États-UnisDossier1977-1978Californie (Los Angeles) et État de Washington

Angelo Buono et l'affaire de Hillside

Par Nathan Penin · Publié le 14 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre octobre 1977 et février 1978, dix jeunes femmes et adolescentes, âgées de 12 à 28 ans, ont été tuées dans l'agglomération de Los Angeles. Angelo Buono, garagiste-sellier de Glendale, a été mis en cause en 1979 par son cousin, arrêté dans l'État de Washington. Son procès, ouvert en novembre 1981 et achevé en novembre 1983, a été présenté comme le plus long procès pénal de l'histoire des États-Unis. Reconnu coupable de neuf meurtres, il a été condamné en 1984 à la perpétuité sans libération conditionnelle et est mort en prison en 2002.

Les faits

Angelo Buono est né le 5 octobre 1934 à Rochester, dans l'État de New York, dans une famille d'origine sicilienne. Après la séparation de ses parents, il s'est installé enfant avec sa mère à Glendale, au nord de Los Angeles, où il a tenu, à l'âge adulte, un atelier de sellerie automobile. En 1976, il a été rejoint par un cousin plus jeune ; selon EBSCO et l'encyclopédie Wikipédia, les deux hommes se sont alors livrés au proxénétisme.

Entre le 17 octobre 1977 et la mi-février 1978, dix jeunes femmes et adolescentes, âgées de 12 à 28 ans, ont été tuées dans l'agglomération de Los Angeles, et leurs corps retrouvés pour la plupart sur les pentes des collines entre Glendale, Eagle Rock et le centre de la ville. Parmi elles figuraient quatre mineures, dont deux collégiennes de 12 et 14 ans, et six jeunes femmes nommées par la presse nationale américaine : Yolanda Washington, 19 ou 20 ans selon les sources, tuée le 17 octobre 1977 ; Lissa Kastin, 21 ans, et Jane Evelyn King, 28 ans, tuées début novembre ; Kristina Weckler, 20 ans, et Lauren Wagner, 18 ans, tuées dans la seconde quinzaine de novembre ; Cindy Lee Hudspeth, 20 ans, tuée en février 1978. La justice a établi que Buono avait participé à neuf de ces meurtres, commis avec son cousin. La série a cessé brusquement en février 1978.

La presse de l'époque a désigné l'auteur, alors inconnu, sous le surnom d'« étrangleur des collines » (Hillside Strangler). L'agglomération a vécu plusieurs mois dans la peur : selon Robert Philibosian, alors haut responsable du parquet général de Californie, cité par le Washington Post, les jeunes femmes étaient « absolument terrifiées » à l'idée de sortir à la nuit tombée.

Comment l'enquête a abouti

L'enquête de Los Angeles n'a pas abouti seule. Après la découverte, en novembre 1977, des corps de deux collégiennes, une cellule d'enquête commune, la Hillside Strangler Task Force, a réuni les services de police de la région. Selon le Washington Post, elle a compté plus de 160 policiers et exploré des centaines de pistes ; le juge Ronald M. George évoque environ dix mille indices enregistrés dans sa base informatique. Aucune n'a permis d'identifier les auteurs.

Le tournant est venu de l'État de Washington, à plus de 1 500 kilomètres. Le cousin de Buono, installé à Bellingham en 1978, y a été arrêté le 12 janvier 1979 pour le meurtre de deux étudiantes de l'université de Western Washington. Selon l'encyclopédie HistoryLink, un enquêteur de Bellingham a interrogé le bureau du shérif du comté de Los Angeles. Sa demande est parvenue au sergent Frank Salerno, membre de la cellule d'enquête, qui a reconnu l'ancienne adresse du suspect et s'est rendu à Bellingham avec son coéquipier Dudley Varney le 14 janvier. Des bijoux retrouvés au domicile du suspect correspondaient à ceux de victimes de Los Angeles.

