary Ann Cotton, un premier test de Reinsch a mis en évidence l'arsenic avant que les analyses ne soient confiées à l'école de médecine de Leeds. Après exhumation, l'arsenic pouvait être retrouvé dans des corps inhumés depuis des mois : ce fut le cas pour trois autres décès dans l'entourage de Mary Ann Cotton. Voir médecine légale.
Pourquoi les empoisonneurs en série n'étaient-ils jugés que pour quelques décès ?
Pour trois raisons principales. La prescription, d'abord : en 1851, Hélène Jégado n'a pu être jugée que pour les faits rennais, ceux du Morbihan ayant plus de dix ans. La difficulté de la preuve, ensuite : il fallait exhumer chaque corps et y retrouver le poison, ce qui devenait incertain avec le temps ou avec des poisons végétaux. Les choix de l'accusation, enfin : en Angleterre, Mary Ann Cotton, George Chapman et Thomas Neill Cream n'ont été jugés que pour un seul meurtre chacun. D'où l'écart entre victimes confirmées et victimes suspectées.
Pourquoi l'arsenic était-il le poison le plus employé ?
Parce qu'il était partout et passait inaperçu. Vendu librement comme mort-aux-rats ou produit contre la vermine, selon les dossiers Jégado, Cotton et Swanenburg, il entrait aussi dans des pigments de papier peint et des produits ménagers. Les troubles qu'il provoquait ressemblaient à ceux du choléra ou de ce que les médecins appelaient des « fièvres gastriques », causes de décès banales à l'époque. Plusieurs séries ont ainsi duré des années, chaque mort étant certifiée naturelle.
Quel rôle les assurances ont-elles joué dans ces affaires ?
Un double rôle. L'assurance sur la vie a fourni un mobile : Mary Ann Cotton touchait de petites assurances à la mort de proches, Maria Swanenburg souscrivait des assurances obsèques sur la tête de ses victimes, Marie-Thérèse Joniaux était bénéficiaire de polices importantes. Mais l'assureur est aussi devenu un acteur de la détection : à Anvers, en 1894, c'est la compagnie londonienne Gresham, inquiète d'un décès survenu quelques semaines après la signature d'une police de 100 000 francs, qui a saisi la justice.
Sources
- Gazette des tribunaux (fonds numérisé de l'ENAP) — Cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, affaire Hélène Jégado (n° 7626, 17 décembre 1851) (data.decalog.net)
- Archives départementales du Morbihan — Hélène Jégado (zoom sur un personnage) (patrimoines-archives.morbihan.fr)
- Histoire par l'image (RMN-GP) — Myriam Tsikounas, Hélène Jégado, la Brinvilliers bretonne (histoire-image.org)
- Criminocorpus — Hélène Jégado. Empoisonnements. Vols. Condamnation à mort (placard, Nantes, impr. W. Busseuil) (criminocorpus.org)
- Champs de Justice — Portrait d'une condamnée à mort : Hélène Jégado (champsdejustice.fr)
- New York State Unified Court System, archives du Law Reporting Bureau — People v. Molineux, 168 N.Y. 264 (1901), citant Regina v. Cotton, 12 Cox Crim. Cas. 400 (nycourts.gov)
- Capital Punishment UK — Mary Ann Cotton, the West Auckland poisonings (capitalpunishmentuk.org)
- British Newspaper Archive (blog) — Mary Ann Cotton and Arsenic Poisoning in the Victorian Era, 16 mars 2020 (blog.britishnewspaperarchive.co.uk)
- Birmingham City University, dépôt institutionnel — David Wilson, Mary Ann Cotton: Britain's First Female Serial Killer, Waterside Press (open-access.bcu.ac.uk)
- Internet Archive (notice) — Martin Connolly, Mary Ann Cotton - Dark Angel: Britain's First Female Serial Killer, 2016 (archive.org)
- Wikipedia (en) — Mary Ann Cotton (en.wikipedia.org)
- Huygens ING, Biografisch Woordenboek van Nederland — Ingrid W.L. Moerman, Swanenburg, Maria Catharina (1839-1915) (resources.huygens.knaw.nl)
- Huygens ING, Digitaal Vrouwenlexicon van Nederland — Vera Weterings, Swanenburg, Maria Catharina (1839-1915) (resources.huygens.knaw.nl)
- Universiteitsbibliotheek Leiden — Verslagen slachtoffers Leidse gifmengster Goeie Mie ontdekt, avril 2017 (bibliotheek.universiteitleiden.nl)
- Nationaal Archief — Unieke tekeningen van gifmengster ’Goeie Mie’ (nationaalarchief.nl)
- La Libre Belgique — Maryam Benayad, Marie-Thérèse Joniaux, la triple empoisonneuse d'Anvers qui aimait un peu trop l'argent, 13 août 2024 (lalibre.be)
- Bibliothèque nationale de France, catalogue général — Raymond de Ryckère, L'affaire Joniaux, triple empoisonnement : acte d'accusation, rapport des médecins-experts et chimistes, A. Storck, 1895 (catalogue.bnf.fr)
- Wikipédia (fr) — Affaire Joniaux (fr.wikipedia.org)
- Wikipedia (en) — Marie-Thérèse Joniaux (en.wikipedia.org)
- Old Bailey Proceedings Online — Thomas Neill, killing : murder, 17 octobre 1892 (t18921017-962) (oldbaileyonline.org)
- Canada's History — Jill Foran, The Evil Deeds of Dr. Cream (canadashistory.ca)
- The Canadian Encyclopedia — Edward Butts, Thomas Neill Cream (thecanadianencyclopedia.ca)
- Casebook: Jack the Ripper — George Chapman (casebook.org)
- Wikipedia (en) — George Chapman (murderer) (en.wikipedia.org)
- RTBF — La veuve Becker, une empoisonneuse pour faire avancer la médecine légale et la toxicologie en Belgique, 2017, mis à jour en 2025 (rtbf.be)
- RetroNews (BnF) — Marie Becker, l'empoisonneuse de Liège, 14 septembre 2021 (retronews.fr)
- L'Avenir — Connaissez-vous la veuve Becker, cette serial killer liégeoise ?, 3 mai 2019 (lavenir.net)
- Wikipédia (fr) — Affaire Becker (fr.wikipedia.org)
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Aucune correction depuis la publication le 1er octobre 2026.
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