S'est ouverte alors une longue phase d'expertise psychiatrique. Le cousin de Buono a plaidé non coupable pour cause d'aliénation mentale en mars 1979, en invoquant une personnalité multiple. Le tribunal de Bellingham a désigné six psychiatres, dont les avis se sont d'abord partagés. Le 19 octobre 1979, il a été déclaré apte à être jugé et a plaidé coupable des deux meurtres de Bellingham ; l'accord prévoyait qu'il plaide également coupable de cinq meurtres de Los Angeles et témoigne contre Buono, en échange de quoi l'accusation renonçait à requérir la peine de mort. Buono a été arrêté dans son atelier de Glendale, sans résistance, et inculpé de vingt-quatre chefs d'accusation, dont dix meurtres. La date de l'arrestation diverge selon les sources : le 19 octobre 1979 pour HistoryLink, le 22 octobre pour l'encyclopédie Wikipédia.

Restait à juger un homme contre qui la principale preuve était la parole d'un complice dont la crédibilité était contestée. C'est ce qui a fait de la suite un procès hors norme.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance d'Angelo Buono. Après la séparation de ses parents, il part enfant avec sa mère pour Glendale, au nord de Los Angeles.
  2. Après plusieurs arrestations pour vol et vol de voiture, il est placé en maison de correction ; il s'en évade et est repris en décembre.
  3. Son cousin, plus jeune, le rejoint en Californie. Selon EBSCO et l'encyclopédie Wikipédia, les deux hommes se livrent alors au proxénétisme.
  4. Premier des dix meurtres. Buono sera acquitté pour ce chef d'accusation en 1983.
  5. Six meurtres en un mois, dont ceux de deux collégiennes de 12 et 14 ans. Une cellule d'enquête commune réunit les services de police de la région.
  6. Dixième et dernier meurtre, celui de Cindy Lee Hudspeth, 20 ans. La série s'arrête.
  7. Le cousin de Buono est arrêté pour deux meurtres. Les enquêteurs de Bellingham contactent ceux de Los Angeles, qui font le rapprochement en deux jours.
  8. Le cousin plaide coupable et s'engage à témoigner contre Buono. Buono est arrêté dans son atelier et inculpé de dix meurtres, parmi vingt-quatre chefs d'accusation.
  9. Le parquet du comté demande l'abandon des poursuites pour meurtre. Le juge Ronald M. George refuse et le dossier passe au procureur général de Californie.
  10. Ouverture du procès par la sélection du jury, qui dure trois mois et demi.
  11. Le cousin de Buono commence sa déposition, qui s'étendra sur plusieurs mois : environ six selon le juge George, quatre-vingts jours d'audience selon UPI.
  12. Premier verdict : Buono est reconnu coupable du meurtre de Lauren Wagner, 18 ans. Les verdicts suivants s'échelonnent jusqu'à la mi-novembre.
  13. Après environ une heure de délibération, le jury écarte la peine de mort et retient la perpétuité sans libération conditionnelle. Fin du procès, deux ans et deux jours après son ouverture.
  14. Le juge George prononce la peine : neuf peines de perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
  15. Angelo Buono est retrouvé mort dans sa cellule, à 67 ans. Il souffrait d'une affection cardiaque ; aucune trace de violence n'est relevée.

Fiche de l'auteur

Angelo Buono

Avec son cousin, il a enlevé et tué neuf femmes et jeunes filles à Los Angeles en 1977 et 1978 ; le procès, l'un des plus longs de Californie, a duré deux ans.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

En juillet 1981, peu avant la date du procès, le parquet du comté, dirigé par John Van de Kamp, a demandé l'abandon des poursuites pour meurtre : le principal témoin à charge, le cousin de Buono, multipliait les déclarations contradictoires. Le juge Ronald M. George, de la cour supérieure de Los Angeles, a rejeté la demande. Le parquet s'étant déclaré en conflit, le procureur général de Californie, George Deukmejian, a confié l'accusation à deux de ses adjoints, Roger Boren et Michael Nash. La défense était assurée notamment par Gerald Chaleff.

Le procès s'est ouvert le 16 novembre 1981 par une sélection du jury de trois mois et demi. Selon le Washington Post, il a mobilisé 392 témoins et 1 807 pièces à conviction, pour une transcription de près de 56 000 pages ; l'agence UPI parle d'environ quatre cents témoins et de 1 800 à 2 000 pièces. Le cousin de Buono a déposé à partir de juin 1982, pendant environ six mois dont quatre de contre-interrogatoire selon le juge George et Roger Boren (quatre-vingts jours d'audience selon UPI), en affirmant d'abord ne se souvenir que de « fragments ». Selon le juge George et Roger Boren, l'accusation a étayé son récit par des éléments matériels, notamment des fibres de tissu d'ameublement rapprochées de l'atelier de Buono, et par d'autres témoignages. Le jury s'est rendu sur les lieux de découverte des corps, une démarche inhabituelle relevée par EBSCO. La défense soutenait que le cousin avait agi seul.

Le 31 octobre 1983, le jury a déclaré Buono coupable du meurtre de Lauren Wagner, 18 ans ; les verdicts suivants se sont succédé jusqu'à la mi-novembre. Buono a été reconnu coupable de neuf meurtres et acquitté pour le premier, celui d'octobre 1977. Le 18 novembre 1983, après environ une heure de délibération, le jury a refusé la peine de mort que réclamait l'accusation. Le 9 janvier 1984, le juge George l'a condamné à neuf peines de réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, en déclarant, selon UPI, que si une affaire justifiait la peine de mort, c'était celle-ci. Le même jour, estimant que le cousin n'avait pas témoigné de façon complète et sincère, il a ordonné qu'il purge sa peine dans l'État de Washington, comme le prévoyait l'accord, et non en Californie. Son avocat avait annoncé un appel ; Buono n'a jamais été libéré. Buono est mort en détention le 21 septembre 2002.

Ce que l'affaire a changé

L'affaire est d'abord restée un cas d'école sur le rôle du juge face au parquet. En refusant, en juillet 1981, l'abandon des poursuites demandé par le procureur du comté, le juge Ronald M. George a permis qu'une accusation reprise par le procureur général aboutisse à neuf condamnations. Devenu ensuite président de la Cour suprême de Californie, il a lui-même retracé ce procès en 2000 dans la revue de droit de l'université Loyola de Los Angeles, avec Roger Boren, l'un des deux procureurs, devenu juge à la cour d'appel.

Elle a aussi pesé sur le droit de la preuve. Plusieurs témoins avaient été soumis à l'hypnose pendant l'enquête. Le juge George a écarté leurs dépositions, anticipant l'arrêt People v. Shirley de la Cour suprême de Californie ; le législateur californien a ensuite inscrit une version de ces règles dans le code de la preuve (article 795 de l'Evidence Code). Le cousin de Buono, en revanche, a été autorisé à témoigner, le juge ayant conclu qu'il avait simulé l'état d'hypnose.

Elle est enfin devenue une référence de la psychiatrie médico-légale. En 1984, le psychiatre Martin Orne et ses collègues de l'université de Pennsylvanie ont publié, à partir de l'expertise de Bellingham, une étude qui conclut à une personnalité multiple simulée et propose quatre critères pour distinguer, dans un cadre judiciaire, un trouble réel d'une simulation : la stabilité des personnalités dans le temps, la netteté de leurs frontières, une réponse à l'hypnose comparable à celle d'autres sujets, et la corroboration par des proches. Le procès lui-même, présenté à l'époque comme le plus long de l'histoire pénale américaine, avec près de 56 000 pages de transcription, a aussi illustré le coût d'une procédure qui repose sur un complice devenu témoin.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Aucune expertise psychiatrique concernant Angelo Buono n'a été rendue publique. Les comptes rendus du procès publiés par l'agence UPI et la synthèse de Ronald M. George et Roger Boren ne mentionnent ni défense fondée sur un trouble mental, ni expert entendu à son sujet : la défense soutenait que son cousin avait agi seul, selon EBSCO. Le jury l'a reconnu coupable de neuf meurtres au premier degré et a écarté la peine de mort ; il a donc été jugé pénalement responsable. Les expertises de l'affaire ont porté sur le témoin à charge, non sur l'accusé : à Bellingham, en 1979, un collège de six psychiatres désigné par le tribunal a examiné le cousin de Buono, qui invoquait une personnalité multiple ; il a été déclaré apte à être jugé avec l'accord des six, selon HistoryLink. Martin Orne, David Dinges et Emily Orne, cités par l'accusation, ont conclu à une simulation ; le juge George a, de son côté, estimé que l'état d'hypnose avait été simulé.

Diagnostics publiés

Aucune expertise publiée à notre connaissance.

Parcours documenté

Selon l'encyclopédie Wikipédia et EBSCO, Buono est né de parents d'origine sicilienne, qui se sont séparés quand il avait environ cinq ans ; il a grandi à Glendale avec sa mère et sa sœur. Il a quitté l'école à 16 ans. Plusieurs fois arrêté pour vol et vol de voiture, il a été placé en maison de correction en 1951, s'en est évadé et a été repris en décembre de la même année. Marié quatre fois, il a eu huit enfants. Il a de nouveau eu affaire à la justice pour vol de voiture à l'âge adulte, puis s'est installé à son compte comme sellier automobile à Glendale. À partir de 1976, avec son cousin, il se serait livré au proxénétisme, selon EBSCO. Selon UPI, un ami d'enfance a témoigné, lors de la phase sur la peine, que Buono parlait souvent de violences contre les femmes ; dix témoins de moralité, dont sa sœur, ont déposé en sa faveur. Incarcéré d'abord à Folsom, selon Crime Library, il s'est remarié en détention en 1986 et est mort à la prison de Calipatria en 2002.

Ce qu'il a dit de lui-même

Presque rien. Buono a plaidé non coupable et n'a fait aucun aveu connu. Selon Crime Library, il refusait de coopérer avec ses avocats et ne serait monté à la barre que brièvement, pour dire son mépris de la procédure, en affirmant que sa morale et ses droits constitutionnels avaient été bafoués ; aucune seconde source ouverte ne le confirme. Selon UPI, il a interrompu l'audience de novembre 1983, hors de la présence du jury, pour protester contre ses conditions de détention. Son avocat, Gerald Chaleff, a déclaré en janvier 1984 qu'il le croyait toujours innocent. Aucune déclaration ultérieure n'a été retrouvée.

Lectures criminologiques

Les principaux jugements portés sur Buono viennent de magistrats et d'auteurs, non de cliniciens. Le juge George, au prononcé de la peine, a dit aux deux cousins les croire « incapables d'éprouver le moindre remords », selon le Washington Post ; le procureur Roger Boren les avait qualifiés devant le jury d'« animaux froids, rusés et amoraux », rapporte UPI. Ces formules relèvent du réquisitoire et de la sentence, non du diagnostic. Le sociologue et criminologue Jack Levin, de l'université Northeastern, cité par la revue Psychiatric News de l'American Psychiatric Association, voit dans l'affaire un exemple de « duo » meurtrier où un partenaire, en général le plus âgé, domine l'autre et où l'association pousse à des actes que chacun n'aurait peut-être pas commis seul ; l'article contient toutefois des erreurs factuelles sur l'affaire, ce qui invite à la prudence. Le criminologue Eric Hickey, résumé par The Georgia Straight, observe de façon générale que, dans les équipes de tueurs qu'il a étudiées, l'un des membres a toujours le contrôle. Le livre de Darcy O'Brien, Two of a Kind (1985), écrit avec le concours des enquêteurs, a été jugé par la critique d'UPI trop favorable aux enquêteurs et au juge.

Ce qu'on ne sait pas

On ignore ce qu'un examen clinique de Buono aurait conclu : aucun n'a été publié. Le partage des rôles entre les deux cousins n'est connu que par le récit du complice, dont le juge George a lui-même estimé qu'il n'avait pas témoigné de façon complète et sincère ; l'hypothèse d'une emprise de Buono sur son cadet relève de lectures criminologiques générales, non d'une expertise. Le jury n'a pas motivé l'acquittement prononcé pour le meurtre d'octobre 1977. Aucune source ouverte n'attribue enfin à Buono d'autres meurtres que ceux de l'automne et de l'hiver 1977-1978.

Questions fréquentes

Pour combien de meurtres Angelo Buono a-t-il été condamné ?

Pour neuf des dix meurtres commis dans l'agglomération de Los Angeles entre octobre 1977 et février 1978. Le jury l'a acquitté pour le premier, celui du 17 octobre 1977. Le site retient neuf victimes confirmées et dix victimes suspectées.

Pourquoi le procès a-t-il duré deux ans ?

La sélection du jury a pris trois mois et demi, l'accusation a fait entendre près de quatre cents témoins, et le témoin principal, le cousin de Buono, est resté plusieurs mois à la barre : environ six, dont quatre de contre-interrogatoire, selon le juge et l'un des procureurs. Le procès s'est ouvert le 16 novembre 1981 et s'est achevé le 18 novembre 1983 ; il a été présenté à l'époque comme le plus long procès pénal de l'histoire des États-Unis.

Pourquoi le parquet a-t-il voulu abandonner les poursuites ?

En juillet 1981, le parquet du comté de Los Angeles estimait que le témoignage du cousin de Buono, qui revenait sur ses déclarations, ne suffisait plus à soutenir l'accusation de meurtre. Le juge Ronald M. George a refusé l'abandon des poursuites, et le procureur général de Californie a repris le dossier.

Quand et comment Angelo Buono est-il mort ?

Il a été retrouvé mort dans sa cellule de la prison d'État de Calipatria, en Californie, le 21 septembre 2002, à 67 ans. Selon le Washington Post, l'administration pénitentiaire a indiqué qu'il souffrait d'une affection cardiaque et qu'aucune trace de violence n'avait été relevée.

Pour aller plus loin : livres et podcasts

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Angelo Buono Jr. was convicted of one count of murder (31 octobre 1983), UPI Archives
  2. Hillside Strangler Angelo Buono Jr. was sentenced today (18 novembre 1983), UPI Archives
  3. The Hillside Strangler case, the longest criminal trial in U.S. history (10 janvier 1984), UPI Archives
  4. Angelo Buono Jr. Dies at 67 (23 septembre 2002), The Washington Post
  5. Foreword: The Hillside Strangler Trial (Ronald M. George et Roger W. Boren, 33 Loy. L.A. L. Rev. 705, 2000), Loyola of Los Angeles Law Review
  6. After he murders two Bellingham women, police arrest serial killer Kenneth A. Bianchi on January 12, 1979 (2008), HistoryLink.org
  7. Angelo Buono, Jr., EBSCO Research Starters
  8. The Hillside Stranglers (This Day in History, 9 janvier), HISTORY.com
  9. Buono and Bianchi, the Hillside Stranglers, Crime Library
  10. On the differential diagnosis of multiple personality in the forensic context (Orne, Dinges et Orne, IJCEH, 1984), University of Pennsylvania, archives Martin Orne
  11. 'Special Chemistry' Forges Bond Between Killing Teams, Psychiatric News (American Psychiatric Association)
  12. Serial killers sometimes operate in teams (24 juillet 2019), The Georgia Straight
  13. Book Reviews : Two of a Kind: The Hillside Stranglers (25 octobre 1985), UPI Archives
  14. Hillside Strangler, Wikipedia (en)
  15. Angelo Buono Jr., Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

Aucune correction depuis la publication le 14 octobre 2026.

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